‹ Kystes dermoïdes de l'ovaire: compliquant la grossesseChapitre 5 sur 17 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Avant d'étudier les conséquences qu'entraîne, chez la femme enceinte, la présence d’un kyste dermoïde de l'ovaire, il nous paraît utile d'en rappeler, en quelques mots, les principaux caractères. Nous n'avons pas la prétenton de faire, ici, un chapitre complet d'anatomie pathologique. C’est ainsi que nous laisserons de côté, malgré tout l'intérêt qu'elle comporte, la discussion sur la genèse de ces néoplasmes. Considérant seulement le côté pratique de la question, nous ne relèverons que les particularités anatomiques capables d'expliquer les divers accidents observés pendant la grossesse ou le travail, et dont la considération guidera la conduite de l’accoucheur : fréquence, siège, forme, volume, consistance de la tumeur, présence ou absence de pédicule et d’adhérences : tels sont les points principaux à mettre en relief.

Fréquence. — Les kystes dermoïdes de l'ovaire sont plus rares que les mucoïdes. On les rencontre cependant plus souvent comme complications de la grossesse ; dans la proportion de T pour 6,suivant Vinay (1): « Sans doute, dit-il, parce que, quoique, la plupart du temps,la tumeur

(1) Maladies de la grossesse.

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