HAUS
Bonne observation faite immédiatement après la pluie de cendres.
id.
Tandjoeng-Radja.
Rapport officiel du Contrôleur
id.
de Ogan-Ilir.
Résidence.
Localité.
Epaisseur.
Observateur.
Remarques.
Palembang.
Palembang.
7 millimètres.
Rapport offic. de l'Ass.-Rés. de Police à Palembang.
(tOS).
id.
Talang-Retoetoe.
Rapport officiel du Contrôleur de Iliran et Banjoe- Âsin.
id.
Sekajoe.
Rapport officiel du Contrôleur de Moesi-Ilir.
id.
id.
Tebing-Tinggi.
Rapport officiel de l'Assista nt- Résident de Tebing-Tinggi.
id.
id.
Soeroe-Langoen (Rawas).
id.
id.
id.
Djambi.
Rapport officiel du Contrôleur de Djambi.
id.
Sumatra'sOost-
Rengkalis.
Très insignifiante.
Rapport officiel
kust.
du Résident de Sumatra's Oostkust.
Riouw.
Lingga.
Très peu.
Rapport officielde l'Assistant-Résident de Lingga.
Ranka.
Muntok.
Rien.
Rapport officiel du Résident de Ranka.
(loe).
Ainsi qu'on le verra plus en détail aux Notes, la plupart de ces chiffres ne méritent pas grande confiance, car très peu d'observations ont été faites immédiatement après l'éruption; de plus, l'épaisseur donnée n'est pas celle de la couche battue et comprimée, mais celle de la cendre meuble. La densité de la masse pouvant être estimée à 2.2, l'indication du poids de la cendre tombée sur une surface connue serait naturellement une donnée beaucoup plus sûre, mais je n'ai que très rarement pu obtenir des chiffres concernant ce poids. Un petit nombre de bonnes observations de l'épaisseur nous mettent toutefois à même de prendre pour les différents terrains une moyenne, qui se rapprochera passablement de la vérité.
Prenons maintenant en main la petite carte fig. 4; c'est en majeure partie une copie de la nouvelle petite carte marine dressée d'après le levé du lieutenant de marine de 1^ classe M. C. va5 Doorn, commandant de VHydrograaf; la forme et la situation des iles ont été reproduites sans changements, Krakatau seule a été légèrement modifiée, d'après notre propre levé. Les chiffres rouges marquent, en mètres, les profondeurs actuelles, les chiffres noirs les profondeurs anciennes, empruntées à la carte marine de Blômmkmial de 1874.
La comparaison de ces chiffres montre que la plus grande quantité de matières est tombée à l'intérieur d'un cercle tracé, d'un rayon de 15 kilomètres, autour de Krakatau, le cratère Danan étant pris pour centre.
L'épaisseur des matières n'est toutefois pas la même sur toute l'étendue de ce cercle. Là où se voient les îles Sleers et Calmeyer, la mer, qui jadis avait en moyenne 36 mètres de profondeur, n'en a plus que 6; ces iles ne sont que les points les plus élevés, saillant au-dessus de l'eau, d'un grand banc de sable et de cendre mêlées de fragments de ponce, qui ont presque entièrement comblé la mer entre Krakatau et Sebesi. En d'autres points de la partie du cercle marquée II sur la carte, la profondeur était jadis 43 mèti^es, maintenant 15; plus au sud, jadis 122, maintenant 97; jadis 74, maintenant S4;
jadis 128, maintenant 97; et près de Hoedekenskerkklip jadis 144, maintenant 112. En d'autres points encore de cette même partie II, la différence est tantôt plus grande, tantôt moindre, mais, comme perte moyenne de profondeur pour tout le segment H, on peut prendre 30 mètres.
Entre Tile Steers et Lang-eiland se trouve une partie I, où la profondeur antérieure est en moyenne de 40 mètres, la profondeur actuelle de 20 mètres; ici encore, bien entendu, les différences ne sont pas partout les mêmes, la différence moyenne, toutefois, peut être évaluée à 20 mètres.
A l'ouest de Krakatau les matières rejetées ont leur épaisseur la plus considérable; malheureusement il n'a été fait ici, autrefois, que peu de sondages, de sorte que la différence de profondeur ne peut être déterminée exactement. Dans la partie nord du segment III la profondeur était jadis 59, maintenant 18, différence de plus de 40 mètres; dans la partie sud, la différence parait être encore plus forte (70 et 75 mètres), mais les données précises faisant défaut, j'ai adopté, pour la diminution de profondeur de tout le segment III, le chiffre de 40 mètres seulement.
En ce qui concerne enfin le segment IV, égal à l'aire du cercle tracé d'un rayon de 15 kilomètres, diminuée de l'aire des segments I, n et in, on y trouve des différences de 2, 5, 9 et même 18 mètres. Dans la partie effondrée, les profondeurs actuelles sont naturellement plus grandes que les profondeurs anciennes. Comme perte moyenne de profondeur, pour le segment IV, je ne crois pas pouvoir admettre plus de 6 mètres.
Les différences de profondeur ne peuvent être attribuées à des soulèvements du fond de la mer, ni à la production de nouveaux cônes sous la surface de l'eau, mais elles sont uniquement dues aux grandes masses de sables, de cendres et de lapilli qui sont tombées dans la mer. Si les matières éjaculées consistaient seulement en fragments de ponce, ceux-ci flotteraient et ne pourraient donc former des îles ou des bancs; mais, la majeure partie étant composée de cendres fines, d'une densité d'environ 2.2, les matières peuvent descendre au
fond de la mer, même lorsqu'elles sont mêlées d'une quantité considérable de fragments de ponce.
Au-delà dii premier cercle, de 15 kilomètres de rayon, l'épaisseur est notablement moindre; pour évaluer le volume des matières rejetées, j'ai tracé autour de Krakatau des cercles concentriques (6g. 5), avec des rayons de iVI^, 40, 50, 100 et 150 kilomètres. L'épaisseur moyenne des déjections dans les anneaux successifs a été calculée d'après les données du tableau ci-dessus; j'ai obtenu ainsi pour le 1^^ anneau, dans lequel est située Sebesi, 1 mètre, pour le 2^ anneau 0".3, pour le 3® anneau 0^,% pour le 4® anneau 0"*.02; au-delà de ce cercle il n'est presque plus tombé de boue, le cercle de 100 kilomètres de rayon forme donc la limite de la boue, Beniav^ang seule se trouve un peu en dehors; pour le 5® aimeau 0°^.005. Des deux derniers anneau toutefois, les ^/g seulement ont été calculés avec les épaisseurs indiquées, Ve ^ ^^^ calculé avec l'épaisseur de 0°*.05, parce qu'ici s'est fait sentir la direction du vent, qui chassa les particules de cendre vers le N. 0. A raison de cette influence, j'ai admis pour la partie e, soit 7b ^^ ^^^^ l'anneau compris entre les cercles à rayons de 50 et- de 200 kilomètres, une épaisseur moyenne de 0™.05. Pour le segment f, soit ^g de tout l'anneau limité par les cercles à rayons de 200 et de 400 kilomètres, l'épaisseur moyenne a été estimée à 0".01 ; enfln, pour ce qui est tombé vers le N. 0. au-delà de ce dernier cercle, dans un rectangle large de 200 kilomètres et long de 500 kilomètres, l'épaisseur a été réduite à O'^.OOl.
Dans la direction de Kokos-eiland, j'ai admis un triangle ayant 480 kilomètres de base et 1200 kilomètres de hauteur; l'épaisseur y est très difficile à déterminer, le chiffre adopté, 0°.005 (5 millimètres), est plutôt trop faible que trop fort.
Ces divers chiffres donnent lieu au calcul suivant: Aire du segment I fig. 4, déterminée au planimètre 54 kilom. Q.
»B o II» 4, ^ " " 243 » »
9 n •> III » 4, » » » 36 » ■
Ensemble 333 kilom. Q.
Aire du cercle 1 à r = 15 kilomètres, n r^ = 707 kilomètres □•
A déduire I, II et III, = 333 Reste pour le segment IV = 574 kilomètres Q. Pour les volumes dans:
Aire X Epaisseur.
Segment I 64 X 10' X 20 mètres cub. = 1080 X 10® mètres cubes.