I. Ces modèles n'ont pas été retrouvés
4o4 KLÉBER EN VENDÉE.
par le général en chef, le général Kléber ne pourra se dispenser de faire son rapport de ceux des officiers généraux qui manqueront à le lui faire parvenir.
Le général divisionnaire recommande de nouveau aux généraux de brigade sous ses ordres de commander, toutes les fois avant le départ d'un logement, des gens de service pour le logement prochain, qui roulera à peu près sur le tiers de la force effective. Toutes les gardes et tous les bivouacs doivent être établis avant que le reste de la troupe entre dans ses logements. Pour cela, l'adjudant général ou l'adjoint chargé du logement reconnaîtra tous les postes à établir pour la grande surveillance. Lesquels seront ensuite rectifiés par le général de brigade.
Il sera, tous les jours, commandé un officier supérieur et un corps d'inspection, lesquels auront, de jour et de nuit, la surveillance des postes ; et ils s'appliqueront particulièrement à bien faire reconnaître, conformément aux j règlements militaires, et les officiers de visites et les 1 troupes qui pourraient se présenter à chaque poste. J
Lorsqu'on battra la berloque ^ pour les distributions de toutes espèces, cet officier supérieur ainsi que le capitaine d'inspection se rendront siir-le champ aux lieux où elles doivent s'effectuer. Ils y resteront jusqu'à la fin. Ils veilleront à ce que les distributions se fassent dans l'ordre que chaque corps tient dans la colonne. Ils feront raison à chaque réclamation et ne souffriront pas qu'il soit fait aucune distribution sans que le quartier-maître ou l'adjudant sous-officier de chaque corps soit présent. Ils prendront, de la garde de police, le nombre d'hommes armés nécessaires pour maintenir le bon ordre.
Tous les cinq jours, il sera fourni au général de division
I. Batterie de tambour annonçant les repos et les distributions.
et au commissaire des guerres, chargé de la police de chaque brigade, les mêmes états demandés ci-dessus pour demain.
Le général Kléber invite tous les généraux à faire observer plus d'ordre dans les marches que l'on n'en a observé jusqu'ici. Pour cela, il n'y a qu'à faire marcher la tête plus doucement et faire des haltes de temps à autre ; enfin, d'ordonner à un adjoint de se mettre à la queue de la colonne avec quelques ordonnances, pour faire sortir les traînards ou accélérer le pas de la tête, par les signaux convenus.
Baugé, 20 frimaire an II (lo décembre 1793)
Mot d'ordre : Victoire.
Ralliement : Continuons.
Demain, à six heures et demie du matin, on battra la générale; à sept heures, l'assemblée.
Le lieu de rassemblement sera sur la route de la Flèche. On marchera la droite en tête, dans l'ordre suivant : l'avant-garde légère, la brigade de Scherb, celle de Klingler, et enfin celle de Ganuel.
Le général Scherb fera filer un caisson de cartouches d'infanterie à l'avant-garde légère. L'adjudant général Delaage fera procéder avec ordre à leur distribution, à raison de quarante-cinq cartouches par homme. Cette distribution faite, ce caisson attendra la brigade du général Klingler, qui en fera faire une pareille et tiendra le caisson avec lui, à moins que le caisson ne se trouve vidé. Dans ce cas, il serait renvoyé à Saumur avec une escorte de quatre hommes commandés par un caporal.
La distribution du pain et de la viande, si les bouchers
4o6 KLÉBER EN VENDEE.
sont pourvus de bœufs, sera faite sur la grande route entre Baugé et la Flèche, dans l'ordre déjà prescrit.
Le général divisionnaire prévient que ceux qui ne seront point présents ou qui, ainsi que cela est déjà arrivé par paresse, ne voudraient point la prendre, n'auraient aucun droit de réclamation au premier logement.
L'eau de- vie se distribuera avant le départ.
Le commissaire Herblain sera, jusqu'à nouvel ordre, chargé de la police des quatre brigades formant la division.
Le général Scherb est chargé de lui faire parvenir le présent ordre, en conséquence duquel ledit commissaire subdivisera les différents commis et bouchers de manière à ce qu'aucune brigade ne reste en souffrance.
Lorsque la colonne ne sera pas suivie du nombre de bœufs nécessaires à la distribution de la viande, chaque général est et demeure autorisé à mettre en état de réquisition les bœufs, vaches et moutons qui se trouveront à la proximité du logement qu'il occupera. Et il en sera délivré des bons à la municipalité ou au propriétaire. Mais les officiers généraux apporteront la plus grande attention à ce qu'il ne se commette aucun gaspillage.
L'avant-garde légère sera logée à Ligron ^ ; la brigade Scherb à Glermont, Mareil et Gréans ^ ; les brigades Klingler et Ganuel à la Flèche même.
On marchera dans le meilleur ordre et, arrivé au logement, on se gardera très militairement.
Le général de division, Kléber.
1. Ligron, commune du canton de Malicorne, arrondissement de la Flèche, sur la gauche et à un kilomètre de la route de cette ville au Mans. A dix kilomètres est-sud-est de Malicorne; douze, nord-est, de la Flèche; trente-trois, sud-sud-ouest, du Mans.
3. Créans, hameau, commune de Clermont-Créans. A deux kilomètres est de Clermont; six kilomètres nord-est de la Flèche; un, nord- ouest, de Mareil-sur-le-Loir ; six, sud, de Ligron.
La Flèche. 21 frimaire an // (ii décembre 1793)
11 est ordonné au général Kléber de se mettre en marche avec sa colonne demain matin, à sept heures précises, sur la route du Mans, de se porter en avant de Foulletourte et de s'y établir dans une bonne position militaire, en attendant qu'il lui soit donné de nouveaux
ordres.
Le chef de V état-major provisoire, par ordre
du général en chef, Savary.
En conséquence de l'ordre ci-dessus, on battra la générale à six heures précises, et on fera les distributions du pain et de l'eau-de-vie immédiatement après.
L'avant-garde légère se portera sur la grande route '^ et elle ne se mettra en marche que lorsque la tête de la brigade du général Scherb en sera distante d'environ deux cents toises.
La Flèche. 21 au 22 frimaire an II (11-12 décembre 1^93) (Répétition textuelle de l'ordre précédent.)
La Groirie 2. 28 frimaire an II (i3 décembre 1793)
Mot d'ordre : Marchons, frappons.
Ralliement : Canons.
Aussitôt que les fourgons de vivres seront arrivés, il sera procédé à leur distribution. Le général divisionnaire