‹ Kystes Hydatiques De La RateChapitre 11 sur 55 · Tomas. Austr. méd., J. 1884, p · texte numérisé non relu

Tomas. Austr. méd., J. 1884, p

de Nevers, avait vu cette paroi formée de fibres conjonctives unies à des fibres striées, parallèles entre elles et réfringentes. Bourbon et Morax, dans un cas opéré par M. Hartmann, ont pu voir la paroi conjonctive épaisse présenter dans la partie en contact avec le tissu splénique des noyaux en assez grand nombre, tandis que du côté du kyste elle est purement conjonctive.

Le Contenu. — Dans les cas simples, le liquide est diaphane, de couleur argentine, renfermant une foule d'hydatides, dans les observations on voit que c'était un liquide clair comme de l'eau, donnant un précipité floconneux par addition d'acide azotique, le poids spécifique élant variable suivant les cas de 1,007 à 1, 015. CHAINTRE insiste sur la grande quantité de phosphates, de chlorures contenus dans le liquide et sur la quantité considérable d'urée atteignant jusqu'à 0 gr. 40 par litre.

Le liquide renferme des vésicules secondaires contenues dans la vésicule mère. Ces vésicules peuvent atteindre un nombre considérable. Alors elles distendent et dilatent l’'hydatide mère au point de lui eulever toute vitalité, celleci entre alors en régression, devient adhérente au kyste conjonctif et peut passer inaperçue.

L'hydatide peut encore perdre sa vitalité el le kyste enlrer en régression quand il s ouvre dans un organe voisin, mais C'est là une complication que nous aurons à envisager plus loin.

M. SEvVESTRE à insisté sur la fréquence des crochets d'échinocoques « pouvant être encore libres ou plus souvent adhérents aux débris de la membrane germinale ».

On a vu parfois des hydatides atteindre le volume d'un

œuf de pigeon ; enfin, Leprévost du Havre a rapporté un cas où il ne lui fut pas possible de trouver de crochets, il n'y avait que des vésicules filles ou acéphalocystes.

La rate, dont la capsule est presque toujours épaissie, est vraisemblablement influencée par le développement du kyste. Bien entendu nous laissons de côté les lésions produites par le développement graduel de la poche. ConcETTI est un des premiers à avoir insisté sur

l'hyperplasie considérable dont était le siège le paren-

- chyme de la rate en contact immédiat avecla cavité. A ce

fait on pourrait opposer les deux observations des malades de FEHLEISEN (1) opérés par BERGMANN où il ne fut pas possible de constater la plus petite altération morbide du parenchyme splénique « ni atrophie, ni hypertrophie ».

M. le professeur DieuLaroY est le premier qui ait attaché une importance à cette augmentation de volume de la rate, il la compare à l’hypertrophie compensatrice du foie décrite par Ka (2).

Il y aurait là une compensation du tissu de la rate et MorTureux (3) envisage les cas où il serait possible de ne pas faire la splénectomie, mais de faire uniquement l’ablation de la partie kystique, l'organe pouvant encore jouer un rôle utile. Histologiquement les travées conjonctives

sont épaissies, cette sclérose splénique se constate aussi

1. Fenreisen. Deusch. Med. Wochenschr. Leipzig, 1888, p. 1003.

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