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I. L'Ausance

a. Saint-Ouen-de-la-Rouerie (cf. ci-dessus, p. 271, note 3). L'avant-garde de cavalerie devait être placée à quatre kilomètres à Test de celle établie près de l'Ausance et à un kilomètre ouest de Saint-Ouen.

3. Partie des troupes du général Tribout battues à Pontorson le i8 novembre.

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des munitions et des rechanges. Les voitures resteront jusqu'à nouvel ordre à Tremblay.

Le général de brigade,.,, Nouvion.

Chaque général fera prendre à sa brigade la position qu'elle occupait avant de sortir d'Antrain. Le général Ganuel placera sa brigade entre celle du général Le Gros et celle du général Boucret. La droite à la gauche de Boucret et la gauche à la droite de Le Gros.

La brigade de Ghamberting sera aux ordres du général Marceau. Celui-ci lui indiquera la position qu'elle doit occuper.

Les chefs des corps donneront demain matin un état exact de leur effectif qu'ils remettront à leurs généraux de brigade pour les faire passer au bureau de l'état-major général.

La viande sera distribuée ce soir aux troupes qui ne l'ont pas reçue; on délivrera également une demi-bouteille de vin par homme à ceux qui n'ont eu ni eau-de-vie

ni vin.

Le général de brigade,... Nouvion.

Camp de Trans. 2 frimaire an II (22 novembre 1793)

La brigade de Ghamberting et celle du général Ganuel viendront relever les brigades des généraux Marceau, Le Gros et Boucret, qui rentreront prendre la position qu'elles occupaient à Antrain, aussitôt qu'elles seront relevées. Les généraux Ganuel et Ghamberting feront éclairer leur position par de fréquentes patrouilles qu'ils feront porter en avant, le plus loin possible, jusqu'à ce qu'elles aient des nouvelles sûres de l'ennemi. Ils instruiront le général en chef de ce qu'ils auront appris, par des

ordonnances très renouvelées. Le général Bouïn-Marigny se portera, avec sa cavalerie et son infanterie légère, à la position des généraux Ganuel et Ghamberting, qu'il relèvera aussitôt son arrivée et qui reprendront leur ordre de bataille à Antrain, suivant ce qui a été ordonné hier à Tordre.

Le général Westermann se tiendra à la même hauteur que le général Bouïn-Marigny, sur la route de Pontorson à Dol, et occupera le village de Sains ^ Ils instruiront également l'un et l'autre le général en chef de leurs mouvements et de ce qu'ils apprendront de ceux de l'ennemi.

Le général Bouïn-Marigny pourra se choisir une autre position, si celle qui lui est désignée lui parait moins convenable à remplir le double objet d'inquiéter l'ennemi et d'assurer sa position.

Le général en chef. Rossignol.

Rennes. 4 frimaire an II (24 novembre 1793)

Le commandant temporaire de la place donnera les consignes les plus sévères pour que tous les postes qui sont aux issues du camp ne laissent passer en ville aucuns soldats et officiers sans une permission du chef de brigade.

Le commissaire ordonnateur donnera des ordres pour que les vivres soient distribués demain matin de bonne heure. Il aura soin d'ordonner que les subsistances soient portées aux lieux ci-après indiqués :

I. Sains, ou Saints, commune du canton de Pleine-Fougères, arrondissement de Saint-Malo ; sur la droite, au nord de la route de Pontorson à Dol. A seize kilomètres nord-nord-ouest d'Antrain, et sept et demi, ouest, de Pontorson.

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Pour les brigades de Boucret et Ghamberting, sur la route de Vitré. Pour les brigades de Ganuel, Le Gros et Westermann, sur la route de Fougères. Pour celles de Marceau et Bouïn-Marigny, sur la route d'Autrain.

Il est nécessaire, pour que les troupes n'aient pas de prétexte de s'écarter du camp, que cet ordre soit ponctuellement exécuté,

Les chefs de brigade et de bataillon veilleront aussi à ce que l'on aille aux distributions en règle, et à ce que toutes les troupes restent constamment à leurs postes.

Le directeur de l'artillerie enverra sur-le-champ l'état de situation de l'arsenal, en désignant le nombre de cartouches faites. Il emploiera tous les moyens pour en accélérer la fabrication et en rendra compte au général en chef ou au général commandant les troupes.

Les cartouches seront délivrées demain, dans la matinée, et il est instant que cette distribution soit finie avant dix heures du matin.

Les chefs de bataillon enverront pour cette distribution, qui se fera à l'arsenal, le nombre d'hommes nécessaire, avec un officier et quelques hommes armés, pour maintenir l'ordre.

Le général Westermann enverra demain, à la pointe du jour, des piquets de cavalerie sur les routes de Fougères, Antrain et Vitré. Il donnera aux officiers commandant ces piquets les instructions nécessaires relativement à ce qu'il convient de faire pour s'assurer de la position et des desseins de l'ennemi. Il fera placer, en outre, des postes de cavalerie sur les trois routes indiquées, au moins à une lieue du camp.

Demain, sera de visite pour la nuit et le jour, le général de brigade Ganuel.

Chaque général de brigade enverra demain, à la pointe

du jour, une ordonnance à cheval chez le général commandant les troupes, chez le citoyen Châteaugiron i, rue de Gorbin '^.

Le général commandant les troupes, Marceau '.

Rennes. 5 frimaire an II (25 novembre 1793)

Les généraux de brigade ordonneront que tous les chefs de bataillon fassent remettre aux commissaires des guerres attachés à chaque brigade l'effectif de leur troupe. Pareil état sera remis à chaque général de division ou de brigade, pour être par lui adressé à F état-major général, afin de connaître la situation actuelle de Tarmée.

Les bataillons qui ont besoin de caisses de tambour remettront de suite la note de celles qui manquent. Il en sera de même pour les gibernes, casques et chapeaux.

Les généraux de brigade chargeront les adjudants généraux et chefs de brigade ou de bataillon de rectifier la position des bataillons. Ils ordonneront aussi qu'on ne fasse des feux qu'en arrière de la ligne de bataille et qu'on

1. René-Joseph Le Prestre, baron de Châteaugiron, né le 17 février 1^53, fils de René-Jacques-Louis Le Prestre, baron de Châteaugiron, marquis d'Espinay, etc , président à mortier au Parlement de Bretagne, et de Marguerite-Sylvie Descartes, petite-nièce de l'illustre philosophe. Marié en 15^3 à Agathe de Carné de Trécesson. Un arrêt du 11 décembre 1768, rendu par la Chambre de réformation de la noblesse du pays et duché de Bretagne, avait déclaré MM. Le Prestre a nobles et issus d'ancienne extraction noble », leur reconnaissant les titres d'écuyers et de chevaliers de père en fils. Marceau avait dû aux hasards d'un billet de logement d'être logé chez M. de Châteaugiron, à la fille duquel il devait se fiancer quelques mois plus tard.

2. L'hôtel de Châteaugiron, situé au n" i3 de cette rue, dans le voisinage de l'église Saint-Germain, est aujourd'hui le quartier général du X'^ corps d'armée.

3. Ce fut seulement dans le conseil de guerre tenu le lendemain, que Marceau fut officiellement désigné pour commander les troupes sous l'autorité nominale de Rossignol.

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les tienne, autant que faire se pourra, sur la même direction.

Les distributions se feront toujours le matin de bonne heure, et les chefs de brigade mettront la plus scrupuleuse attention à ce qu'on y aille en ordre et suivant l'ordonnance.

Ceux des soldats et volontaires qui voudraient servir dans le corps des chasseurs francs, pourront s'adresser au général Bouïn-Marigny, logé auberge de la Grande-Maison ^

Le général commandant les troupes j Marceau.

Rennes, y frimaire an II (27 novembre 1793)

Toute l'armée passera la revue du commissaire des guerres entre deux et trois heures après midi.

Les généraux de brigade donneront des ordres pour que cette revue se passe en règle.

Les troupes rentreront en ville après la revue, on laissera seulement cent hommes de garde par demi-brigade, qui seront relevés tous les jours à huit heures du matin.

Chaque général de brigade nommera un officier supérieur de ronde et de visite des postes pour le jour et pour la nuit.

On se plaint beaucoup de l'inexactitude du service et du peu de zèle des officiers. Le général prévient qu'il sévira contre ces derniers, s'ils ne font pas mieux leur devoir.

Le général Boucret fera la visite des postes de jour et de nuit.

P Le général Scherb commandera l'avant-garde commandée par le général Marceau.

Le général commandant les troupes, Marceau.

I. L'hôtellerie de la Grande-Maison, au n» 7 de la rue Salle Verte, au coin de cette rue et de celle de Brest, aujourd'hui carrefour Jouaust, près de l'église Saint-Étienne.

Le commandant temporaire établira les postes nécessaires à la défense de la ville. Il ordonnera aux commandants de ces postes la plus grande surveillance et surtout l'exactitude des reconnaissances. Il fera faire des rondes de nuit et de jour, visitera tous les postes et rendra un compte journalier au général en chef.

Les généraux de division et de brigade dresseront, dans le plus court délai, un état de la situation de leur division et brigade. Ces états contiendront deux colonnes, dont l'une constatera leur précédente situation et établira la comparaison.

L'ordre sera donné tous les jours, à onze heures, au quartier général, maison de l'Intendance i. Un adjoint de chaque brigade s'y rendra exactement pour le copier et le remettre au général de sa brigade.

Tous les adjudants-majors des corps se rendront à une heure chez les généraux de brigade , afin d'y copier l'ordre. Ils le communiqueront aux commandants, qui veilleront scrupuleusement à ce qu'il circule dans toutes les compagnies.

Les généraux de division et de brigade donneront les ordres les plus sévères pour qu'aucun billet d'hôpital ne \ soit délivré sans être revêtu de la signature du commandant du corps et des généraux de brigade, et les commissaires des guerres ne délivreront aucune route, sans l'accomplissement de cette formalité.

Le général de brigade, chef de V état-major

général, Robert.

I. Ancien hôtel des Intendants de Bretagne ; portait le n« i de la rue de Belair, actuellement rue Martenot. C'est aujourd'hui l'hôtel de la préfecture d'IUe-et-Vilaine.

Rennes, 8 frimaire an II (28 novembre 1793)

D'après les ordres du général en chef et l'arrêté du conseil de guerre, l'armée se tiendra prête à marcher demain matin à dix heures.

Le pain sera distribué pour deux jours avant le départ. Les ordres ont été donnés à chaque brigade, et, dès que les troupes seront réunies, elles enverront un adjudant général ou adjoint à l'état-major général pour savoir la route qu'elles doivent tenir. L'avant-garde, commandée par Scherb, ouvrira la marche.

Le général de brigade,... Robert.

Le général en chef observe fraternellement qu'il a vu avec peine les soldats de la République porter à leurs boutonnières et à leurs chapeaux des chapelets et des rosaires, signes de ralliement parmi les Rebelles, et dont les malveillants peuvent tirer des conséquences insultantes.

En conséquence, le général invite tous les soldats Républicains à déposer au quartier général tous les signes de rébellion, et les chefs des corps à lui donner les noms de ceux qui les ont arrachés, afin qu'il puisse en rendre compte à la Convention nationale.

Les jours de marche, l'ordre sera donné une heure après l'arrivée, et dans la même forme.

Le commissaire général informera le chef de l'étatmajor général de l'état des distributions, afm qu'il puisse les indiquer à l'ordre.

L'adjudant général Abadie signifiera au citoyen Aveneau, son adjoint, l'arrêté des représentants du peuple qui le suspend de ses fonctions pour avoir méconnu et

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insulté à la souveraineté du peuple dans la personne des

représentants.

Le général de brigade,... Robert.

Angers. i6 frimaire an II (6 décembre 1793) i

D'après les ordres du général en chef, il est ordonné au général de division Kléber de se porter aujourd'hui, avec les troupes qu'il commande et la réserve de Klingler, jusqu'à la Daguenière ^ et la Bohalle 3. Il établira des postes à Saint-Mathurin.

Cent cinquante hommes d'infanterie légère prendront la route de Baugé et iront à Andard 4 et demain à Beaufort.

Le général Kléber prendra toutes les mesures et fera toutes les dispositions que les circonstances commanderaient pour le bien du service et la destruction des

Rebelles.

Le général de brigade,... Robert.

1. Il n'existe aucun ordre entre le 8 et le 16 frimaire. Voir ci-dessus, dans les Mémoires de Kléber, la marche sur Angers et les divers mouvements des troupes, pendant cette période.

a. La Daguenière, commune alors du canton de Trélazé, aujourd'hui de celui des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), sur la Levée de la rive droite de la Loire. A huit kilomètres nord-est des Ponts-de-Gé, et douze, sud-est, d'Angers.

3, La Bohalle, commune du canton de Trélazé, puis des Ponts-de-Cé, sur la Levée. A trois kilomètres à l'est et en amont de la Daguenière; six, à l'ouest et en aval de Saint-Mathurin; quatre et demi, au sud d'Andard.

4. Andard, commune dépendant alors du canton de Trélazé, aujourd'hui de celui d'Angers. A quinze kilomètres est de cette ville, sur la rive droite de l'Authion.

Châteaubriant. 1 6 et ij frimaire an II (6 et 7 décembre 1793)

Mot d'ordre : Gahors.

Ralliement : Prudence.

Le désordre qui règne dans la marche des troupes, l'abandon auquel les officiers permettent que les soldats se livrent, les difficultés que l'on éprouve pour le logement, par le peu de soin des chefs, entraînent de grands abus. En conséquence, il est enjoint à tous officiers, sous leur responsabilité, de maintenir l'ordre dans la marche des troupes, de ne point abandonner leur poste et de veiller à ce que chaque brigade, en arrivant au lieu de station qui lui est désigné, puisse occuper un quartier séparé et que les chefs y aient leur logement, autant qu'il est possible.

La distribution des vivres se fera demain matin.

U adjudant général faisant les fonctions de chef de V état-major, Savary.

[Angers.] 18 frimaire an II (8 décembre 1793)

Demain, à la pointe du jour, les différentes brigades de la division du général Kléber prendront les armes. Les généraux de brigade en passeront la revue d'après laquelle ils enverront, dans le jour, les états de situation au général Kléber, d'après le modèle ci-joint ^ Cette revue s'étendra également sur les objets d'équipement et d'armement, dont il sera pareillement fourni un état conformément au modèle ci-joint. Ces différents états ayant été demandés

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