‹ Kléber en VendéeChapitre 19 sur 170 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

sait, Rossignol se mit à l'œuvre. Pour faciliter son travail, le gouvernement élargit la circoascription territoriale de son armée, en y ajoutant le département de la Mayenne et les parties des départements de Tllle-et- Vilaine et de la Loire-Inférieare, qui étaient alors dans la zone d'action de l'armée de l'Ouest, cest-à-dire l'arrondissement de Kléber presqu'en entier.

Le i3 février. Rossignol appela ce général auprès de lui. L'avis parvint à Kléber le 17, à Angers. Il partit pour Rennes le jour même ^ Là, Rossignol le mit au courant du projet d'expédition et lui apprit qu'il était destiné à y prendre part, à la tête d'une brigade. Sa nomination, comme général de division, n'avait pas encore été confirmée. Mais il fut impossible de réunir, en temps utile, la quantité de troupes nécessaire. Turreau, notamment, opposa un mauvais vouloir absolu et, malgré les ordres du Comité de Salut public, refusa de fournir les cinq mille hommes qu'il devait détacher de son armée, à cet effet. L'entreprise dut être abandonnée. Kléber était rendu à Saint-Malo depuis longtemps déjà et chargé de détails de service. Le 4 mars, il dut, sur l'ordre de Rossignol et des représentants, faire arrêter l'adjudant-major du premier bataillon parisien de réquisition, et procéder au désarmement et au licenciement de ce bataillon, qui s'était mutiné, exigeant d'être renvoyé dans ses foyers 2.

Cependant, la concentration des troupes dans les environs immédiats de Saint-Malo avait obligé à dégarnir les postes de l'intérieur. Les Chouans en profitèrent pour reprendre, de tous côtés, l'offensive, selon les instructions de Puisaye. Un peu partout, dans la région, des convois furent enlevés, des communes, aux administrations républicaines, saccagées, des diligences arrêtées et pillées, des patriotes notoires, maltraités ou tués. Les plaintes des administrations locales affluèrent ; le gouvernement s'émut

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