SYMPTOMES FONCTIONNELS
Le début du kyste hydatique est chose variable ; il est toujours une catégorie de sujets chez lesquels le kyste ne s’est manifesté par aucun symptôme durant la vie, et c'est ainsi qu'au cours d’une pneumonie, à la suite d’une contusion, si l’on vient à pratiquer l'examen de la paroi abdominale, on décèle une tumeur dans l'hypocondre gauche.
Les troubles douloureux peuvent se manifester quelques mois ou même deux ans avant l'apparition du kyste, : parfois même on peut trouver une forme spéciale, bien décrite par les chirurgiens italiens ; l’histoire du kyste se développe au milieu des crises de paludisme.
Une forme très fréquente est caractérisée par la marche lente de l'affection.
Pendant douze ans dans un cas de ConcETT1, le malade fut soigné pour névralgie intercostale. Nous tenons à mentionner le cas de CHaINTRE, ou le malade, syphilitique depuis dix ans, avait de telles douleurs, sensation de picotements, de brûlures, de torsion que l’on n’hésita pas à porter le diagnostic de crises gastriques du-tabes et ce n'est que huit mois après qu'apparurent les signes physiques permettant de poser le diagnostic. Chez quelques malades, il existe une anémie profonde que rien ne peut expliquer,
et à intervalles plus ou moins réguliers apparaissent des
PT
crises douloureuses à l'épigastre et dans l’hypocondre gauche.
Tous les intermédiaires sont possibles ; ainsi la simple gêne, la sensation de pesanteur et la crise s'accompagnent d’irradiations vers l'épaule gauche, vers les lombes, avec immobilité de la cage thoracique. FEuLegisex (1) a décrit cette forme et, fait curieux, les crises coïncidaient avec la période menstruelle.
Le même auteur a vu chez un enfant la crise s’accompagner de vomissements, cependant comme on le constata lors de l’intervention pratiquée par BERGMANN il n’y avait pas trace d’adhérences, le kyste était entièrement libre sans connexions gastriques ; enfin, chez des malades, porteurs de kystes hydatiques depuis plusieurs années, des troubles respiratoires, des douleurs lombaires gauches apparaissent sans cause. Puis tout rentre dans l’ordre. (MorpREeT.) (1). Signalons encore l'angoisse cardiaque et souvent l'impossibilité chez quelques sujets de se placer dans le décubitus latéral qauche ee qui pour TRINKLER se rencontrerait presque constamment. Il est une catégorie d'observations dans lesquelles la tumeur s’est développée sans aucun symptôme douloureux, l'abdomen se dilate et chez une opérée de MM. Quéxu et DuvaL (1) la crainte d’une grossesse élait la seule préoccupation de la malade.
Mais il est bien évident que les symptômes fonctionnels
1. Fenreisex. Deutch. Med. Wochenschr. Leipzig, 1888, XIV, p. 1008.
2. Monprer. Rapport de M. Bouilly. Soc. Chirurg. Paris, 1892, p. 789.