‹ Kopernik et ses travauxChapitre 35 sur 35 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

MMWS.

i* Nous pouvons reprocher à quelques littérateurs et savants Polonais de traiter la vie et les travaux de Kopemik avec une extrême négligence. M. Leletod, dans son histoire de Pologne , dédiée à la jeunesse, en parlant du règne de SigismondP', ajoute : a C'est sous ce règne que vivait Kopernik. » Voilà tout ce que le génie de Kopemik a inspiré à M. Lelewel. C'est vrai que le grand astronome n'était pas gentilhomme, et M. Le/et^e/ a consacré toute sa vie au service de la petite noblesse. Dans ces quelques mots , il y a encore une erreur et une inexactitude. Kopemik est mort sous Sigismond , et il a vécu sous Casimir FV, Alexandre nt Sigismond.

M. Oleszczynski , dans un album des souvenirs historiques, aborde la question de Kopemik. 11 s'abstient de traiter à fond cet important sujet , en attendant notre travail.

Nous le remercions pour tout ce qu'il y dit de flatteur à notre égard.

En relisant ces quelques lignes, nous nous sommes convaincu que M. Oleszczynski n'a pas fait des recherches nécessaires pour pouvoir donner une biographie de Kopernik. Le récit qu'il nous donne est copié d^un journal de TEmigralion qui par erreur a pris Dominique de Ferrare, pour Dominique de Navarre, et M. OleszC" zynski a inventé un mathématicien Navarra qui n'a jamaisexisté. Nous devons tenir compte à M. Oleszczynski de ce qu'il a retiré le portrait de Kopernik , et nous espérons que cet artiste habile nous offrira une nouvelle copie d'après les sources que nous lui avons signalées.

2» Médaille de Kopernik, M. Durand , pour rendre hommage à la mémoire des hommes célèbres, a fait frapper des médailles en leur honneur, entre autres celle de Kopernik ; mais par erreur , il l'a annoncée comme Prussien. Nous devons remercier M. Vincent Karczewski de ce qu'il a de suite réparé cette erreur, en faisant frapper une nouvelle médaille avec cette inscription :

« Natus, an M. CD LXXIII. Torunni in Polonia, Casimiro IVe Jagellonide régnante, obiit an MDL III.

3° Galilée. Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en reproduisant ici les quelques mots de M. Alexandre Dumas, L'illustre poète , en traversant l'Italie, a visité la modeste demeure ainsi que la tombe de ce martyr.

a En suivant la côte de Saint Georges, on rencontre une pauvre petite maison portant le n^ 1600» qui, au premier

«ii}Kx:t, ut édktt «b râcL dtsb matMiUir du itt^ f^Ofiit ik FUH^nfjt : beulemeul. lursqu'oL ievt ks yem ni filk. on lit nu-dewufc dt: sa pone riuscripliuL sunnn: : (/mi ot)f 06<l(y GmiiUv

Lm mm e tiu di Ftréa&Êmdv U dt Mtéicis.

ijt qui veut dire : r lot ou iiaÎMlit Galiiét. la majeât df F«rdiu<iiid U d^ M^idiûe. lie déda^Dii pomî de siaciiciïr devant la puibMUMiie du çéxiie. •

Ko dfet, c'eiit dam oeltE; maÎMHi que mourul Galilée, l'auiiée où naquit Isaat NewUifi ; comme lui-même était m X^àsmiht ou était mort JficiAel'Aoge Bucoiaititû.

^>aliiée était de Emilie pathciemie. Dix-iioii de ses aucètret tr'étaîexit atïût but le fiié^e des prieurs. Le ppemier qui avait exiercé celle charge, eu 1372, éiait Nicolas de

Par une étraujge préde^nation héraldique, les armes de (jaâdée étaieut d'or, à uue échelle de gueules posée en p»l ; échelle de iaeob, à Faide de laquelle filiusUe astix»nome devait escalader le del.

Cjoâilét naquit à Pise. Son père voulait en faire un médecin ; sa destinée V emporta.. Entre son Galien et son Uippocrate il cacha un Euclide, et, un joor qa'û se promenait dans ce magnifique dôme de Pise, cheM^œuvre de Buschetto, il remarqua le mouvement d'une lampe pendue i la voûte, calcula la durée de ses oscillations d inventa la pendule.

Vn autre jour, il entendit raconter qu'un Hdlandais

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avait présenté au comte Maurice de Nassau, un instrument qui rapprochait les objets. Aussitôt Galilée se met à la recherche de la même découverte, calcule la marche des rayons lumineux dans, les verres sphériques de différentes formes, arrive au résultat dont il a entendu parler, et le lendemain, présente au sénat de Venise, qui Ta nommé professeur à Padoue, un instrument qui n'est rien moins que le télescope.

Alors, comme Galilée grandit, l'envie se lève ; on lui accorde le perfectionnement, mais on lui nie l'invention. C'est bien, répond Galilée : je nai point inventé le télescope, mais je le tournerai vers le ciel.

Gahlée fit ainsi qu il disait, et vit alors ce que personne n'avait vu ; il vit dans les profondeurs du ciel des myiiades d'étoiles jusqu'aloi^ inconnues : les Nébuleuses, la Voie lactée, Jupiter et ses quatre satellites, Vénus et ses phases ; la lune enfin, cette autre terre, avec ses lacs, ses vallées et ses montagnes. Saturne lui-même lui apparut quelquefois sous la forme d'un simple disque, quelquefois accompagné de deux petites planètes ; mais l'instrument encore incomplet trahit son auteur, et c'est à un autre qu'est réservée la découverte de l'anneau mystérieux qui enveloppe la planète de son cercle de flamme.

Alors les critiques de l'époque redoublèrent d'insultes : on nia que Galilée pût voir véritablement ce qu'il disait avoir vu ; on compara ses découvertes au voyage chimérique d'Astolphe, et un prédicateur prit pour texte de son sermon: Viri GalUaei^ quid statis cupkienteê in ccdum?

Sit KOPBBNIK

Tous ceux qni avaient la vue courte applaudirent aux brocard» de la critique et aux insultes du prédicateur, et il fut décidé que Galilée était un fou.

Enfin, un jour Galilée osa avancer, d'après Kopemik, que c'était le soleil qui était immobile, et que la terrç tournait autour de lui.

Cette fois ce ne fut plus la critique qui le barbouilla d'encre, ce ne fut plus un prédicateur qui le larda de citations, ce furent les prêtres qui le déclarèrent hérétique. Galilée, conduit devant un tribunal, mis à la torture de la corde, fut forcé d'avouer que la terre était immobile, et que c'était le soleil qui tournait.

Ce fut le 22 juin 1632 que ce grand exemple de l'infaillibilité des jugements humains fut donné au monde. Galilée septuagénaire, mutilé par la tortui*e, la corde au cou, un cierge à la main, fut traîné devant le tribunal. Là on le fit mettre à genoux, et on lui dicta cette adjuration, qu'il répéta textuellement :

Moi, Galilée, etc.

Puis, cette expiation achevée, on fit brûler ses livres par le bourreau ; on le condamna à une prison indéfinie, et on lui ordonna, pour se raccommoder avec le ciel, qu'il avait bouleversé, de réciter une fois par semaine, les sept psaumes de la Pénitence.

Et pendant qu'on lui lisait ce jugement, qu'il n'écoutait point, Galilée frappait du pied et répétait tout bas : Epur iimuove!

La captivité de Galilée dura quatorze mois. Alors il avait

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soixante-onze ans ; on eût enfin pitié du vieillard repeu*tant, et on lui permit d'aller mourir où bon lui semblerait, à la condition qu'il n'écrirait plus, qu'il ne professerait plus, qu'il ne penserait plus.

Galilée se retira à Florence.

Alors, après la persécution des hommes, vint Tépreuve du Seigneur. Comme si Dieu avait voulu le punir de sa t^ mérité, il frappa d'aveuglement ce regard d'aigle qui avait découvert des taches dans le soleil.

£iiim, le 9 janvier, I642, dix ans après son abjuration, six ans après sa cécité, Galilée mourut d'une fièvre lente» dans cette petite maison de la Costa, devenue aujourd'hui un pèlerinage, comme Ravenne et comme Arqua.

Il est vrai que, quelques vingt années après sa mort, oa fit à Galilée une espèce de tombeau qui a la prétention d'étie un monument, et que nous retrouverons dans l'église de Santa-Croce.

Moyennant quoi la postérité s'est regardée comme parfaitement quitte envers lui.

(La villa Palmieri, par Alexandre Dumas. T. V^ 196).

4° Mlle Nakwaska a publié sous le titre la Jeunesse de Kopernik une nouvelle pleine d'intérêt. Kopernik, jeune encore, aurait donné des preuves d'un grand courage en défendant une princesse dont la vie était en danger. Cette noble action changea la reconnaissance de la princesse en amour, mais comme une trop grande distance séparait le fils d'un bourgeois de la noble châtelaine , Kopernik em-

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brassa Tëtat ecclésiastique. 'Nous ne sayons passi cette nouvelle a quelque hase historique.

5^ Bourgeoisie, Dans les mouvements insurrectionnels qui ont signalé le dernier siècle en Pologne , on n'a su ni apprécier la bourgeoisie ni en tirer partie.

La petite noblesse qui s'emparait de la direction du mouyement, n'a pas compris que c'est un puissant élément , qui seul peut contribuer au triomphe et consolider la victoire.

6® Unité. Leibnitz et Bossuet, dans leur coirespondance, nous donnent une idée en quoi consiste la vraie unité religieuse. Chaque secte tâche d'attirer à elle et croit qu'elle marche vers Yunité, La vraie unité consiste dans un principe d'amour, en analogie avec l'universalité delà Providence qui n'exclue personne, semblable au soleil, cet image matériel de la bonté céleste, qui répand ces bienfaisants rayons sur toute la création.

7® Deseartes, Bien que les travaux de Descartes appartiennent au dix-septième siècle , l'influence que son école exerça ne se manifesta que dans le dix-huitième. Pour juger de l'admiration que cet homme supérieur provoqua, il faut lire son éloge par Thomas,

Plusieurs personnes ayant appris que nous nous occupions de recherches sur la vie de Kopernik, ont bien voulu nous encourager dans notre travail en souscri vaut d'avance pour un ou pour plusieurs exemplaires de cet ouvrage. Nous publions leurs noms en leur témoignant toute notre gratitude.

MM. Le prince Adam Czartoryski, exemplaires 2. Le général comte Mycielski, 10.

Le comte Jundzill,

Le général Bem,

Morawski Théodor, ancien ministre

du

royaume de Pologne,

Le comte Tabasz Krosnowski,

Le comte Sabanski,

Le comte Olizar. sénateur.

Statislas comte Jablonowski,

Szwejkowski Louis,

Szymanski Antoine,

Lublinski Robert,

Carlier Jean-Joseph,

Perrier, Louis,

Rosenfeld François,

Kozikowski, médecin.

Domagalski ,

Zechlin, professeur.

L'abbé Maliszewski, ^•

Siekierski, ^•

Lfl comta Oborski, *•

L'abbé Juszkiewicz, * •

Markowski, *•

Dembowski Henri, ^-

Nakwaski, nonce à la diète de Pologne, i .

L'école nationale polonaise, 4*

La société littéraire de Londres, 4 •

Janczewski, 4.

Parczewski, ^*

Carlet, substitut du procureur du roi, i .

L'abbé Harczynski, i-

Trzcinski, nonce à la diète, i •

Le colonel Chotomski, i •

Sokolowski Pierre, 4.

Wolowski Louis, professeur au conserva-

vatoire des arts et métiers, i .

Sabatyn Charles, 4- Hulanicki Stanislas, 4.

Le comte de Rochetin , 4 .

Krolikowski, 4.

Kisielewki Martin, 4.

Dworzecki Jean, 4.

Nous devons aussi témoigner notre reconnaissance à M. l'abbé Thadée Lukaszewicz qui, pour nous alléger notre fardeau, a avancé une partie des frais de l'impression d(j cet ouvrage.

Parii.— Imprim. de L»acour, r. St-H7acinilM>St-Mich6l,3d*

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