‹ Kléber en VendéeChapitre 23 sur 170 · En Maine-et Loire · texte numérisé non relu

En Maine-et Loire

4- « Tu sais que je n'ai ici, à ma disposition, que cent vingt hommes d'infanterie et cinquante de cavalerie, dont trente seulement sont en état de faire le serA'ice. Pouancé, à trois lieues d'ici, a un poste de cent hommes d'infanterie et trente de cavalerie. Il y a à Segré environ deux cents hommes. Voilà tout ce que j'ai dans un espace de huit lieues, renfermant cinq forêts et beaucoup de taillis. » {Savary d Robert, Châteaubriant, 29 avril 1794. Lettre reproduite par Savary lui-même, ioc. cit., IH, 452-433.)

INTRODUCTION. XXT

Ces démarches ae l'empêchaient pas de continuer la poursuite des Chouans. Il ordonna une battue générale, à laquelle participèrent tous les cantonnements. Commencée le 24 avril (5 floréal an II) », elle se poursuivit jusqu'au 28. Le résultat en fut, du reste, très médiocre 2.

Le représentant François de La Primaudière 3 avait été envoyé dans l'IUe-et Vilaine et dans la Mayenne, pour établir dans ces départements le Gouvernement révolutionnaire, de concert avec son collègue Esnue-la-Vallée, et y prendre toutes les mesures que pourrait nécessiter le salut public, conformément au décret du i4 frimaire an II (4 décembre 1793) 4. Il se trouvait à Laval le 3o avril 1794. Kléber y vint conférer avec lui et Rossignol sur les moyens à employer contre les Chouans. C'est au cours de cette conférence qu'il reçut, de la Commission du mouvement des armées, l'arrêté du Comité de Salut public qui le nommait à l'armée du Nord, sous les ordres de Pichegru. Rapidement, il regagna Vitré pour y régler différentes questions de service et remettre son commandement au général Chabot, en attendant l'arrivée de

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