Nom révolutionnaire de Saint-Malo
2. François-Joachim Esnue-Lavallée ou de la Vallée, né à Graon, en Anjou, le 30 mars ijSi, de François-Jean Esnue, sieur de la Vallée, docteur-médecin, et de Renée Quris: licencié en droit, avocat au Parlement, procureur de la Sénéchaussée de Graon en l'jSS, marié, la même année, à Louise Jarry de Louminière ; député de la Mayenne à l'Assemblée législative et à la Gonvention ; il vota la mort du roi sans appel au peuple ni sursis. Envoyé dans les départements de l'Ouest le 9 mars 1793, pour y activer les opérations du recrutement, il était rentré à la Convention pour y voter l'arrestation et la mise hors la loi des Girondins. Après la défaite de ceux-ci à Vernon, il fut envoyé dans la Mayenne avec son collègue Thirion, et se fit remarquer par son ardeur et ses violences révolutionnaires. Ge fut lui qui organisa la Terreur dans l'IUe-et-Vilaine. Rentré de nouveau à la Gonvention après le 9 thermidor, il chercha à s'effacer. Dénoncé de toutes parts, il fut décrété d'accusation le 5 prairial an III (24 niai 1795) ; il réussit à se cacher jusqu'à l'amnistie et revint alors à Graon, gérer une étude de notaire. A la Restauration, il quitta le pays pour se fixer à Paris, où il mourut le 21 février i8i6.
3. Landry-François-Adrien François, né à Albert (Somme) le 28 janvier 1^56, élu comme premier député suppléant par son département à la Gonvention, où il fut admis le i" octobre en remplacement de Merlin, de Thionville, qui avait opté pour la Moselle. Membre effacé du parti girondin, il vota la mort du roi. Au 3i mai il protesta contre l'arrestation de ses amis. Ayant échappé à la proscription, il se fit oublier et prit une part active aux événements du 9 thermidor et à la réaction qui suivit. Mort à Péronne (Somme) le i3 octobre i83j.