‹ Kléber en VendéeChapitre 18 sur 170 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

ner, le long de la rive droite de la Loire, sous les ordres de l'adjudant général Delaage, une grande partie de son petit contingent. Demeuré à Chàteaubriant, comme en une « espèce d'exil ^ », il s'occupa de rédiger ses Mémoires.

Les opérations de Tiirreau avaient justifié complètement les appréhensions de Kléber. La guerre avait repris partout en Vendée. Si, cette fois, elle ne mettait plus la République elle-même en péril, elle n'en constituait pas moins un danger permanent. On pouvait craindre à chaque instant une descente des Anglais. Incapable de reconnaître Terreur criminelle de sa conception, le général en chef avait besoin de grouper le plus possible de troupes à Saumur et aux environs. Le lo février, il se décida à y appeler Kléber avec toute son infanterie 2. Kléber arriva à Angers trois ou quatre jours après ^.

Mais, sur ces entrefaites, le 3i janvier 4, le Comité de Salut public avait arrêté qu'une descente serait tentée, entre le 19 et le 25 février, sur les lies anglaises. Des ordres furent donnés pour concentrer, aussi secrètement que possible, un corps d'armée destiné à s'emparer de Jersey, Gueruesey et Aurigny : vingt mille hommes d'infanterie, deux à trois cents cavaliers et deux cents artilleurs avec quelques pièces de canon 5. Rossignol fut chargé de réunir ces troupes, qui devaient être fournies par les armées de l'Ouest, des côtes de Rrest et des côtes de Cherbourg. Le Comité délégua, sur place, Billaud-Varenne, l'un de ses membres, avec des pouvoirs illimités, pour exécuter les mesures prises et exciter le zèle du général 6. Avec les moyens d'action très défectueux dont il dispo-

Page 1