‹ Kléber en VendéeChapitre 22 sur 170 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

Graon i, Châteaubriant ^ et Segré 3, qu'il prétendait faire encore partie de son propre commandement. Il en résulta forcément que les Chouans, poursuivis et traqués sur le territoire de l'armée des côtes de Brest, se réfugiaient sur celui de l'armée de l'Ouest, et que Kléber était obligé de se concerter avec les officiers de Turreau, avant de rien entreprendre. C'était Savary qui commandait à Châteaubriant et à Segré. Il partageait trop complètement les sentiments de Kléber, pour n'être pas entièrement à sa disposition. Mais il appartenait à l'armée de Turreau, et les deux amis ne pouvaient rien faire, sans observer les formes prescrites par les règlements. De là, des retards préjudiciables et un défaut, non moins dangereux, de concordance dans les mouvements. Chose plus grave encore, Turreau et Robert, qui n'aimaient pas plus Savary que Kléber, avaient laissé à la disposition du premier moins de cinq cents hommes en état de servir, pour garder un territoire très boisé, s' étendant sur quarante kilomètres, en longueur 4.

Ecœuré, Kléber sollicita du gouvernement un emploi de son grade dans l'une des armées de la frontière. On lui objecta, de Paris, qu'aux termes de la capitulation de Mayence, il ne pouvait servir contre les Alliés avant l'expiration de l'année convenue, c'est à-dire le 24 juillet, au plus tôt. Jusque-là, il risquait, s'il était pris, d'être passé par les armes. On connaîtrait bien mal le caractère du général si l'on pouvait penser qu'un pareil obstacle était capable de l'arrêter. 11 insista au contraire, déclarant qu'il entendait dégager complètement la responsabilité du Gouvernement sur ce point, en ce qui le concernait personnellement.

j. Dans la Mayenne.

a. Dans la Loire-Inlërieure.

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