‹ Kléber en VendéeChapitre 29 sur 170 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

soit, il n'est pas contestable que cette rédaction fut faite sous la direction du général. Le manuscrit en effet porte, de lui, des corrections, des additions et des passages entiers, autographes.

Ce manuscrit est d'une assez bonne écriture courante du temps, facile à lire presque dans toutes ses parties, malgré de nombreuses abréviations de mots. L'orthographe en est très fantaisiste, comme presque toujours dans les documents de l'époque. Une grande quantité de noms propres y sont dénaturés; tellement, parfois, que beaucoup seraient impossibles à identifier et à rétablir, pour un étranger au pays, peu familiarisé avec son histoire et avec la façon de parler de nos paysans.

L'authenticité des Mémoires paraît indiscutable. Je viens de dire qu'ils portent les traces autographes du travail personnel de Kléber. La relation, notamment, de ce qui s'est passé au conseil de guerre tenu à Saumur, le 2 septembre 1793, existe encore, écrite en entier de sa main, sous la dictée du général Vergues i. Il l'a fait recopier textuellement, à la place voulue, dans son œuvre. L'existence de celle-ci est aflirmée, dès l'année 1800, par Garât, dans son Eloge funèbre des généraux Kléber et Desaix, prononcé le i'"'" vendémiaire an IX {11 septembre 1800), à la place des Victoires ^. Cet orateur officiel parle d'après les renseignements que lui avait fournis Savary 3. Lubert d'Héricourt atteste pareillement cette authenticité, dans sa Vie du général Kléber, parue en 1801 4. Hippolyte de Châteaugiron, sur lequel je reviendrai tout à l'heure plus longuement, sa mère, sa sœur,

1. Cette pièce est écrite sur douze pages petit in-4, jointes au manuscrit des Mémoires aux Arch. hist. de la guerre. Voir ci-après, p. io5-ii3.

2. « Un homme tel que Kléber a toujours des moyens de rendre son repos, même, utile à la patrie. Il écrivait, à Chàteaubriant, une histoire de ces guerres de la Vendée. Elle ne sera perdue ni pour la nation, ni pour la postérité. » (Garât, toc. cit., p. 28.)

3. « Savary... m'a fourni les notes sur cette guerre. » (Ibid., p. i.)

4. « Il n'entre pas dans mon plan de parler des campagnes de Kléber dans la Vendée. Les Mémoires en paraîtront sûrement, car il les a fait rédiger, sous ses yeux, par le citoyen Strolz, son aide de camp. » (Lubert d'Héricourt, lac. cit., p. 98.)

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