‹ Kystes hydatiques de la glande mammaireChapitre 12 sur 17 · PAS · texte numérisé non relu

PAS

gnèrent d’un accroissement de volume de la tumeur. Diagnostic : tumeur maligne.

L’extirpation proposée fut retardée jusqu’en janvier

1881. À ce moment, la tumeur était profondément fluc-

tuante, grosse comme.le poing, simulant un abcès froid

sans rougeur de la peau. Douleurs violentes, pansements

humides.

Le 22 février, rupture spontanée, .écoulement de pus, très liquide, de membranes épaisses, ouverture agrandie qui facilite la sortie de pus et de vésicules transparentes dont le volume varie de celui d’un pois (une vingtaine) à celui d'une amande {une dizaine). Drainage.

Le 3 mars, élimination d’une capsule fibreuse, rosée. Guérison 3 semaines après.

Observation 23

Fischer Ernst

(Deutsche Zeitschrift für Chir., 1881, IV, p. 366)

Malade âgée de 21 ans, non mariée. Bonne santé habituelle ; réglée à 16 an. A l’âge de 17 ans elle remarqua dans le sein droit une tumeur du volume d’une chàtaigne dure comme une pierre, ronde, mobilé, insensible, même à une forte pression.

La malade suivit l’évolution de la tumeur avec assez d'attention pour affirmer que pendant 3 ans il ne se pro-

duisit aucune modification ; mais à partir de ce moment, apparition de douleurs spontanées, déchirantes, irradiées dans l'épaule et le bras. Au contraire, pas de douleurs à la pression.

Au printemps de 1881,la tumeur était grosse comme une pomme : on diagnostiqua un adénome et l'opération fut momentanément retardée par la malade dont les douleurs avaient disparu : mais en octobre elles revinrent.

Opération le 20 novembre. Guérison en 10 jours.

La tumeur enlevée était un kyste hydatique ainsi que le montra l'examen macroscopique et microscopique, pratiqué par Recklinghausen.

Observation 24 Lenzi (Lo Sperimentale, 1885, I, p. 52)

(Traduction personnelle).

J’ai observé ce cas alors que j'étais étudiant :

Assnuta Zucchi, 25 ans, mariée, habitant Florence, entra à la Clinique chirurgicale de cette ville le 4 février 1878, au soir. Elle portait, depuis 18 mois, au sein gauche, une tuméur développée sans cause prédisposante ni occasionnelle, si ce n’est un coup qu’elle aurait reçu quatre mois auparavant. À cette époque, elle allaitait et à la suite du

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