XXVIII INTRODUCTION
soQ empressement à reprendre une vie active, l'une des causes pour lesquelles la fin de son récit est si fâcheusement écourtée. Il en existe encore au moins une autre, qu'il fournit lui-même. Sa plume, dit-il, se refuse à décrire les atrocités exercées contre les Vendéens et « les scènes sanglantes et inouïes » dont Nantes fut particulièrement le théâtre ^ La date de son départ de Ghâteaubriant(io février) explique encore pourquoi il n'a pu faire aucune allusion à sa courte campagne, postérieure de plusieurs semaines, contre les Chouans.
Lubert d'Héricourt, un de ses premiers biographes 2, peu exact, il faut le reconnaître, en bien des points, rapporte que Kléber confia la rédaction définitive de ses Mémoires sur la Vendée à son aide de camp, Strolz 3. Malgré de nombreuses recherches de différents côtés, je n'ai pas pu trouver d'iudication me permettant de contrôler ce dire. Il n'apparaît pas déraison d'en contester la véracité. Si l'on tient le fait pour exact, il permettra de fixer cette rédaction à la fin de l'année 1794» ou au commencement de 1795, pendant le blocus de Mayence. C'est, en effet, le 22 septembre 1794» que Strolz devint aide de camp de Kléber. Il se retira quelques mois après, à la suite d'une brouille entre eux, amenée par les taquineries et les violences de langage de son chef 4. Quoi qu'il en