LUI
Hokousaï s’est marié deux fois, mais on ignore les noms de ses deux femmes, on ne sait pas même si la séparation avec chacune d’elles a été amenée par la mort ou le divorce; seulement on a la certitude, que le peintre vivait seul, à partir de 52 ou 53 ans.
De sa première femme, Hokousaï avait eu un fils et deux filles.
Le fils, c’est Tominosouké qui prit la succession de la maison du miroitier Nakajima Issé,
(1) Le motSô est l’abrévation du mot Sbimofousa, ou se trouve Katsoushika.
l'art japonais.
et qui mena une vie de désordres, causant mille ennuis à son père.
Les filles, ce sont : Omiyo qui devint la femme de Yanagawa Shighénobou, le peintre, morte quelque temps après son divorce, et qui avait mis au monde ce petit-fils, qui fut une source de tribulations pour son grand-père; et Otétsou, douée d’un vrai talent de peintre, qui mourut toute jeune.
De sa seconde femme Hokousaï eut également un fils et deux filles.
Le fils, c’est : Takitiro, un petit fonctionnaire de Tokougawa, un peu poète, devenu le fils adoptif de Kasé Sakijiurô, qui éleva le tombeau d’Hokousaï, et dont il prit le nom. Le petit-fils de Takitiro qui s’appelait Kasé Tohôjirô a été le camarade d’école de Hayashi, en l’étude de la langue française, dans la classe de M. Fontaine, actuellement maire d’Asnières.
Les filles, ce. sont : Onao, qui mourut dans son enfance; et Oyei, qui se maria avec un peintre, nommé Tômei, mais divorça, et vécut, comme nous l’avons dit, la fin de la vie d’Hokousaï, avec son père. C’était un artiste, qui fit l’illustration de Onna tchôhôki : un livre d’éducation pour la femme, qui traite de la civilité.
DOKOUSAÏ.
Hokousai avait deux frères aîj^és et une sœur cadette, tous morts dans leur jeunesse.
En l’année 1850, l’année qui suit la mort d’Hokousaï, paraît Guirétsou hiakoninshu , Cent Exemples de courage, une illustration due à plusieurs artistes, mais où, une planche dTIokousaï représentant une terrible tempête, nous montre Tatiwana-himé, la femme du prince Yamatodaké, se jetant dans la mer, pour apaiser les flots par le sacrifice de sa vie.
Trente ans après la mort d’Hokousaï, en 1879, on a publié en deux volumes d’après ses dessins, le Yéhon Tôshisén Gogon-zekkou, Illustration
DES POÉSIES DES ThANG, COMPOSÉES DE QUATRE VERS DE CINQ MOTS.
Les deux premières pages vous montrent : l’une, le poète écrivant à main levée, au pinceau, tandis Ça un enfant lui prépare l’encre de Chinée ; l’autre, le peintre, peignant à l’encre de Chine sur un kakémono des oies sauvages, dans l’étonnement de ses disciples.
Après ces deux planches, les compositions les
plus diverses : un homme qui nettoie un miroir de bronze; une abandonnée qui se désole dans son lit; une collation à la fin de laquelle l’amphitryon donne son sabre à son ami qui part pour une expédition militaire; des cygnes nageant à l’ombre de grands camélias.
Enfin, comme pendants aux deux premières planches, les deux dernières représentant la fabrication de l’encre de Chine : le ramassement de la suie dont elle est faite, et le moulage de cette suie en bâtons.