‹ Kystes et abcès de l'utérusChapitre 40 sur 44 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Il existe dans l'utérus, à l’âge adulte, des débris embryonnaires qui sont les vestiges les uns du canal de Wolff ou de ses diverticules, les autres d'invaginations du canal de Müller et qui peuvent donner lieu à un moment donné à la production de formations patholo-

giques.

> On peut trouver dans l'utérus diverses variétés de kystes : kystes muqueux, hydatiques, embryonnaires, séreux, sanguins.

3 Les kystes muqueux sont des altérations pathologiques de toute la muqueuse utérine, se produisant généralement après la ménopause sans déterminer aucun trouble pathologique important.

4° Les kystes hydatiques de l'utérus son des localisations rares de l’échinococcose, probablement à cause de l’activité circulatoire déterminée tous les mois par la menstruation. Ils sont les uns primitifs, les autres secondaires. Leur évolution est lentement progressive. Leur principal danger est qu’ils peuvent être au moment de l’accouchement une cause de dystocie nécessitant une intervention immédiate.

5° Les kystes embryonnaires sont de beaucoup les plusintéressants.

Sans nier les différentes théories pathogéniques qui placent l'origine de ces kystes dans les culs-de-sac glandulaires, les invaginations péritonéales, le corps de Wolff ou le canal de Müller, nous nous rallions à la théorie d'Amman pour qui l’origine de ces kystes est dans Je canal de Wolff lui-même, ef dans ses diverticules ajouterons-nous.

Ils sont caractérisés par la présence d'un revêtement épithélial interne formé de cellules cylindriques ciliées ou non.

6° Les kystes dits séreux ne sont, à notre avis, que des kystes embryonnaires ayant subi une augmentation de volume considérable et

dont le revêtement épithélial n’a pas été reconnu par les auteurs,

188 CONCLUSIONS LE Ua EP RER PNR ES Le PE SR soit qu’ils en aient négligé l'étude, soit que s'étant modifié ils ne l’aient pas retrouvé.

70 Les kystes sanguins de l'utérus s’observent comme complication des angiomes ou comme transformation de kystes préexistants. Dans les deux cas ils sont très rares, mais méritent néanmoins d'être si-

gnalés car ils peuvent donner lieu à des hémorrhagies mortelles.

8° Les abcès de l'utérus sont consécutifs à une infection qui le plus souvent puerpérale peut être encore gonococcique, tuberculeuse ou traumatique.

9° En dehors des abcès nettement lymphangitiques, il en est dont la formation doit être attribuée à l'infection de petits kystes embryonnaires préexistants et passés inapercus, car il est difficile d'admettre autrement la formation d’une collection enkystée dans un tissu musculaire.

10° Le siège de prédilection de ces abcès au niveau du fond de l'organe est en rapport avec le siège d'élection des kystes embryonnaires au niveau du fond et des cornes.

11° Leur étude clinique enfin mérite une attention particulière, car la précocité du diagnostic mettra le sujet à l’abri des dangers de la

rupture par une intervention énergique et rapide.

Vu:

Le Président de la Thèse, F. TERRIER.

Vu :

Le Doyen, DEBOVE.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L. LIARD.

ET

Page 1