TRAITEMENT
Le traitement est évidemment chirurgical ; on sait en effet que le liquide n’a aucune tendance à se resorber.
Mais faut-11 donner la préférence à la ponction simple, à la ponction suivie d’injection iodée, ou à l’incision ou enfin à l’extirpation ?
Les tentatives des ponctions simples sont restées sans résultat. Elles n'ont guère servi qu’à montrer que les spermatozoaires se reproduisaient dans la poche avec le liquide après l'évacuation. La ponction simple donne la certitude d’une récidive rapide et ce n’est qu’un moyen palliatif à rejeter.
La ponction suivie d'injection iodée ne semble pas mettre plus à l'abri des récidives. D'après les statistiques de Gosselin, Stoltz, Billroth, Curling, Wendling, Spalinger et la thèse de Sarrot, on peut s'en convaincre facilement. Du reste, Reclus montre que les résultats peuvent non seulement être nuls, mais encore mauvais ; en effet, l’actionirritante de la solution injectée n’est pas facile à contrôler, à sur-
Eee
veiller. De plus, l'injection et la ponction ne peuvent donner de bons effets dans les kystes multiloculaires ; enfin, cette méthode ne saurait en aucune facon permettre d'atteindre les petits kystes douloureux, ni ceux qui peuvent accompagner les grands
kystes et auxquels Bouju attribue la plupart des
récidives.
Autrement sûre et bien plus chirurgicale est l'extirpation. Cette opération faite avec soins etpropreté (asepsie rigoureuse), donne toujours de bons résultats et met à l'abri des récidives. Elle permet de se rendre exactement compte de la disposition du kyste, de son point d'implantation et de la présence possible de petits kystes accessoires. Par là même elle est très supérieure à toutes les autres méthodes.
On fera donc une incision sur la tumeur même, coupant couche par couche tous les tissus jusqu’à sa surface immédiate. L'ouverture de la vaginale est parfois nécessaire, mais elle n’augmente en rien la gravité de l'intervention, pourvu que l'opérateur se soit sérieusement préoccupé de l’asepsie dont il ne doit jamais se départir.
Le kyste sera ainsi disséqué, énuclée en quelque sorte jusqu'à son pédicule ; celui-ci sera ensuite sectionné. Si l’épididyme se trouve lésé en un point, l'étendue de cette lésion est très minime, et une simple cautérisation avec le thermo-cautère, ou plus simplement avec la chlorure de zinc suffiront presque toujours en ce cas. D'ailleurs un point de
pu
Le UT
À 7: lg" PNR OUR Te Le dx
Les | nil Base, fr
eh re ES Ye RATS de 2
A RE PTT
suture serait là facile à poser pour reconstituer la paroi du canal.
C’est donc nettement en faveur de l’extirpation que nous nous prononçons, d'autant qu’à la faveur de l’incision on peut faire en même temps la cure de l’hydrocèle, de la hernie, du varicocèle, toutes affections qui coexistent souvent avec le kyste.
En un mot, ce procédé, que nous croyons le meilleur et qui met le plus sûrement à l’abri des récidives, est moins dangereux que tous les autres et se montre seul sûrement curatif.