Le village de Nin-na-dji tire son nom du temple qui s'y
trouve.
2. — On donne plusieurs noms à Nin-sei, tels que Sei-souké, Sei-yémon, Sei-bei, etc., mais nous ne savons pas encore quel fut son véritable.
3. — Le temple de Kitano-Temmangou (Kioto) renferme le Mitsou-gousokou , c'est-à-dire un vase à fleurs, une cassollette et un chandelier, en terre cuite, qui ont été offerts en ex-voto. Chacune de ces trois pièces porte à son centre, en lettres de cinq couleurs différentes et d'or et d'argent, l'inscription «Namou-Tenmandaï-jizaï-Tenjin», et sur le pourtour on lit cette longue inscription : « Nonomoura-harima daïjiô-Foujiwara-no-Ninsei ». C'est,. dit-on, l'inscription de la boîte, mais elle porte néanmoins le nom de Nin-sei. Un de ces trois Yousokou, le vase à
fleurs, s'est conservé intact jusqu'à nos jours, mais les deux autres se trouvent, dit-on, entre les mains de Zenzabouro qui s'occupe de les restaurer.
4. — Nin-sei aurait vécu à l'époque de Kei-chô (1596-1599). La preuve en est que la boite du pot à thé que l'auteur garde avec soin porte sur le couvercle l'inscription en deux lettres de Kei-chô, tracée par Kanamori-Sowa, d'après le style de calligraphie Zen-sô. L'écriture est fort ancienne et l'objet lui-môme d'un goût classique. Le genre du disciple de Sôhakou nous affermit dans la conviction qu'il vivait vers cette époque.
5. — Le couvent de Sei-kan-dji est situé au Sud de la montagne Kiyomidzou-yama. — Otowa se trouve sur la montagne même de Kiyomidzou.
6. — Omouro, ainsi nommé par suite de la retraite de Kanpei-hô-gô dans le couvent de Nin-na-dji, est une dénomination particulière qui est devenue plus tard le nom de l'endroit.
7- — Iwakoura, situé au Nord et à un ri de Mibosatsou se trouve dans la direction N. E. de Kioto. — Akashi est le nom d'un village à Ban-shiû (province).
8. — Dans les derniers temps les poteries anciennes portant les cachets de Rakou-tô, Rakou-hokou, Mibosatsou Nin-na-dji, Omouro, Iwakoura, Kingô-zan, Sei-kan-dji, Otowa, Awata, Akashi etc., ont été vendues fort cher par des marchands intéressés comme étant des œuvres de Nin-sei ; mais ce sont de purs mensonges. — Rakou-tô est la marque du cachet d'un potier des environs d' Awata, qui était contemporain de Nin-sei. — Rakou-hakou est le cachet d'un potier des environs de Mibosatsou qui vivait également à l'époque de Nin-sei. — Mibosatsou est celui d'un fabricant de poteries de ladite localité, qui était aussi contemporain
de Nin-sei. Ce dernier cachet est employé de nos jours par un potier d'Awata du nom de Hô-zan. — Min-na-dji et Omoura sont les cachets de potiers qui se fixèrent aux environs de Nin-na-dji et qui vécurent à une époque postérieure à celle de Nin-sei. — Iwakoura [S est le cachet d'un potier d'Iwakoura, contemporain de Nin-sei. Le cachet ^ est celui dont s'est servi récemment un potier
CAO
du village d'Awata nommé Kin-kô-zan. — Kin-kô-zan est le cachet d'un potier du village d'Awata, qui serait postérieur à Nin-sei. — Sei-kan-dji est celui d'un potier habitant aux environs du couvent du même nom, qui aurait vécu vers l'époque de Nin-sei. De nos jours, le cachet Sei-kan-dji
\m) est employé par d'autres potiers. — Olowa Oy est le
cachet d'un potier d'Otowa qui aurait été contemporain de Nin-sei. Quelques potiers ont fait récemment usage de ce cachet. Le caractère H est le cachet d'un potier d'Awata qui vivait également du temps de Nin-sei. — Akashi est la marque du cachet d'un potier du village du même nom qui vivait à la même époque que Nin-sei.
9. — Kanamon Sôwa porta, selon le « Sado Sentei », le nom de Shigué-Chika ; il était fils de Idzoumo-no-kami et petit-fils de Nagatcika. Il se fit raser la tête dans la 19 me année de Kei-chô (1614) et mourut la 2 me année de Min-réki (1656). Il avait appris de son père Idzoumono-kami, l'art de préparer le thé ; il s'établit d'abord à Kioto, il alla ensuite se fixer auprès du prince de Ka-shiû dont il se fit l'hôte. Ses descendants devinrent Hei-shi.
10.— O-uchi-yama est le nom qui désigne le Daï-ri (résidence impériale).— Le temple Nin-na-dji qui fut autrefois
résidence impériale est connu encore sous la dénomination d'O-uchi-yama, qui est la même que celle de Daï-ri.
il. — L'impératrice Kô-foukou-mon-in, femme de l'empereur Gomidzou-Tenno, était fille de Tokougawa Hidétada (2 mc Taï-koun). Elle avait appris de Kanamou Sowa l'art de préparer le thé.
42. — Le couvent de Kan-sei-dji est situé au village de Yamo-shina à Yama-shiro ( province où se trouve la ville de Kioto).
La cassolette, figure V, est l'œuvre de Nin-sei, qui l'aurait, croit-on, façonnée à la main, quoiqu'elle ne porte pas le cachet de ce céramiste. La couleur de la pâte ainsi que celle du vernis est blanchâtre avec une nuance d'un gris clair, se rapprochant de la couleur de Faidzou (espèce de gros haricot blanc). Le vernis est dur et luisant, mais opaque avec de petites fêlures ; il ne couvre ni le bord de l'orifice, ni le revers du couvercle, ni le fond du vase. La pâte est extrêmement fine et dure. Le poids du vase est moyen (16 mommés). C'est une œuvre pleine de goût et d'une forme gracieuse.
La figure VI représente un pot à thé qui est l'œuvre de Nin-sei avant qu'il portât ce nom. C'est ce que prouve le cachet dont ce vase est revêtu et qui représente le mot Sei d^) dans un carré. Façonnée autour, cette pièce doit avoir été fabriquée avec de la pâle blanche. Son vernis uniformément blanchâtre et parsemé de petites fêlures ne s'étend pas jusqu'à l'intérieur, comme celui de la pièce figure V ; la nalure de sa pâte est plutôt grossière que fine ; le dessin est de l'école de Kano : c'est un mélange d'or, d'argent, de rouge, de bleu clair, de jaune etc. Le poids est moyen (14 mommés).
La tasse à thé que représente la figure VII est encore l'œuvre de cet habile céramiste qui doit l'avoir faite au
tour. La couleur de la pâle est la même que celle de la pièce précédente ; seulement elle lire un peu sur la nuance feu. Le vernis, semblable à celui du vase précédent, est un peu gris, avec des fêlures extrêmement petites, luisant et opaque; il ne forme qu'une couche assez mince. La nature de la pâte est fine et dure. Le poids du vase est moyen (42 mommés). Le cachet dont la pièce est revêlue consiste dans la reproduction des caractères Nin-sei ir. Le dessin est d'un style purement japonais ;
il est colorié et représente des herbes et des fleurs.
La tasse à thé figure VIII a été fabriquée au tour par Nin-sei. La pâte, d'une couleur semblable à celle de la pièce figure VII, est cependant un peu verdâtre. Le vernis, d'un blanc plus prononcé que la précédente, a moins de lustre et les fêlures en sont fort petites. La couche est plus épaisse que celle du vase de la figure précédente. Le contour de l'orifice est garni d'un vernis d'un noir foncé, sans fêlures, luisant, opaque et qui ne s'étend pas jusqu'aux parois intérieures. La nature de la pâte est dure et lourde ; le poids du vase est de 75 mommés. On
y voit reproduits, en guise de cachet, les caractères >? (Nin-sei) gravés à la spatule.
La figure IX représente une cassolette qui est également l'œuvre de Nin-sei. Elle doit avoir été façonnée au tour. La couleur de la pâte ainsi que celle du vernis sont tout à fait pareilles à celles de la pièce figure VIII; le vernis est luisant, opaque, avec de petites fêlures et d'une épaisseur moyenne ; il s'étend jusqu'à l'intérieur, mais ne couvre pas la partie qui se ferme. La pâte est extrêmement dure et lourde ; le vase pèse 46 mommés. Cette pièce
porte le cachet de [£n (Nin-sei) en caractères un peu larges et la gravure faite à la spatule est du style de Mishi-ma-té.
Le pot à thé représenté par la figure X est encore l'œuvre de Nin-sei qui doit l'avoir fabriqué au tour. La pâte est d'un gris cendré tirant sur le blanc. Le vernis a la couleur de l'adzouki clair (petit haricot rouge), il est luisant, opaque et parsemé détaches d'un noir sombre. La couche en est peu épaisse et ne recouvre pas les parois intérieures. La pâte est d'une nature fine et dure. Celte pièce pèse 25 mommés. Elle porte l'inscription de Nin-sei eu toutes lettres, gravée à la spatule.
La figure XI représente encore un pot à thé, qui est également l'œuvre du même céramiste, lequel doit l'avoir fait au tour, comme les précédents. La pâte est d'un blanc cendré. Le vernis a la couleur de la gélatine, avec une nuance jaunâtre. Luisant et un peu translucide, il a des ondulations jaunes et grisâtres. A la partie supérieure du pot, le vernis est d'une couleur de gélatine noirâtre et un peu translucide. Il ne recouvre que légèrement le vase, et ne va pas jusqu'à l'intérieur. La pâte est fine. Le vase pèse 16 mommés ; il porte le cachet de
Nin-sei jlTj.
La tasse à thé représentée dans la figure XII est également l'œuvre dudit artiste qui doit l'avoir façonnée à la main. La pâte est d'un gris cendré ; le vernis est de la même couleur, un peu plus clair, luisant mais non translucide ; il a été jeté légèrement sur le vase. Le dessin est colorié à la manière purement japonaise. La nature de la pâte est tendre ; elle est mêlée de sable fin et très légère. Le poids du vase est de 49 mommés. On y voit
en gros caractères la marque de [fr (Nin-seî) gravée à
la spalule.
La figure XIII représente une tasse à thé , qui est égale-
ment l'œuvre de Nin-sei ; elle a élé faite au tour. La pâle est couleur de terre cuite et le vernis couleur de gélatine, brillant et opaque. A la partie supérieure de la face externe du vase ainsi qu'à son centre, on remarque des lignes tracées au pinceau sur le vernis jaune. Ce vernis tire un peu sur la couleur de gélatine ; il est luisant et translucide ; la nature de la pâle est sablonneuse et grossière et nous rappelle la pâte de Shigaraki ; elle est toutefois un peu plus dure. Le vase est lourd; il pèse 61 mommés. Sur son revers se trouve le cachet de
>t (Nin-sei). Cette tasse a dû être fabriquée sur le
modèle de la tasse à thé chinoise dite Tô-temmokou. Voici comment j'ai pu obtenir cette pièce si rare et si estimée : Un prêtre du nom de Daï-guen-an, desservant le couvent de Tokou-daï-dji, à Yama-shiro, avait transmis à ses héritiers une centaine de variétés de tasses. D'après le désir qu'en manifesta Mr. Ashi-zawa, on lui donna cette tasse qui plus tard m'a été cédée. Sanguen-an, prêtre desservant dudit temple, possède aussi une centaine des mêmes pièces.
La cassolette que représente la figure XIV est encore l'œuvre de Nin-sei, qui doit l'avoir façonnée à la main. La pâte est d'un blanc un peu cendré et le vernis d'une nuance qui se rapproche de celle des vases de terre cuite, un peu blanchâtre. Ce vernis est brillant, non translucide et peu épais ; il ne couvre ni la partie qui se ferme, ni le pied du vase; il présente beaucoup de petites fêlures. On y voit un dessin doré et argenté au revers du couvercle, et à la face extérieure de la cassolette se trouve jeté un semis or en forme de brouillard. La pâte est d'une nature fine et duré. Cette pièce est du poids de 64 mommés ; elle porte le
cachet de Nin-sei £-.
La figure XV représente une tasse à thé, qui est une œuvre moderne, dans le style d'Omouro ; elle doit avoir été faite au tour. La couleur de la pâte est fauve clair, et lèverais d'une nuance blanche et gris verdâtre, brillant et opaque; sur un des côtés de la paroi intérieure se trouvent des taches noires qui représentent une peau de poire et quelques lignes couleur fauve. La nature de la pâte est dure. Cette pièce pèse 66 mommés ; elle est revêtue du cachet de Ivj
( Omouro ).
La figure XVI représente un chauffe-main (hibatchi) qui est comme la précédente pièce dans le style d'Omouro moderne et qui a été façonnée moitié au tour, moitié à la main. La couleur de la pâte est en quelque sorte fauve clair. Le vernis est émaillé d'une nuance couleur fauve clair, peu brillant. La pâte mélangée de sable grossier n'est pas dure. Le vase est lourd ; il pèse 860 mommés. Au fond,
on remarque les deux cachets f \A «j gravés à la spatule.
Les vases du style d'Omouro moderne sont ceux qui ont
été cuits dans les fours spéciaux qu'avait construits Zen-
jiûro Wazen, deuxième successeur de Nishi-moura, sur les
débris des fours de Nin-sei, vers la 5 me année de Ka-yé,
c'est-à-dire il y a 26 ans.
Les pièces des figures XV et XVI, dans le style d'Omouro,
datent pour sûr de plus de 20 ans.
Les porcelaines d'Awata tirent leur origine de Kou-yémon, qui
commença à les fabriquer dans la période entre la fin de Kei-
chô et les années de Guen-wa. Ce sont des poteries du même
genre que celles de Nin-sei, c'est-à-dire à couverte bleue et
fauve clair, les assiettes portent le cachet d'Awata et paraissent être
l'œuvre de Nin-sei ; la couverte est de la nuance que nous venons
d'indiquer; elles appartiennent à l'époque qui suit celle de Nin-sei
et ont une grande ressemblance avec les œuvres de ce céramiste,
tant par la nature de la pâte que par la couleur du vernis. Les œuvres du même genre d'une époque postérieure sont de la couleur d'un œuf de poule, pour la pâte comme pour le vernis. Plus elles sont modernes, plus la pâte en est tendre et présente des fêlures fines.
4. — La l 1 * année de la période de Guen-wa remonte à 266 ans.
La tasse à thé figure XVII, qui doit avoir été faite au tour, semble appartenir à l'époque de Guen-wa. La pâte est couleur de haricot clair tirant sur le gris. La nuance est pâle et à peu près comme la pâle blanche; il en est de même du vernis, dont la nuance est également gris clair ou toki-iro (couleur de l'ibis), c'est-à-dire claire et blanchâtre. Le vernis qui a été jeté légèrement sur le vase a des fêlures; il est très-brillant, opaque et la couverte est d'un vert légèrement noirâtre ou d'un noir un peu verdâtre ; le tout est revêtu d'un émail vitreux. La pâte est fine et dure. La pièce est lourde ; elle pèse 63 mommés.
La figure XVIII représente un pot à thé fait au tour , qui semble appartenir à l'époque de Guen-wa. La pâte est d'une couleur semblable à celle de la pièce précédente, avec une teinte un peu verdâtre. Le vernis est le même que celui du vase précédent, sans taches vertes ; il se rapproche un peu de la nuance des vases de terre cuite. La couche en est fort épaisse, avec des fêlures de médiocre largeur; le dessin est doré, rouge, vert, bleu foncé et jaune. La pâte est fine et dure. La pièce pèse 29 mommés.
L'assiette représentée dans la figure XIX a été faite à la main; elle porte un ornement sculpté dans la forme au moyen de la spatule, ce qui nous fait croire qu'elle daterait de 150 ans. La couleur delà pâle ainsi que celle
du vernis sont celles d'un œuf de poule tirant sur le gris. Le vernis couvre légèrement la surface du vase ; le fond n'en a point ; on y remarque de petites fêlures. Le dessin est bleu clair, jaune, vert et or, et la couche en est fort mince. La nature de la pâte est d'une dureté moyenne. Cette pièce pèse 62 mommés.
La figure XX représente un petite vase fait au tour, qui doit dater d'une vingtaine d'années. La pâte est de la même couleur que celle de la pièce précédente. Le fond est couleur de feu. Le vernis du dessin est d'une nuance bleu-clair et jaune ; il est un peu épais ; les parois intérieures sont recouvertes d'un vernis blanc, d'épaisseur moyenne, avec des fêlures très-fines. La pâte est d'une nature grossière et dure. La pièce pèse 39 mommés; elle est revêtue sur son revers du cachet de Hô-zan , nom d'un potier d'Awata.
Le Hi-iré (vase à contenir du feu) représenté par la figure XXI, doit avoir été fait au tour; il semble remonter à une centaine d'années. La pâte est d'une couleur semblable à celle de la pièce précédente, mais le vernis est d'une nuance un peu plus blanche. Le centre des parois intérieures ainsi que la partie intérieure et le fond sont dépourvus de vernis. Le vernis extérieur est d'une épaisseur médiocre, avec des fêlures très-fines. Sa couverte qui est coloriée est bleu-clair et jaune. Des caractères y sont reproduits en couleur fauve, tout en Midzou-gousouri (vernis vitré). La pâte est fine et dure. La pièce est lourde; elle pèse 411 mommés; elle est munie sur son revers du cachet à trois caractères de Kinkô-zan, nom d'un potier d'Awata. Le Hi-iré est un vase dans lequel on met du feu ; il sert pour allumer la pipe.
Les Kourodani-yaki sont des poteries du temps de Nin-sei qui ont été commencées par Sin-souké. —
Kouro-dani est le nom d'une localité située au Nord et à une distance d'environ 8 chô d'Awata.
Les premiers vases de Kiyomidzou furent désignés sous le nom de Kiô-yaki. Vers les années de Yéshiô (1504-4520), on appela Kiyomidzou-yaki les poteries de Shibou-ya, de Kourodani, de Sei-kan-dji, etc. Les premiers qui fabriquèrent ces poteries furent Oto-rokou, Otowa-ya, Kioû-sitci, etc. ; le nom du second de ces potiers leur fit donner aussi celui d'Otowa-yaki. Ces œuvres égalent toutes celles de Nin-sei ; toutefois la couche de vernis est très-mince et les fêlures sont extrêmement fines ; la nuance en est fort jolie. Les premières pièces sont à couverte verte et fauve.
La découverte du vernissage en or, en vert, en jaune, en bleu, en rouge, en noir, est due à un potier du nom de Wan-jin qui vivait après les Kei-chô et Nin-sei* La couverte argentée, verte et bleue a une couche épaisse, tandis que les couvertes dorée, rouge et noire ont une couche mince. Celles de couleur verte et fauve sont des Midzou-gousouri.
4. — La première année de Yé-shô remonte à 374 ans. 2. — Le Sibou-dani, selon le «Yô-jiou-fou-shi», est une localité humide, resserrée entre les montagnes de Sei-kan-dji et de Toribé ; de là vient encore son nom de Shirou-dani. Jadis, c'était le passage pour aller de Kan-tô à Kioto. On arrivait au pont de Yo-jiô (Kioto) en passant par Yamashina et par Shirou-dani. Les vallées de Wakamatsou et de Komatsou sont situées au sud de ce dernier endroit. Le couvent de Sei-kan-dji se trouve au sud de la montagne de Kiyomidzou.
La cassolette, figure XXII, faite au tour, semble avoir été fabriquée il y a 200 ans. La couleur de la pâte comme celle du vernis est celle d'un œuf de poule ; ce dernier est jeté légèrement sur le vase et ne s'étend pas jusqu'à l'intérieur. Il a des fêlures très fines, et est luisant et
opaque. La couverte du dessin est dorée, noire, rouge, bleue et jaune. La nature de la pâte est fine et tendre. Le poids moyen du vase est de 14 mommés. C'est un brûleparfums.
Les poteries dites Ken-zan-yaki sont celles qui ont été fabrL quées par un individu du nom de Ken-zan. Le « Sado-Sentei » nous dit : a Ken-zan, cadet de Kô-rin, s'appelait Ogata San-shô ; il fut désigné sous le nom de Ken-zan, parce qu'il demeurait à Naritaké-mura, qui se trouvait dans le nord-ouest du fu de Kioto >. Le a: Shoga-benran y> (manuel de l'écriture et de la peinture) parle ainsi de lui : Ken-zan, fils d'Ogata Munékama portait le nom de Shin-shô ; son prénom était Shinzabouro . Il habita d'abord Kioto, et se fixa ensuite à Narabi-oka. On lui donna alors plusieurs noms tels que Shô-ka, Shin-sei-do, Shi-sui, Rei-kuaï ou To-in, etc. Plus tard, il vint s'établir à Yédo, où il mourut à l'âge de 83 ans (le 2 juin 1743). Il avait appris la poésie japonaise de Shirosawa Nagayoshi et l'art de préparer le thé de Zuiriûsossa. C'était aussi un peintre habile. Il fabriqua pour son plaisir des poteries ornées de dessins de fleurs très-artistement peintes. Sur le revers, se trouve cette inscription « Ken-zandôki-siô-zô » poteries fabriquées par Ken-zan. On nomme communément ces vases Ken-zan-yaki, (poteries cuites par Ken-zan). Les dessins sont dans la manière de Kano ; il appliqua le vernissage à ses poteries. Son genre était noble et élégant, et il jouit sous ce rapport d'une réputation justement méritée. Les poteries fabriquées par lui à Kioto sont faites avec une pâte de la môme couleur que celle d'Awata-yaki et de Nin-sei. Parmi les œuvres produites par cet éminent céramiste il y en a qui ont été faites avec la pâle de Shigaraki mêlée de sable, et d'une nuance feu très-vive. D'autres sont fabriquées avec la pâte de Zen-shô, qui est fine et dure et dont la couleur est d'un vert clair. Celles qu'on fabriqua à Iri-ya ressemblent aux Taku-yaki, tant pour la nature de la pâte que pour la couleur du vernis. Le dessin qu'elles
portent est inférieur à ceux des précédentes, mais en somme ce sont des poteries élégantes qui, néanmoins, comparées aux œuvres de Nin-sei, sont naturellement moins fines.
1. — Ko-rin, était, selon la notice de Shoga-beuran, le dernier fils d'Ogata Mounékama. Il portait le nom de Hôsikou et était connu plus généralement sous celui de Hariganéya Tojioûro. Il résida à Yédo, porta les surnoms de Dô-sô, de Sioukou-mio, de Kuan-sei, et d'1-rio ; il mourut le 6 me jour, du 4 me mois, de la l re année de Kiô-ho (6 avril 4816), dans sa cinquante-deuxième année. Il avait étudié la peinture sous Kano Tsunénobou et, passionné pour le style de Tossa-ké, il créa en quelque sorte une nouvelle école. Il fut élevé au grade de Hô-kio. Il élait également habile dans l'art de fabriquer les laques d'or et était en somme plein de goût en toutes choses. Il aimait passionnément le thé.
2. — Naritaki-moura est situé à un ri et dans la direction nord-ouest de Kioto. Au sud et à environ 8 chô de cette ville se trouve Narabioka.
3. — Shirossawa Nagayoshi, dit le « Kantei-beuren », s'appelait Kanétomo Nagayoshi, il changea plus tard ce nom en celui de Nagatako. Il était natif de Sinano (province), et eut pour maître Tei-tokou. A force d'étude et de travail, il parvint à se faire une célébrité. Dans ses dernières années, il fixa sa résidence aux environs de Shirossawa, à l'ouest de Kioto et son habitation prit le nom de Ko-hassa-no-ya. Il était généralement connu sous le nom de Mossawa Nagayoshi. Il mourut le 15 rae jour, du 3 ,ne mois, de la 9 me année de Yempô (15' mars 1680), à l'âge de 63 ans. Ses ouvrages sur la poésie japonaise jouissent d'une certaine réputation.
4. — Selon le « Sa-jin-kei-fu » le nom de famille de Sosa était Riou-Kiou. Sosa n'était que son prénom ; il était
fils de Ko-rin ; on lui donna le surnom de Fou-shi-an— zui Riû-saï. Ses contemporains le désignèrent, on ne sait pourquoi , sous celui de Nichi-ren-sô-sa. Il mourut le 19 m « jour, du 7 m « mois, de la 4 me année de Guen-roku (19 juillet 1691).
La figure XXIV représente une cassolette travaillée à la main, mais qui a dû être faite dans un moule. La pâte est couleur d'œuf de poule, claire et un peu grisâtre; le vernis, d'une nuance semblable à celle de la pâte, porte des taches qui sont de la couleur du plumage d'un héron rouge et blanc. Il recouvre la paroi intérieure ainsi que l'extérieur : le couvercle seul n'en est pas revêtu. La couche en est assez épaisse, luisante, opaque. Elle n'a point de fêlures ; on y voit de petites lachetures semées ça et là. Le dessin qui s'y trouve représente le village d'Akasbi-nooura, situé au bord de la mer. La couverte est de couleur fauve avec une nuance vert-noirâtre et bleu-clair. La face intérieure est peinte en vert. Le couvercle porte, comme le vase, un brouillard à couverte verte comme celle de la figure 23. La nature de la pâte est fine et dure. La pièce est lourde et pèse 56 mommés. Au fond, se trouve une inscription en caractères de couleur verte et vernis. L'idée qui a inspiré l'ouvrier dans la fabrication de ce vase était de représenter une île, conformément aux traditions de certaine poésie ancienne.
La figure XXV nous montre une coupe, œuvre de Kenzan, qui doit l'avoir faite au tour. La pâte est d'une couleur semblable à celle de la pièce figure 17. La couleur du vernis est un peu plus rouge que celle de la pièce figure 5 ; la couche est mince et s'étend jusqu'à l'intérieur ; on y voit de petites fêlures ; le vernis est brillant et opaque. Le vase est orné d'un dessin à couverte, nuance marron et blanc, dont le vernis a une couche très-épaisse.
La nature de la pâte est la même que celle de la pièce figure XVII. Le poids assez élevé est de 22 mommés. On remarque dans le fond l'inscription de « Ken-zan » en couleur fauve.
La figure XXVI, représente un étui de serviette pour le thé, qui est également l'œuvre du même céramiste, lequel doit l'avoir fabriqué au tour. Sa pâte est d'une couleur gris-clair et le vernis d'un noir foncé, sans lustre, mais transparent. La nature de la pâte est semblable à celle de la pièce, figure IX. Le poids est élevé : la pièce pèse 19 mommés. Dans le fond se trouve également l'inscription de " Ken-zan " en couleur fauve.
La tasse à thé représentée par la figure XXVII a été fabriquée à la main par le même arliste. La couleur de la pâte est d'un gris-clair, celle du vernis d'un noir foncé avec peu de lustre et sans transparence, dans le genre de celui des poteries noires de Séto, dites Séto-kouro. On la désigne communément sous le nom de Ken-zan-kuro. Cette pièce est couverte entièrement de vernis formant une couche épaisse; elle porte trois dessins, un à sa face extérieure et deux à l'intérieur. Un de ces dessins est gris mêlé de vert-clair. La pâte est dure et lourde. Le vase pèse 45 mommés. Les autres pièces susdésignées doivent avoir été fabriquées par Ken-zan, quand il était à Kioto.
La figure XXVlII représente une tasse à thé dont la fabrication est attribuée également à Ken-zan ; elle doit avoir été faite au tour. La pâte est d'un vert-clair tirant sur le gris ; le vernis, de la même couleur que la pâte, est brillant mais non translucide. Il se compose d'une couche mince, sans fêlures. Le tasse est décorée d'un dessin couleur fauve, dont la couche est elle-même très-mince. Les intervalles du dessin sont revêtus d'une couverte blanche, veinée, à couche épaisse et d'un lustre foncé, non translucide. La nature
de la pâte est fine et dure; elle rappelle la pâte de Zen-sho. Le poids est de 65 mommés. Cette pièce porte au fond une inscription de couleur fauve.
La figure XXIX représente encore une tasse à thé qui est également l'œuvre du même potier, lequel doit l'avoir fabriquée au tour. Sa pâte est de la couleur des vases de terre cuite; le vernis est le même que celui de la. pièce figure XXVIII, sans fêlures. La tasse est revêtue d'un dessin vernis, mélangé de fauve et de vert; sur le fond sont tracées des lignes au pinceau vernies en blanc et à couche fort épaisse. La pâte est grossière et dure ; c'est précisément celle qu'on nomme ♦ Shigaraki-do. Le poids est élevé; la pièce pèse 65 mommés. Sur le fond se trouve gravée une inscription en lettres de couleur fauve. Des spécimens de poteries fabriqués par cet artiste avec la pâte de Shigaraki et avec celle de Zenshio, qui se sont conservés jusqu'à nos jours, nous portent à croire qu'il a dû en fabriquer partout où il a résidé ou seulement voyagé.
La tasse représentée par la figure XXX a été également fabriquée au tour par le même céramiste, avec une pâte d'un gris tirant sur la couleur des vases de terre cuite. Le vernis, couleur de poire, est parsemé de taches à couverte blanche; la couche en est un peu épaisse et d'un lustre non translucide, sans fêlures. On y voit un décor d'une nuance châtain-rouge et vertclair. La nature de la pâte qui est lourde paraît être celle de la pâte d'Owari. La pièce est lourde ; elle pèse 61 mommés. Dans le fond est gravé une inscription en couleur châtain.
La figure XXXI représente une assiette qui est également l'œuvre du même potier, lequel doit l'avoir faite avec une pâte de la couleur des vases de terre cuite.
Le vernis a la nuance du haricot tirant sur le blanc ; il couvre entièrement la pièce et présente des fêlures assez larges en dedans et fines en dehors. Le vernis du dessin est d'une couleur fauve et rouge. La nature de la pâte est tendre ; la pièce est lourde et pèse 94 mommés.
La figure XXXII nous montre une assiette de la fabrication du même céramiste, et dont la couleur est identique à celle de la pièce figure 31 ; elle présente des fêlures. Son lustre est opaque. Le dessin est colorié en vert, en bleu-noirâtre et en pourpre, et d'un lustre un peu translucide. La nature de la pâte est la même que celle de la pièce figure SI. Le poids est de 105 mommés. Sur le revers se trouve une inscription à couverte fauve. Les deux pièces précédentes ont été fabriquées à Iri-ya (Tokio). Le goût en est un peu grossier.
Les pièces connues sous le nom de Outci-yaki de Sô-hen sont l'œuvre de Sô-hen, réputé dans l'art de la préparation du thé. Le « Cha-jin-kei-fu » s'exprime en ces termes à son sujet : Yamàda Sô-hen, dont les premiers noms étaient Sô-yen, Siû-gakou ou Jiokan-shi, porta tour à tour le surnom de Shi-hô-an, et de Fu-shinan ou Kon-nilci-an; il prit ensuite celui de Tô-y-saï. Natif de Kioto. il se fixa à Yoshida (province de San-shiû), puis alla demeurer pendant quelque temps à Narou-taki (Kioto), où il se fit l'élève de Sô-tan, dans la 4 me année de Shô-hô (1657). Plus tard, il entra au service de Ogasawara Sado-no-kami Tada-tomo. De retour à Kioto, il y mourut le 2 me jour, du 4 me mois de la 5 me année de Hô-yé (2 avril 1708), à l'âge de 85 ans. Il fut enterré dans le temple de Hogashi-hongandji. On lui doit d'excellents ouvrages sur le thé, tels que <t Sado-yorokou», «: Sado-bemmôshiô », etc. L'expression de Uchi-yaki désigne les poteries cuites dans des fours établis à l'intérieur des maisons, comme nous en avons cité plus haut. On donne généralement le nom de Uchiyaki à certaines poteries façonnées à la main par Sô-hen, et cuites au four d'Oshi-kôdji à Nijio (Kioto).
La cruche représentée par la figure XXXIII est due a Uchi-yaki de Sôhen, qui doit l'avoir façonnée à la main. La couleur de la pâte est celle des vases de terre cuite ; la nuance du vernis est un Midzou-gousouri de couleur verte. Ce vernis recouvre l'extérieur ainsi que l'intérieur du vase, lequel est mince et revêtu également sur sa face extérieure d'une couche de vernis noir, luisant et opaque, offrant quelque ressemblance avec celui de Ken-zan. La couche inférieure du vernis laisse voir en beaucoup d'endroits sa couleur verte au travers de la couche supérieure. Le vernis est jeté légèrement sur la surface du vase ; il n'a pas de fêlure- La nature de la pâte est grossière et molle. Le poids est de 188 mommés. Dans le fond, se lit, gravé à la spatule, le surnom du céramiste ; c'est un caractère qui a la forme d'une sonnette.
La pièce suivante est du style de Wan-jin ; elle rappelle tout naturellement le goût coréen; mais son dessin est dans le genre japonais.
La figure XXXIV représente une tasse à thé, de date un peu plus récente que les œuvres de Wan-jin, et qui semble appartenir à une époque ne remontant pas à plus de deux cents ans. Elle est d'un style à peu près identique à celui des poteries de Kiyomidzou, d'Awata, d'Iwakoura, etc., bien que son vernis soit un peu différent. Fabriquée au tour, cette tasse est faite avec une pâte d'un blanc tirant sur le gris-clair ; son vernis de même nuance a un éclat vil ; il est opaque. Ses fêlures sont à peine visibles, comme dans les Kiyomidzou-yaki. Le vernis, dont la couche est peu épaisse, recouvre presque tout le vase, à l'exception du pied qui n'en est pas revêtu et laisse voir la pâte. Le dessin est doré, bleu-clair, vert, et violet-clair ; c'est une flèche garnie de plumes, genre de jouet d'enfants, qui se vendait autrefois au commencement du printemps
sur la route de la montagne Hachiman-yama, à Yamashiro. Tous ceux qui se rendaient au temple situé sur ladite montagne avaient l'habitude d'en acheter et rentraient chez eux tout fiers de leur emplette. De nos jours, cette vieille coutume a disparu complètement. La couche du vernis de cette tasse est mince ; la pâte est d'une nature fine et dure; la pièce pèse 49 mommés.
La figure XXXV nous représente une tasse à thé, pareille n la précédente, mais d'une date plus récente et qui a élé fabriquée au tour. La couleur de la pâte est celle des vases de terre cuite ; le vernis est gris vçrdâtre, parsemé de taches couleur de nèfle clair. La couche qui s'étend jusqu'aux parois intérieures est épaisse. Le dessin de chrysanthèmes dont cette pièce est ornée doit avoir été fait au moyen d'une forme. Les lettres et les lignes qui sont reproduites à la surface du vase et qui vont de haut en bas doivent avoir été gravées à !a spatule. La partie concave du décors est recouverte d'un vernis blanc mat. La nature de la pâte est fine et dure. La pièce est d'un poids élevé ; elle pèse 59 mommés. Il y a cinq yeux dans le fond du ruban.
Le «Yo-jiu-fu-shi», ouvrage sur les poteries, nous dit que ce fut un habitant du village de Kavvaraké-moura, à Kita-yama-hatayéda, qui inventa les Kawaraké (vases de terre cuite) de San-do, Sitsi-do, Saïbi, etc. Le nom primitif de Kawaraké tire son origine d'un jeu de coupes au nombre de neuf, dites Kioû-ken, qui sont graduellement plus grandes depuis la première jusqu'à la dernière ; de là est venu l'usage de les désigner ainsi*par leur chiffre.
Les potiers qui fabriquent ce genre de coupes dans le village de Kawaraké-moura avaient l'habitude de se présenter au nouvel an dans les cuisines de la cour impériale , coiffés de leur bonnet d'Yéboshi et vêtus de leur habit de Sou-nô, pour y
offrir leurs poteries. On confectionnait également cette espèce de vases à Fouko-kousa, à Kami-sago, et à Senguen-moura, localités qui sont le berceau des potiers en terre cuite.
Celui dont nous parlons choisit exprès pour demeure un endroit où il pouvait trouver de la terre pour la fabrication de ses vases. Ses descendants ont depuis toujours été instruits par les soins des Shoguns.
i. — Hata-yéda, situé au S. 0. d'Iwakoura se trouve dans la
direction N. E. et à une distance de 2 ris de Kioto. 2. — Le vrai nom du village de Kawaraké-moura est Ki-
moura.
3. — Fouka-kusa est le nom d'un village situé au sud d'Inari-yama, dans la direction sud-est, à une distance de 1 ri de Kioto ; et où se fabriquent encore aujourd'hui des vases de terre et des tuiles.
4. — Kami-soga se trouve dans la direction nort-ouesl et à une distance de 2 ris de Kioto ; il n'y existe plus aujourd'hui de potiers en terre cuite.
Les deux vases de terre représentés par la figure XXXVI, façonnés à la main, sont des imitations de vases antiques. La pâte est rougeâtre et désignée communément sous le nom de Kawaraké-iro ( couleur des vases de terre ), elle est d'une nature passablement grossière, tendre et fragile. Ces vases ne sont autre chose que des poteries faites avec de la terre prise dans les montagnes, et . ont un aspect tout-à-fait rustique. Le poids en est léger; le grand pèse 48 mommés.
D'après le « Sado-Sentei » les vases en terre cuite, œuvres de Sô-shiro, firent donner au potier qui les fabriqua le titre de Tenkchitci (premier artiste du monde). C'était au temps de Taiko- Sama. Sô-shiro était fils de Sôza-bouro ; il résidait à Matsou-bara (Ki habita aussi Yédo. Pendant son séjour dans la
"■■■ capitale, la famille de Sen se servit de ses furo (fourneau de
cuisine). Sô-shiro en était également fabricant. Il finit par se
fixer définitivement à Foushimika (Kioto), où sa maison existe
' : encore aujourd'hui, et où, dit-on, l'on continue à y faire des
à * poteries. Elle est située aux environs de Foukahousa.