‹ Kwan-ko-dzu-setsu: Art céramiqueChapitre 17 sur 17 · Moricagué, élève de Tanyou, époux de Sesshin, s'appelle · texte numérisé non relu

Moricagué, élève de Tanyou, époux de Sesshin, s'appelle

aussi Mouguensaï. 6. — Il y a soixante-sept ans de la 7 e année de Bounka à nos

jours.

La tasse à thé représentée par la figure XXIV est une poterie de Kulani ; elle est faite au rokouro ; sa terre, d'une nuance grisâtre, est recouverte d'un émail de même couleur, peu brillant, non

diaphane et sans craquelures. Son décor est bleu et très-beau ; le rouge pourpre, le jaune et le noir s'y trouvent mêlés à divers degrés; le décor est brillant, peu transparent et non craquelé. L'extérieur de la tasse est vert; le fond qui a la couleur de l'émail et porte la marque %%, est recouvert, comme la marque elle-même, d'une couche d'émail assez épaisse. La nature de la pâte est dure, fine et pesante ; la pièce pèse cent soixante-dix mommés ; la fabrication remonte à environ 4728.

L'inventeur des Agano-yaki, appelé Agano-Kizô, demeurait d'abord à Fousankaï, port de la Corée, appelé alors Sankaï. Lors de l'invasion de ce pays par Hidéyoshi , il revint au Japon avec son fils, accompagné de Kobayagawa. Takakoyé , ancien prince de la provinee de Bungo, s'établit à Agano-moura, un des villages du district de Tagawa, appartenant à cette même province et commença à y fabriquer de la poterie. Sa première pièce fut faite avec de la terre et de l'émail provenant de son pays ; la fabrication est imitée des Rokouyaki ; c'est une œuvre gracieuse et élégante ; la couleur de l'émail est noire ; la terre peu travaillée est grossière et pesante. Les pièces fabriquées ensuite dans la période moyenne le furent avec une terre de couleur brune , et émaillées en vert de la nuance du sasho ( herbe comestible ).

La pâte est tendre et luisante ; mais elle a l'aspect rugueux d'un citron rongé des vers. La couche d'émail dont la pièce est revêtue est assez épaisse, mais non transparente. La matière qui a été employée pour la fabrication est grossière ; la surface est transparente ; la pâte n'est pas très-dense ; l'exéculion est faite avec goût. Sur la face de la partie inférieure on remarque des empreintes longitudinales.

Ce genre de poteries subit plus tard d'autres transformations; on employa une terre d'un rouge pourpre, légèrement émaillée en jaune grisâtre, d'un éclat peu brillant et non transparente ; les pièces ressemblent comme exécution à celles de Takatori. La pâte en est pure,, fine et d'une grande dureté ; l'émail qui la recouvre d'une couche mince est légèrement jaunâtre,

brillant et transparent. La terre ressemble comme couleur à celle de la province de Higo ; c'est à sa nature qu'il faut attribuer la grande dureté de cette pièce qui vibre avec une grande acuité au moindre choc. Le travail en est moins grossier et la forme plus gracieuse que ce que l'on voit d'ordinaire dans les anciennes poteries japonaises. La pâte est blanche et recouverte faiblement d'une couche d'émail de la même couleur ; elle est fine et dure.

Plus tard, vers la septième année de Keïchô, Sonkaï laissant l'un de ses fils à Agano, se rendit avec les deux autres et avec Katou- Kiyomassa dans la province de Higo où il se mit à fabriquer des poteries, dans un village du district de Yatsoushiro. Au début, lors de son arrivée au Japon et de son établissement à Agano-moura, l avait pris le nom de Agano-kizou. Après sa mort, on continua à fabriquer les mêmes pièces qui s'appellent aujourd'hui Youhada. Elles ressemblent beaucoup aux poteries anciennes sous le rapport de la forme ; mais elles en différent par la qualité qui est bien inférieure. Les empreintes longitudinales qui se trouvent derrière le cercle inférieur sont imitées des anciennes poteries. La qualité secondaire, appelée Mokoumé-yaki, est recouverte d'un émail jaune dont le dessin pourpre imite les veines du bois allant de droite à gauche. Enfin, la troisième qualité, appelée Sirodé, a sa pâle d'un blanc pur ; l'émail qui est de la même nuance est légèrement transparent. Cette pâte est fine et dure ; la pièce rend quand on la choque un son très-aigu. Il se faisait encore plusieurs autres espèces de poteries à Agano ; aujourd'hui on y fabrique les Kinankin.

1. — Takacaqué, fils de Moori-Motonari , appelé Matashiro dans son enfance, changea son nom contre celui de Taira lorsqu'il entra dans la maison de Kobayakawa. C'était un homme d'un caractère confiant et généreux ; il s'adonna aux travaux de l'art militaire et aux sciences , et s'acquit une grande renommée par les victoires éclatantes qu'il avait remportées sur les Coréens, sous le règne de Hidéyoshi. Sa sagesse et l'affabilité de son caractère lui conci-

lièrent l'estime générale en même temps que sa beauté était un objet d'admiration pour tout le monde. C'est à lui que la famille Moori dût sa grandeur et sa puissance ; elle parvint à être suzeraine de dix provinces. Il mourut dans la deuxième année de Keilcho, à l'âge de 62 ans et fut enseveli dans le monastère de Sakacaqué-déra, situé à Haghi, capitale de la province de Nagato.

2. — Katou-Kiyomassa porta dans sa jeunesse le nom de Toranosouké ; il était né à Nakamoura, village du district d'Aïtchi, dans la province d'Owari. A l'âge de trois, ans, son père Danjio-Kiyotada, employé à Saïtchôo-Dossan, fut tué sur le champ de bataille en combattant contre Ola-Nobounaga. Il était l'ami et le parent de Hidéyoshi et demeurait chez lui. Kiyomassa, dont la mémoire est en grande vénération à Issiyké, avait reçu le titre de Higano-kami ; il gouvernait la province de Higo et avait un revenu de plus de 510,000 kokou de riz. Il élait né dans la quatrième année de Yé-roku et mourut au mois de juin de la seizième année de Keitchô, à l'âge de 51 ans.

Kiyomassa fut un prince aussi probe que brave. Il cultiva la littérature et déjà très-versé dans l'art militaire, il se fit grâce à ses talents de toutes sortes une réputation dans tout le Japon. Lors de l'invasion d'Hidéyoshi en Corée, cette réputation élait telle que les Chinois eux-mêmes composaient des vers en son honneur. Ce n'était peut-être pas un administrateur des plus habiles, mais aujourd'hui encore on le considère dans la province de Higo comme un des plus grands princes du pays, et l'un de ses plus grands bienfaiteurs.

La tasse à thé Agano-ya/ci, représentée par la figure XXV, date d'environ 280 ans ; elle a été fabriquée au tour ; la terre qui entre dans sa composilion est bleue; la couche d'émail rouge mêlé de noir qui la recouvre est assez épaisse et très diaphane-. Elle a une certaine ressemblance avec les Onitatchi-bana détériorés ou rongés par les vers. La pâte est grossière, la surface molle et

transparente ; sur la partie de la tasse qui se trouve près de l'anse se voient des rayures longitudinales. La forme de cette pièce est très-gracieuse; la densité de la pâte est ordinaire; le poids est de 57 mommés.

L'inventeur des Hizenyaki s'appelle Goroshilchi. La terre employée pour la fabrication de ces poteries est d'une nature pierreuse ; l'émail principal est d'un blanc sale ; la partie bleue a une meilleure apparence. Celle poterie est d'une nature généralement terreuse.

Le frère cadet de Goroshatchi, appelé Goroshitchi, était également potier; il fabriquait des pièces en tous points semblables à celles de son frère. On cite principalement parmi ses œuvres de grandes tasses pour services de table , désignées communément sous le nom de Gorohatchi ; ce nom a prévalu même pour toutes les tasses de grandes dimensions. Les deux frères, élèves de Chonsaïn , fabriquèrent également plusieurs pièces d'un genre particulier, émaillées en blanc avec des dessins bleus.

\. — Chonsaïn élait un grand navigateur qui habitait le port d'Okoutchi de Matsousaka, province dise ; il portait aussi le nom de Kondo Gorodayou. Il fit un voyage en Chine pour apprendre l'art de la poterie ; il s'occupa surtout des poteries coloriées ; c'est à lui qu'on doit celles qui ont l'inscription : « Fabrique de Gorodayou Fonochonséi.» Revenu au Japon dans la dixième année de Yeicho, il travailla successivement dans les provinces de Hizen, d'Isé et d'Owari et employa pour ses œuvres la terre et l'émail qu'il avait rapportés de Chine ; il fit également usage d'une terre pierreuse qu'il avait trouvée au Japon. Il existe encore un de ses descendants qui est agriculteur. On compte 360 ans depuis la dixième année de Yeicho à nos jours.

La tasse à thé représentée dans la figure XXVI est l'œuvre de Gorositchi ; elle a été faite au tour ( rokourô ) avec de la terre d'un blanc grisâlre, tirant légèrement sur la couleur brique.

L'émail est d'un blanc sale et parsemé de taches couleur de suie ; il est peu brillant et non transparent. La couche en est mince et a des rayures imitant grossièrement le craquelé. Le dessin est bleu, mélangé de noir, et l'émail en est très-luisant, ce qui indique qu'il est d'origine chinoise. La pièce est d'une dureté moyenne ; son poids est de 450 mommés.

La découverte des poteries appelées Sino, est due au hasard ; ce fut un nommé Sino Sabroyemon-Sôshinquiles fabriqua le premier; elle semble avoir été cuite primitivement au four de Setho, dans la province d'Owari. Elles portent comme marque le mot Dayié (nom de l'année) et ont beaucoup d'analogie avec celles fabriquées du temps de Sôshin ; l'émail en est blanc et trouble ; la terre dont l'artiste a fait usage est pierreuse. Les pièces de fabrication postérieure sont dures, mais résistent mal à la chaleur ; l'émail est assez transparent. Les produits les plus récents de cette fabrication sont de très-mauvaise qualité.

4. — Sino qui demeurait à Assikaga Yoshimasa fut surnommé Chinken-Kakaucha. C'est à lui qu'on doit les procédés employés pour distinguer la nature des parfums appelés Sinobés ; il a écrit à ce sujet plusieurs ouvrages.

2. — Parmi les poteries fabriquées à Setho, celles connues sous le nom de Sinoyaki semblent avoir été faites à Okatsou-moura ; elles ont beaucoup de rapports avec les véritables Sinoyaki.

3. — Yoshimassa mourut dans la 2 e année de Yentokou, environ 388 ans avant notre époque ; la première année de Daïyé commence 34 ans après. Le Katakoutchi représenté dans la figure XXVII est une poterie appelée mougniwaradé, œuvre de Sino.

Elle parait avoir 280 à 290 ans ; elle est faite au tour. La terre est d'un blanc grisâtre, tirant sur la couleur brique; l'émail est à peu près de la même nuance, mais il n'est pas transparent; il est appliqué sur toute la surface de la pièce en couches épaisses qui imitent des craquelures. Le dessin est mélangé de

bleu, de brun, de jaune et de noir Le jaune, qui y domine, est à peu près celui dit Idzoumo-yaki. La pâte est assez grossière, dure et pesante ; le poids de la pièce est de 80 mommés. L'ensemble de l'œuvre est assez gracieux.

L'inventeur des Hakiyaki s'appelle Saka Korazaémon. C'était un potier d'origine coréenne, qui portait dans son pays le nom de Liké, Il vint au Japon avec Mori Teroumoto, lors de l'invasion de Hidéyoshi en Corée et changea son nom contre celui de Saka Korazaïmon. II se fixa dans la province d'Aki, ensuite à Matsumoto, dans un des districts de cette province et finalement dans la capitale du district d'Abé, province de Nagato. Après avoir étudié soigneusement la nature de la terre et des matières qu'il devait employer, il se mit à fabriquer des poteries, et exerça cette industrie pendant tout le temps qu'il vécut. L'un de ses descendants, qui vit encore aujourd'hui, habite Matsoumoto ; il porte le nom deNakanokoura. Saka appartenait à la noblesse ; il reçut plus tard le surnom de Mitchisuké ; ses œuvres sont désignées par les habitants du pays sous le nom de Nakakourayaki. Ce genre de poteries se fabriquent dans un four unique, d'une protondeur de £ de chô et 5 chaku (mesures de longueur dont la première est de 3.30 mètres, et la seconde de 4/3 mètre), la terre qui y est employée est un mélange de matières provenant delà montagne Daïdômoura, district deKho, dans la province de Nagatho et de la montagne de Tôdjin à Malsoumoto, dibtricl d'Abe, dans la même province ; sa couleur est d'un jaune rouge.

Les poteries appelées Sirokôraï sont faites avec une terre tirée d'Amaksa, dans la province de Hizen. L'émail dont elles sont revêtues est fait avec des pierres pulvérisées provenant des montagnes d'Oukino, dans le district de Sawa, de la province de Sehô ; l'émail employé pour le dessin s'appelle Akabou ; il provient des côtes appelées Obala dans Hagui. On a récemment fait usage pour ces poteries de l'émail chinois.

1. — Hagui-yaki est le nom général des Matsumoto-yaki et des Ikayawa-xjaki. Nous trouvons au sujet de ce genre de

poteries les lignes suivantes dans le recueil intitulé Kèiliuman-roku :

« Les poteries de Hagui-yaki se fabriquent à Matsou- « moto-moura, village dépendant du domaine du prince « de Nagato ; c'est à cause de cela que les vassaux de « ce prince lui donnaient le nom de Matsoimoto-yaku « Le village contient trois fabriques exploitées par Saka- € Simbei, Niwa et Hayashi-Yashirô, tous d'origine coréenne, « et venus au Japon comme prisonniers lors de l'invasion <r en Corée. Actuellement, il ne reste plus comme descente dants de ces trois potiers qu'une seule famille, celle de <r Saka ».

2. — L'émail des Matsoumoto-yaki est dur; celui des Ika* gawa-yaki, imité du précédent, est au contraire tendre.

3. — Ikagawa-moura est un village du district d'Otsou, dans la province de Nagato.

4. — Teroumoto portait également les noms de Oyé et de Mori. Né dans la deuxième année de Kôji, il était par son père Mototsumo, qui mourut avant son grand-père, petit-fils de Takamoto. Il hérita vers la première année de Ghenkides domaines de Motosumo et devint prince suzerain des- dix provinces de Aki, de Suwo, de Nagato, de Bitchiu, de Bingo, d'Inaba, de Hoki, d'Idzoumo, d'Iki et d'Iwami ; il acquit aussi avec ces domaines l'ambition de ses ayeux. Il était très-respecté de ses vassaux. Après sa soumission à Toyotomi Hidéyoshi, il s'éleva de plus en plus dans la hiréarchie nobiliaire et fut promu vers la deuxième année de Keicho à la dignité de Jiusammi Gontiunagou. Il était alors prince souverain des sept provinces d'Aki, de Suo, de Nagato, de Bitcliiou, d'Iki, d'Idzoumo et d'Iwami, qui lui rapportaient un revenu d'environ 1,200,000 kokou de riz. Vers la cinquième année de Keitho, à la nouvelle de la défaite de l'armée occidentale, il se rasa la tête et se fit appeler Sôotan. Il ne conserva plus alors que deux pn>

vinces, celle de Suwo et de Nagato, qui lui constituaient un revenu d'environ 780,000 kokou de riz. 11 mourut en avril de la deuxième année de Kanyei, âgé de 73 ans.

Le Kogô ( nom d'une sorte de vase destiné à renfermer des parfums ) représenté par la figure XXVIII est l'œuvre de Saka Milchisuké. La terre en est d'un gris cendré, mêlée "d'un rouge feu ; l'émail es! gris , mais les parties plus épaisses sont blanches. L'intérieur du couvercle n'est pas émaillé, non plus que les rainures qui servent à l'emboitemenf des deux parties. L'éclat en est transparent, mais sans craquelures. La pâte est fine et dure ; la pièce pèse 40 mommés.

Les poteries de la province de Kii, appelées vulgairement Oniwayaki, furent, dit-on , fabriquées pour la première fois au commencement de l'année Bounka. Ce ne fut que vers la dixième année de Bounsei qu'on en fit de coloriées. A cette époque, le prince de cette province fit venir auprès de lui un potier appelé Nissimoura Zengoro Rô-gien, demeurant à Kaisi (Kyoto), lequel imita les poteries connues sous le nom de Kosi, qui se fabriquèrent en secret dans le palais de Nishihama , localité de la même province. C'est pour cette raison qu'on a donné à ses œuvres le nom de Oniwayaki , c'est-à-dire fabriquées dans le jardin. Ces pièces sont toutes très-belles. La couleur de la terre est d'un brun pâle, tirant légèrement sur le gris. L'émail est tantôt jaune, tantôt pourpre, vert, bleu foncé ou blanc. L'éclat est brillant et transparent. L'exécution en est parfaite à ce point qu'elles sont presque aussi réussies que les modèles; quant à la pâte elle est fine et dure ; les pièces portent comme marque le mot Kairakonyen écrit à la main.

Pendant l'hiver de la même année, le prince autorisa le potier Nishimoura à se servir de l'empreinte d'or de Kahinsiriô et de celle d'argent de Eïrakuo. Quelques années plus tard, dans l'ère de Kaiyei, Nishimoura alla demeurer à Otoko-yama, dans la même province ; il y continua à fabriquer des poteries du même genre appelées Nanki ou Otakayama, mais qui sont, comparativement à

ses premières pièces, beaucoup moins bien faites. Dans l'année.. Kayei, un grand personnage attaché à la cour du même prince, nommé Mizuno Tassano-kami, voulant augmenter ses revenus, commença à Hararaatchi, (Tokio), à fabriquer ces mêmes poteries, qui portent comme marque le mot Sanrakouyen, et qui sont d'une qualité inférieure à celles de Nishimoura. Le four servant à la cuisson fut bientôt démoli, mais celui qui fut construit à Othokoyama subsista jusques vers l'année 1868. Huit ans après, un nommé Miyai-Sajiro se mit à fabriquer à Qotamoura, localité située à un ri est de Wakayama , province de Kii , le même genre de poteries que les deux précédentes , mais d'une qualité inférieure.

Enfin tout récemment, c'est-à-dire l'année dernière, un sujet du prince dont nous venons de parler, nommé Hotta-Sôzabouro, a commencé à Kobé, port important de la province de Harima, la fabrication du même genre de poteries. Elles sont plus belles que celles de Miyei, mais comme qualité elles sont inférieures.

1. — 51 ans séparent la première année de Bounmei de notre ère; 21 ans plus tard commence la première année de Kayei.

Le Hibatchi représenté par la figure XXIX est l'œuvre (XOniwayaki. La terre est jaunâtre, mêlée de gris ; l'émail est bleu foncé • le décor est jaune clair ; l'éclat est vif et transparent. L'exécution est, sous tous les rapports , supérieure à celle des Kôtchi et ressemble beacoup à du verre ; l'émail qui le couvre est assez épais ; les traits du décor sont en émail blanc. La pâte est fine et dure ; la densité assez grande ; le poids est de 200 mommés. La pièce porte comme marque le signe <Kai-rakou-yen» et les cinq caractères 5c fS + — ^ ( 11 e année de Tempo, 1850) en couleur vert clair.

L'invention des Awadji-yaki est due à un potier nommé Mimpei, qui, dans un voyage effectué à Kyoto, avait appris l'art de la fabrication des poteries. Il mourut en 1838. Son fils vit encore et continue à exercer l'industrie paternelle ; il s'est associé avec un de ses voisins, également potier, nommé Kassiwo Sampeï.

■— 32 — Tous deux se sont appliqués à imiter les genres de Kôtchi , de Yé^oraï et de Ninsei. La pâle de leurs poteries est dure , l'émail laisse à désirer comme qualité , mais il a beaucoup d'éclat.

Mimpei, dit-on, professait autrefois la médecine ; ses œuvres sont fort jolies, mais on leur reproche surtout une qualité d'émail insuffisante : l'éclat disparait lorsqu'on y applique le décor.

1. — Le lieu de fabrication des Awadji-yaki s'appelle Igano. L'assiette représentée par la figure XXX est l'œuvre de Mimpei ; elle est faite au tour, et imitée des Yégorai; la terre est d'un blanc mêlé de gris ; l'émail est blanc mat, joli, mais sans transparence ; la surface présente de larges craquelures, le dessin est couleur d'or intérieurement et extérieurement et quelques parties sont noir foncé et brun ; le dehors de l'assiette est recouvert d'un émail rouge noirâtre. La nature de la pâte est sablonneuse, grossière et dure. La pièce pèse 76 mommés et porte au revers comme

marque le caractère rav Décembre, 10 e année de Meidji.

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Fin des Poïeuie».

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