‹ Kystes de l'épididymeChapitre 13 sur 15 · RES · texte numérisé non relu

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canal inguinal apparaître une pointe de hernie, aussi on pratique la castration et on procède à la cure radicale.

En somme,nous nous trouvions eu présence d’un malade réclamant une intervention parce que le port d’un bandage lui était impossible, sontesticule réagissant douloureusement à la compression. Guérison rapide et réunion par première intention.

La pièce est examinée au laboratoire de M. Poirier. On constate alors que le kyste volumineux occupe la tête de l'épididyme; on cherche à injecter le canal, mais les parois peu résistantes se rompent avant que le mercure soit arrivé au niveau de la tête. L'injection par le kyste ne donne aucun résultat; on incise alors la poche; il s’en échappe un liquide contenant en suspension des débris épithéliaux, appartenant, comme le montre le microscope à un épithélium cylindrique cilié. On ne trouve à la loupe aucune ouverture du côté du testicule et de l’épididyme.

OBSERVATION IV (Service de M. Reynier, recueillie par M. Souligoux).

Thèse de Dominguez.

Le nommé Hennéq..., âgé de 45 ans, manœuvre, entre le 11 octobre 1889, dans le service de M. Reynier, hôpital d'Ivry, salle Broca lit n° 7. Cet homme a toujours eu une santé excellente sauf une bronchite assez forte, qui a duré une quinzaine de jours, il y a deux ans. Pas de maladie vénérienne, pas de tuberculose ni de rhumatisme.

.Le 7 octobre, en faisant un effort pour soulever des pavés, il a ressenti une vive douleur au niveau de l'anneau inguinal droit : il a néanmoins continué son travail pendant

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la matinée; mais il a dû s'arrêter dans la soirée à cause de la douleur qui a du reste continué à augmenter pendant la nuit, en même temps que se développait une tuméfaction assez considérable du côté du testicule droit. L'épanchement a continué à s’accroître jusqu’au matin, puis il est resté stationnaire . C'est à cause de lui que le malade vient consulter, car la douleur a totalement disparu. Nous devons ajouter que le moral est profondément affecté et l'inquiétude considérable.

À ce moment la bourse droite est très volumineuse, elle affecte une disposition piriforme à sommet supérieur répondant à l'anneau inguinal externe. Cette tuméfaction est rénitente comme dans le liquide comprimé ; on sent en arrière le testicule et à la pression on y détermine une douleur beaucoup plus vive que du côté sain.

Il n'y à pas de sonorité, la fluctuation est nette, et l'examen à la lumière montre que la tumeur est transparente.

Le 15, on pratique une incision et on.tombe immédiatement après l'ouverture de la vaginale sur une vaste poche située en dehors et au-dessus du testicule; elle présente quelques légers diverticules et n’est pas absolument lisse. On l’ouvre à son tour, et il s'en échappe une grande quantité, 470 grammes, d’un liquide jaunâtre ressemblant à un mélange de lait et de bouillon.

La poche est mince et recouverte d’une toile, probablement la celluleuse sur laquelle rampent de nombreux vaisseaux. Le testicule paraît sain.

L'examen microscopique du liquide pratiqué par M. Pillet a montré l'existence de nombreux corpuscules graisseux et de spermatozoïdes assez abondants.

À la suite de l'opération, il y eut des douleurs lombaires assez vives exaspérées par le moindre mouvement et accom- 'pagnées parfois de sensations d'étouffement. Guérison simple

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sans suppuration : le malade part entièrement guéri au bout de quelques jours, I s'agissait bien là d'un kyste spermatique déterminé

par un effort.

OBSERVATION V (Thèse de Bouju)

Le nommé Théodore L.., âgé de 63 ans, entre à la 4 Maison départementale de Nanterre. Il se présente à l'Infir- : merie pour une affection des bourses, en mai 1891. À

Cette affection est apparue il y a quelques mois : elle a évolué sans causer la moindre douleur ; c'est à cause de son volume et de la gène qui en est le résultat que le malade vient nous consulter.

Dans la bourse gauche exite une tumeur, qui n’a pas une forme régulière. Elle forme une masse du volume d’une grosse orange. La peau des bourses n’est pas intéressée ; elle glisse facilement sur la profondeur.

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On reconnaît dans cette tumeur plusieurs parties:

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d'abord, à la surface, le canal déférent qui court en arrière : au-dessous, à la partie inférieure, un lobe du volume et dela consistance du testicule et qui révèle, à la pression, la sensi- 1 bilité spéciale de cet organe. Enfin, en avant du cordon au- | dessus du testicule, se trouve une poche fluctuante, quoique | bien tendue qui est ovoïde, à grand axe dans la hauteur, et qui présente cependant une dépression dans sa partie moyenne sur un petit diamètre,

Comme complément d'examen, ajoutons qu'il existe une transparence parfaite de la partie liquide. Entre le testicule et la tumeur, ilest impossible de retrouver l'épididyme ; il semble que celui-ci est transformé en totalité en cavité

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kystique. L’extirpation est pratiquée le 11 mai 1891 sous le chloroforme avec toutes les précautions antiseptiques.

Le kyste s'énuclée facilement malgré quelques brides fibreuses, il adhère à la partie antérieure de l’épididyme, en passant entre les deux feuillets de réflexion de la vaginale testiculaire ; cette vaginale elle-même ne lui adhère que sur une très petite étendue.

Nous voyons en outre que la tumeur kystique principale, se compose de deux grands kystes et de plusieurs petits ; ainsi se trouve expliquée la dépression sentie à la partie moyenne de la principale tumeur ; et ainsi se trouve justifiée l’extirpation. Les kystes sont enlevés ; l'épididyme reste intact, sauf une petite blessure ; la vaginale est ouverte sur une petite étendue. Enfin vers la partie antérieure, entre l'épididyme et le testicule, quelques trous béants se montrent à la surface de section, dans le voisinage de la tunique albuginée, et font supposer qu'on a sectionné quelques canaux épididymaires très dilatés.

Les suites de l’opérations furent simples : réunion par première intention le 17 mai. — Le malade sort guéri le 22

mai, mais il n’a pu être examiné depuis.

OBSERVATION VI (Thèse de Bouju)

B... Pierre, âgé de 67 ans, menuisier, entre à l'infirmerie de la maison départementale de Nanterre, le 26 juin 1894, pour une tumeur volumineuse qui siège dans la bourse gauche et qui paraît présenter les caractères d'un kyste de l'épididyme.

La peau glisse à sa surface, le cordon se sent en arrière, le testicule est perceptible en bas, reconnaissable à sa forme

et à sa sensibilité spéciale.

Cette tumeur est arrondie, mesure dix centimètres sur douze ; elle est fluctuante, transparente et donne à la ponction exploratrice, un liquide citrin dans lequel on n'a pas constaté de spermatozoïdes.

La palpation du canal déférent et de la queue de l’épididyme permet d'affirmer le diagnostic de kyste de l'extrémité antérieure de l’épididyme.

Opération sous chloroforme, avec toutes les précautions antiseptiques, le 6 juillet 1894. — La tumeur est facilement décortiquée; on arrive sur son pédicule gros comme un manche de porte-plume, placé sur la tête de l'épididyme, en avant et un peu en dedans. Il n'y a pas d’autres kystes.

La tunique vaginale est intacte, le pédicule étant placé entre les deux culs de sac qu'elle forme par réflexion. La vaginale est ouverte pour examiner le testicule qui est normal.

Suture de la vaginale et d’une petite plaie de l’épididyme au catgut.

suture des bourses au crin de Florence.

Aucune suite opératoire.

Le malade quitte la maison, le 16 septembre, complètement guéri déjà depuis plusieurs jours.

OBSERVATION VII (Thèse de Bouju).

Un homme de 66 ans, ancien employé de chemin de fer. très bien conservé, très vigoureux, vient consulter pour une tumeur des bourses, en décembre 1895.

Cette tumeur a débuté il y a quatre ans environ, sans

déterminer de douleurs : elle ne s'est révélée que par l'aug-

mentation de volume et de poids ; elle donna la sensation d'un troisième testicule.

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Etat actuel. — La tumeur siège dans la bourse gauche : elle atteint le volume d'une orange: la peau n'offre pas d’altération de couleur ni de mobilité sur les parties profondes.

Il n'y a pas de douleurs spontanées : quand on palpe la tumeur, on constate que, à sa partie inférieure, elle est très manifestement fluctuante, comme un hydrocèle à parois minces. On peut reconnaître le testicule à sa forme, sa consistance et la douleur caractéristique que sa pression révèle.

Plus haut, au-dessus du testicule, la tumeur change de caractère ; elle est dure, elle semble former une capsule qui coifferait le testicule et la consistance s'éloigne beaucoup de celle de l’hydrocèle sous-jacente.

À cause de l’hydrocèle vaginale, on ne peut délimiter

. exactement la partie indurée, mais on reconnaît manifeste-

ment une tuméfaction surajoutée au testicule. L’hydrocèle est transparente dans sa partie molle ; Îa transparence disparaît au niveau de la partie indurée qui est douloureuse.

. Il y a trois semaines environ,on a essayé de ponctionner cette hydrocèle qui a donné du liquide citrin. Maïs à la suite de cette ponction, il s’est produit une série d'accidents, tels que gonflement de la verge, survenu en un quart d'heure; teinte ecchymotique survenue un ou deux jours plus tard; douleurs violentes dans toute la région. Cependant il n’y avait eu d'injection d'aucune nature.

Le médecin qui avait fait la ponction, avait parlé d'une tumeur maligne, accompagnée (masquée) d’unc hydrocèle et avait conclu à la castration.

Le malade terrifié par les résultats de la première intervention et la menace de la deuxième, était venu se mettre entre nos mains.

Il nous parut que la tumeur s'était bien limitée à l'épi-

didyme globuleuse ; pas de douleurs spontanées, ni de pro- … pagation au cordon ni au testicule, ni aux ganglions; pas :

d'adhérences à la peau; bon état général. Diagnostic : kyste de l’épididyme avec hydrocèle.

Opération le 5 janvier 1896.

Incision de l'hydrocèle : on voit une masse globuleuse, grosse comme une noix dépendant de la tête del'épididyme, c'est un kyste unique à parois épaisses qui put être énuclée.

Il emporte avec lui une partie de l'épididyme et des cônes efférents; mais il en reste en arrière un certain nombre. |

La blessure de l’épididyme est fermée au catgut; les bords de la vaginale sont rapprochés au catgut et les téguments sont suturés au crin de Florence.

Pas de drainage, l’antisepsie ayant été rigoureuse, huit jours après, la plaie était cicatrisée. Vingt jours après l'opération, le malade sort guéri.

Revu à la fin de janvier 1806, il va très bien.

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