‹ Kystes hydatiques de la glande mammaireChapitre 10 sur 17 · HORS · texte numérisé non relu

HORS

nesse elle ait eu le ver solitaire. Elle mangeait beaucoup de jambon de porc, mais elle le mangeait bien cuit. Elle ne se souvient pas d’avoir jamais recu de coup sur cette partie du corps. Jusqu'à il y a? ans,la tumeur,grosse comme une noisette, n'avait pas été le siège de douleurs, mais elle se mità augmenter, en même temps apparurent des douleurs lancinantes qui s’irradiaient à l'épaule et au bras du même côté.

15 jours avant l'entrée de la malade, on découvrit dans le creux axillaire une petite masse douloureuse à la pression.

On constate un état général bon, une corpulence moyenne. À la partie interne et inférieure du sein gauche, existe une tumeur ronde, lobulée, de consistance ferme, élastique, de la grosseur d’une orange moyenne,donnant une sensation vague de fluctuation, mobile sur les tissus environnants, légèrement douloureuse surtout après les manipulations.

Dans le creux axillaire, 2 ganglions engorgés qui faisaient souffrir la malade plus que la tumeur elle-même : pas de ganglions dans le creux sus-claviculaire.

Le 20 février, opération sous chloroforme. La tumeur était tout à fait distincte de la glande mammaire mais lui était reliée par des tractus fibreux. Légère hémorrhagie, pansement à l’arnica.

La malade part guérie le 27° jour.

Eu incisant la tumeur, on trouva une once de liquide opalescent avec une hydatide grosse comme une noisette contenue dans un sac. Il y avait d’autres hydatides plus petites attachées à sa surface. Les parois étaient épaisses. Au microscope, crochets nombreux.

Observation 16.

Bryant (Pathological transactions, London, 1865, p. 599)

Marie H.…., 30 ans, entre à Guy’s Hospital, elle a eu trois enfants nourris au sein, le dernier à 8 ans.

Depuis 5 ans, elle présente au sein gauche une tumeur grosse comme une noix, dure, profondément enfoncée : le sein a surtout grossi dans les 12 derniers mois.

La tumeur est mobile et indolore, elle a acquis finalement le volume d’une noix de coco, occupe la partie supérieure du sein, dont, on la détache difficilement. Le diagnostic fut réservé.

Ponction exploratrice, puis incision, qui permit d'enlever une grosse vésicule contenant 17 onces de liquide ; d’autres vésicules filles et des crochets. Guérison au bout de 25

jours.

Observation 17 Birkett

Lancet, 1867, 1, p. 263. (Traduction personnelle)

Une femme mariée, àgée de 24 ans, entra à l'hôpital le 7 novembre 1866. Jamais de sa vie elle n'avait été malade,

quoique de constitution délicate. 4ans auparavantelle donna naissance à 2? jumeaux mort-nés et depuis n'eut pas d'autre grossesse ; elle n’a donc jamais allaité.

.. Lors de son entrée elle était cachectisée, ce qu'elle attribuait à sa maladie locale ; règles régulières, jamais de douleurs aux seins pendant les époques menstruelles.

En décembre 1865, elle remarqua accidentellement une petite tumeur dure, sise dans les lobes sternaux de la glande mammaire droite, tumeur qui grossit peu à peu sans douleur ; à la consultation externe de l’hôpital où la malade se rendit à ce moment-là, cette tumeur fut considérée comme un kyste à contenu liquide.

En octobre 1866, la peau qui recouvrait la tumeur devint rouge ; celle-ci d'ailleurs avait fait saillir les téguments, avait grossi et pour la première fois était devenue douloureuse. La peau rougit et s’ulcéra en 4 endroits. Pendant 3 ou 4 jours, il se fit une évacuation de pus de bonne nature jusqu'à ce qu'une vésicule hydatique vint se montrer et fut enlevée. Dès lors, la cicatrisation se produisit sans nouvel incident et fut définitive.

Les commentaires, dont Birkett fait suivre cette observation, dans sa leçon clinique, indiquent nettement qu’il s'agissait d’un kyste à échinocoque.

Observation 18 Le Dentu

(Gazette médicale de Paris, 1873, P: 17)

Emilie L..., 89 ans, porte une tumeur du sein droit. Elle s'est aperçue pour la première fois de son existence il y a 2 ans ; cette tumeur avait alors le volume d’une petite bille et jouissait d’une assez grande mobilité. Elle se développa peu à peu sans donner Leu à de la douleur ni même à de la gène. Ce n’est que 3 semaines avant son entrée à l'hôpital que se manifestèrent des douleurs légères dans le sein et le bras correspondant.

Au moment où la malade est entrée à l'hôpital, on constate à la partie externe du sein droit une tumeur du volume d’un petit œuf, de consistance flasque, non fluctuante, un peu douloureuse à la pression, mobile sur les plans profonds mais adhérente à la glande. Vers le centre, la peau est un peu déprimée et immobilisée. |

Dans l’aiselle, il existe 2 ganglions dont un du volume d’une grosse amande dépouillée de son enveloppe.

La marche lente de cette tuméfaction, l’adhérence de la peau, l'existence de douleurs, l’engorgement ganglionnaire fait porter le diagnostic de cancer. |

Pendant l’opération, le bistouri ouvre une poche d’où sort une grande vésicule demi transparente, incomplètement remplie. Ablation de la partie de la glande voisine de la tumeur, car la paroi externe de celle-ci est dure et impossible à décortiquer,

RTS

Les ganglions sont laissés,car ils doivent être dus à uné légère inflammation développée autour de l’hydatide. C’est bien au milieu du tissu glandulaire que s'est déve-

loppé le parasite. Ce tissu est très induré sur une épaisseur

d'environ 1 centimètre sauf en dedans, là où des adhérences commençaient à s'établir avec la peau. La loge qui renfermait l’hydatide offrait, outre une cavité principale,un diver-

culum en dédans. La paroi offre l'aspect d'un feutrage serré

et d’une couleur un peu jaunâtre comme de la fibrine. Elle est rugueuse au doigt et paraît formée par l’entrecroisement d'un grand nombre de petites trabécules fibreuses.

Quant à l'hydatide elle est formée par une membrane entièrement dénuée de vaisseaux et n'ayant aucune connexion avec la poche qui la contenait.

Observation 19 Lauenstein

(Thèse de Gottirigue, 1874)

om

Femme de 48 ans ; 9 enfants. Depuis onze ans porte dans lesein droit une tumeur qui, pendant 8 ans, resta grosse comme un œuf de pigeon, puis s’accrut rapidement. Apres 3 ans, elle s'ouvrit spontanément, laissant s’écouler avec son contenu liquide, 68 vésicules filles. Suppuration prolongée, guérison après 9 semaines.

Observation 20 Jonassen

(Jahrsbuch von Wirchorv-Hirsch 1877, T. IT p. 17)

Fille de 34 ans; dans l'espace de quelques années une tumeur s'était peu à peu développée dans le sein gauche. Lorsqu'on l’enleva on se trouva en présence d’un kyste hydatique contenant des têtes avec des crochets. Guérison rapide.

Observation 21 W. Gardner, d’Adélaïde, Australie

(Lancet 8 juin 1878)

Madame S.., mére de 5'enfants vint en mars 1878 me consulter pour une tumeur du sein gauche qu’elle portait depuis 6 ans. Lorsqu'elle s’aperçut de l'existance de cette tumeur elle était grosse comme un pois et pouvait être mobilisée au-dessous de la peau. Elle augmenta progressivemt de volume vers la fin de la 6° année. Madame S.... souffrit de douleurs lancinantes dans le sein avec irradiations dans le creux de l’aisselle ; ces douleurs ne s’exagéraient pas la nuit. Il n'existait pas d’adénopathie axillaire ; au reste pas d'antécédents néoplasiques dans la famille.

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