Kiscmensxi. Med. Chirurg. Moscou, 1901, p
Le kyste sera inclus au début tout au moins entre les feuillets séreux constituant les ligaments qui rayonnent autour de la rate, ligament gastro-splénique en arrière, et en dedans, ligament pancréatico-splénique, en haut ligament suspenseur, plus rarement en bas ligament splénocalique très inconstant. Enfin le kyste de la face externe se développe vers les parois ; peu à peu la séreuse qui le recouvre, se soude au péritoine pariétal.
Le kyste antérieur (gastro-splénique) semble être très fréquent, le kyste pédiculé dont nous avons déjà parlé entrait évidemment dans cette catégorie, le péritoine qui le recouvrait était d'apparence normale, Casanova et PouLer (1) insistent sur les adhérences que l’on peut rencontrer dans cette forme : adhérences gastriques, expliquant peut-être les troubles digestifs signalés dans certains cas. ;
Dans l’observation de CHAINTRE (?;, le kyste développé dans l’épiploon gastro-splénique était très superficiel, il s'était en quelque sorte pédiculisé en se développant et il
se présenta dès l'ouverture de la paroi abdominale sous
l'aspect d’une tumeur mobile, recouverte par le péritoine
très vascularisé. Fink, considère ces cas comme les plus fréquents, Mais un fait important à retenir est l’adhérence du grand épiploon à la poche. PÉAN avait déjà insisté sur ce fait en 1897 à l'Académie de Médecine, l’épiploon même
ne peut être séparé que difficilement à cause des adhéren-
ces contractées. -
1. Casanova et Pourer. Rev. de Chirurqg., 1888, p. 206. >. Carre. Revue chirurg., 1890, p. 8rr.
CLRA0 —
Le kyste postérieur (pancréatico-splénique) peut-être difficile à aborder, masqué par le péritoine, mais la séreuse à ce niveau est plus souvent modifiée que dans le kyste antérieur ; TRINKLER a pu signaler un feuilleté péritonéal. Le fait important est l'adhérence avec la queue du pancréas, les rapports avec les vaisseaux de la rate. Le kyste est caché, passe inaperçu à l'ouverture de la paroi abdominale. GaLLoz1 sous le titre « observation, non commune de kyste echinococcique de la rate » (1) rapporte qu à l’ouverture de l'abdomen la rate semblait normale, mais en attirant l'organe on vit une saillie sur sa face interue, saillie volumineuse comme une tête de fœtus.
Haux (2) à pu signaler un cas où la tumeur développée sur la face interne concave de l'organe, après avoir amené une atrophie presque complète du parenchyme splénique munie d'un long pédicule, passait en avant de la queue du pancréas, adhérait au pôle supérieur du rein et pouvait être perçue par la palpation de la région lombaire. Ilaété donné à M. MoxpProrir (Société anatomique de Paris, 1903, p. 446) de trouver la poche kystique et la rate solidement unies ; l'artère splénique adhérente à la tumeur mais rattachée à la queue du pancréas qu'on fut obligé de sectionner ; dès lors la tumeur fut facilement extirpable, c'est là le type du kyste parapancréatique.
La lésion concomitante du pancréas doit être une véritable rarelé ; bien entendu, nous laissons les kystes hydatiques multiples du foie, de la rate, du pancréas, de la paroi
abdominale ; nous voulons parler de la coïncidence possi-
1. Garrozi. Acad. méd. chirurg. Napoli, 1900. 2. Haux. Central f. chirurg., 1895, p. 880.
ble d’un kyste du pancréas et d’un kyste hydatique de la rate; le fait n'est mentionné que dans une seule observation de la thèse de Masseran (1881).
Le kyste supérieur est important par les adhérences qu'il contracte avec le lobe gauche du foie (CHAINTRE) et avec la coupole du diaphragme. C'est la forme anatomique qui amène les complications les plus graves, on peut voir survenir des adhérences multiples solides, quelquefois même on constale un véritable éventail: fibreux allant du pôle supérieur du Kyste au diaphragme à la paroi et Jon- NESCO (1) a trouvé chez un de ses opérés une « symphyse abdomino-splénique » dont la destruction nécessitait l’arrachement de la paroi abdominale en plusieurs endroits. Ou bien encore le diaphragme s’animait progressivement. Il y a en même temps symphyse spléno-diaphragmatique et dans une très belle observation de GUÉRIN (2) on peut voir le kyste ayant refoulé le diaphragme, l'ayant usé, faire irruption dans la cage thoracique, le poumon est petit, tendu, refoulé contre la paroi vertébrale.
Quelquefois on a pu trouver un épaississement fibreux, indépendant du kyste, séparant la base du poumon gauche du dôme kystique.
Le kyste inférieur est très fréquenton le trouve décrit par SoxoLorr (3) et cette forme est importante par la connexion quelle prend avec l'intestin grêle, on peut constater suivant l'ancienneté des lésions une sorte de
gâteau constitué par les anses adhérentes entre elles et au