Cet ordre n'a pas été retrouvé
2. Saint-Nazaire, alors chef-lieu de canton du district de Guérande, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement. Grand port de mer à la pointe nord de l'estuaire de la Loire. A vingt-cinq kilomètres ouest-sud-ouest de Savenay.
3. Sévérac, sur l'Isac, à trois kilomètres et demi au sud de la Vilaine. Commune du canton de Saint-Gildas-des-Bois. A cinq kilomètres nordnord-ouest de Saint-Gildas ; vingt-six, nord-nord-ouest, de Savenay; douze, sud, de Redon.
4. Guenrouet, commune du canton de Saint-Gildas. A dix-huit kilomètres nord de Savenay ; sept, est, de Saint-Gildas ; vingt-six, sud-sud-est, de Redon.
5. Redon, chef-lieu d'arrondissement du département d'Ille-et-Vilaine, sur la limite même de celui de la Loire-Inférieure. A vingt kilomètres nord de Saint-Gildas-des-Bois ; quarante-sept, nord-nord-ouest, de Savenay.
6. Kléber, rentré à Nantes avec Marceau, n'exerce plus de commandement actif jusqu'au moment où il dirige la répression contre les Chouans des environs de Vitré, Fougères et Mayenne, sous l'autorité nominale de
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de Vitré, ea cantonnement à la Gravelle ', de ne rien changer et de ne rappeler aucun de ses détachements, jusqu'à nouvel ordre. Le présent devant détruire celui qui lui enjoint de rentrer ce soir à Vitré, avec les trois cents hommes qui étaient sous ses ordres.
Pour le général de dwision, Buquet.
Le commandant des quatre cents Marats qui vont se rendre à la Gravelle, les tiendra tous dans cette commune jusqu'à nouvel ordre.
Pour le général de division, Buquet.
Vitré. i8 germinal an II (7 avril 1794)
Tu réuniras sans délai, au lieu le plus favorable de ton arrondissement, le plus de forces qu'il te sera possible, en ne gardant que les principaux postes de tes cantonnements, où tu ne laisseras que la force nécessaire pour les assurer. Tu diviseras ces troupes en deux ou plusieurs colonnes sans les faire trop faibles. Tu dirigeras leur marche d'après tes lumières et tes connaissances locales,
Rossignol, qui commande en chef l'armée des côtes de Brest. Le Livre d'ordres tel qu'il existe aujourd'hui présente ici une lacune allant jusqu'au document du 2;j germinal replacé à sa date, p. 4i5, et qui précède, dans ce livre, les deux ordres du 14 germinal que j'ai cru devoir rétablir ici dans l'ordre chronologique.
I. La Gravelle, commune du canton de Loiron, arrondissement de Laval (Mayenne). Très antique château fort, célèbre notamment dans toutes les guerres anglaises. Le plus ancien chemin allant de Paris à Rennes y passait, comme y passe encore la grande route. Le poste de la Gravelle était trop important pour ne pas être soigneusement entretenu et gardé pendant toutes les guerres de la Chouannerie. Il s'y livra de nombreux et sanglants combats. Kléber plaça Decaën à la tète de ce poste, au mois d'avril 1594. Le bourg est situé à huit kilomètres ouest de Loiron ; dixhuit, ouest, de Laval ; dix-neuf, est, de Vitré ; vingt-deux, nord, de Gosséle-Vivien ; quinze, nord-ouest, d'Ahuillé; quinze, sud, du Bourgneuf: cinquante, sud-sud-est, de Fougères.
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de manière qu'elles poussent réciproquement l'une sur l'autre les Brigands. Tu auras l'attention de ne jamais présenter tout ton monde à l'ennemi, mais de te faire précéder dans ta marche, sur ton front et sur tes flancs, d'éclaireurs qui, lorsqu'ils seront attaqués, viendront se replier non à la tête, mais à la queue de ta colonne. Tu profiteras du moment où les Chouans se seront trop avancés, pour les prendre en flanc et en queue. Tu reviendras même jusqu'à trois fois, s'il le faut, fouiller le même repaire, afin que l'ennemi ne croie pas trouver de sûreté dans les lieux que tu aurais déjà visités. Tu auras l'attention de ne jamais effaroucher cet ennemi en lui montrant toutes tes forces, mais de le faire tomber, si tu le ju^es à propos, dans des embuscades, soit en lui présentant une voiture de pain, de cidre ou autre chose, et tu profiteras du moment du pillage pour tomber sur lui par ses retraites les plus commodes. Tu observeras que toutes les parties que tu jugeras nécessaires d'être fouillées devront être prises à revers. En conséquence, on laissera cette partie ou sur la droite ou sur la gauche et on l'outrepassera, laissant pourtant quelques postes pour saisir tout ce qui voudrait s'évader. Tous les jeunes gens de la première réquisition seront, par ce moyen, arrêtés et conduits au chef-lieu de leur district, en sûreté.
Les Chouans pris les armes à la main seront punis de mort, les autres seront conduits à Vitré. Tu feras prendre des vivres à la troupe pour le temps que tu seras dehors et je pense qu'elle ne devra rentrer qu'après trois jours. Tu parcourras ainsi les villages, forêts et autres repaires de ton arrondissement, qui est circonscrit par les villages suivants qui en font partie i....
I. Les noms des localités manquent; c'est une lacune grave que je ne me suis pas permis de combler, même par une note approximative. Cette
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Tu te pourvoiras de guides en assez grande quantité pour conduire tes colonnes sans courir risque de les égarer ou de leur faire perdre du temps, et tu ne feras battre la caisse que pour charger l'ennemi. Tu donneras l'ordre à ceux de tes cantonnements, que tu feras mouvoir, de se réunir, dans la place que tu auras choisie, le 21 germinal, à cinq ou six heures du soir, et ils en partiront vers minuit pour être à la pointe du jour dans l'intérieur du pays. Il sera distribué de l'eau-de-vie aux troupes avant de partir et à leur rentrée dans les cantonnements.
Tu me rendras un compte détaillé de l'effet de ton mouvement, aussitôt que tu en seras de retour.
Le général divisionnaire, Kléber i.
Vitré. 2 y germinal an II (16 avril 1794) Sur l'exposé du général Beaufort ^ que la majeure partie
lacune est d'autant plus fâcheuse que Tindication des noms eût permis de reconstituer l'état des cantonnements et le plan même établi par Kléber pour l'anéantissement des Chouans.
I. Cet ordre ne se trouve pas au Livre de Kléber. Il est adressé « aux différents commandants des arrondissements, » et figure à sa date, aux Archives historiques de la guerre, V, i5.
Q. Jean-Baptiste Beaufol dit Beaufort, né à Paris le i8 octobre 1761, soldat dans Languedoc-infanterie le 10 mars i;?^^ ; dragon d'Orléans le 5 janvier 1778. Entré le 28 octobre 1^89 dans la 4' division de la garde nationale soldée de Paris, qu'il quitta le 19 septembre 1791. Un décret de l'Assemblée législative du i5 août 1793 l'admit comme adjudant sous-officier dans la 3i» division de gendarmerie à pied. Délégué à Orléans pour y recevoir l'armée de Mayence, au mois d'août 1792 ; général de brigade provisoire dans l'Ouest, confirmé dans ce grade le \" août 1794 ; retraité le 17 septembre 1795 ; remis en activité, le 10 octobre suivant ; admis au traitement de réforme le 21 mai 1801. La protection de Soulès le fit remettre en activité le 16 août 1809 et employer contre les Anglo-Hollandais, sur les côtes de Belgique, où il détendit Flessingue. Définitivement retraité le 36 décembre 1809 et nommé inspecteur des Droits réunis. Mort à Gorbeil, le i" février i8a5. Il ressort de son dossier individuel aux Arch. adm. de la guerre que malgré ses origines ultra-révolutionnaires, il s'efforça, sans y réussir d'ailleurs, de s'attirer les bonnes grâces du gouvernement de la Restauration en cherchant à se faire passer pour le général royaliste de Beaufort, qui était décédé bien avant 1814.
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de ses troupes venait de filer du côté de Port-Malo * et que ses forces étaient bien diminuées, les représentants du peuple Esnue-La vallée ^ et François ^ arrêtèrent, le i*'' ventôse 4, que les gardes nationales des districts de Laval, Ernée ^, Fougères, Saint- Aubin ^, La Guerche et Vitré étaient en réquisition, au nombre de deux mille cent quinze hommes. Dans ce contingent, Vitré fut compris pour trois cent treize hommes, qui, en conformité de