‹ Kystes et abcès de l'utérusChapitre 26 sur 44 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Pathogénie.

1° L’infection de l’utérus est sous la dépendance directe d’une plaie utérine physiologique ou traumatique. Get énoncé qui ressort nettement de l'étude clinique de ces abcès put paraître un moment douteux aux expérimentateurs qui s'adressèrent à certaines espèces animales, telles que les rongeurs.

Strauss et Sanchez-Toledo (1) inoculant dans la cavité utérine de femelles de cobayes ou de lapines qui venaient de mettre bas, des quantités considérables de microbes pathogènes tels que bacillus anthracis, vibrion septique, bactérie du charbon symptomatique, staphylocoque doré, n’obtinrent aucune infection, sauf pour le microbe du choléra des poules. Ces expériences auraient pu jeter un doute sur la gravité de l'infection de l'utérus après l’accouchement, si ces auteurs n'avaient démontré que chez les rongeurs au moment de la parturition, l'épithélium normal recouvre toute l'étendue de la cavité, la cicatrisation de la plaie placentaire se faisant très rapidement. « Il y a donc là, dès l'instant de la parturition, disent Strauss et Sanchez Toledo, un épithélium intact et prêt à remplir son rôle protecteur, et il ne faut pas s'étonner que les tentatives, faites jusqu’à présent par divers auteurs pour reproduire chez la lapine et la femelle de cobaye des états analogues aux infections puerpérales de la femme, n'aient presque jamais donné de résultats. »

Chez la femme au contraire il persiste après l'accouchement une véritable plaie utérine ouvrant largement ses portes à l'infection.

Mais est-il possible d'admettre une inoculation du parenchyme sans lésion primitive de la muqueuse ?

La tuberculose et la métrite répondent à cette question.

(1) Srrauss et Sancuez-Toceno, Recherches microbiologiques sur l'utérus après la parturition physiologique. Annales de l'Institut Pasteur, 1888, t. 2, p- 426.

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