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CRITIQUES DE KRYLOV

De 1822 à 1825, plusieurs publications ont signalé aux Français le nom de Krylov; malheureusement, quelques-unes n ont pas dépassé la frontière russe.

Le Cours de littérature ancienne et moderne de P, Hennequin« 4 gros volumes grand in-8, Moscou, 1822, consacre quelques pages à Krylov, et donne la traduction de deux de ses fables. Cet ouvrage a dû coûter beaucoup de peine à l'auteur, mais il lui manquait trois choses pour faire un bon livre : la science, la critique et le style.

V Anthologie rtçsse, de Duçré de Saint-Haur, contient, avec la traduction de dix fables, une courte notice sur Fauteur.

La traduction en français et en italien des Fables choisies de Krylov est précédée d'une notice.

Les traductions de F. J. R. et de Masclet ne sont accompagnées que dé courtes préfaces.

En 1852, on voit paraître presque en même temps :

l** Dans la Revue des Deux Mondes un arlicle de Ch. de Saint- Julien (mort en 1869), sur la littérature russe en génénl et en particulier sur Krylov. Cet article contient une biographie du fabuliste, avec ranîilyse ou la traduction en prose d'un certain nombre de ses fables.

2** Krylovjf ou le la Fontaine russe, sa Vie et sos Fables, par Alfred BougeauJt (avec la traduction de 20 apologues). 1 vol. in-12. Paris, Garnier.

Les Fables de Krilof, traduites en français par Ch. Parfait, 1 vol. in-12, Paris ; Pion, 1867, contiennent une notice sur le fabulis!e et sur ses œuvres.

Cette traduction a provoque un grand nombre d'articles dans là presse française et étrangère. Ceux qui ont paru en Russie dans le Journal de Saint-Pétersbourg, le Courrier russe et la Revue septentrionale ont été fondus dans le présent ouvrage.

Le nom du poëte qui fait le sujet de cette étude se trouve écrit suivant les auteurs : Krilof, Krylow^ Kryloff, Krylofet Krylov. Ces variantes viennent de ce que les Russes se servant d'un alphabet spécial, chacun croit pouvoir en traduire les lettres à sa fantaisie. La dernière transcription est la seule exacte :

1^ Il faut écrire Kry et non Kri^ parce que Vi employé ici en russe n'est pas notre i aigu, mais un i grave, dont le son est représenté par y chez tous les peuples slaves qui écrivent avec notre alphabet.

2^ Il ne faut pas écrire KryloWy avec un double w, parce que les Russes ne possédant pas cette lettre, équi-

voquc pour nous, il n'y a aucune raison de l'introduire dans un mot de leur langue.

Les Allemands écrivent Kryloff avec deux //, parce que s'ils l'écrivaient avec une seule, ils prononceraient Krylôfe ; les Français ne peuvent pas invoquer la même raison pour changer l'orthographe du mot.

Restent donc les deux transcriptions : Krilof et Ki^ylov, La première représente la prononciation, mais la seconde a l'avantage de transcrire le mot russe lettre pour lettre, sans pourtant indiquer une prononciation fausse, puisqu'on français même nous avons une tendance à donner à un v final non suivi d'un e muet , le son fort de 1 Y,

Telles sont les raisons qui nous ont fait préférer cette orthographe, bien que ce soit encore la moins usitée.

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