COMPLICATIONS
Le kyste hydatique de la rate suppure (s'ouvre dans un organe voisin ou au dehors) ; se généralise. — Lorsque le kyste suppurait,dans presque tous les cas publiés autrefois, il fallait rechercher la cause dans une ponction faite pour éclairer le diagnostic. La température s'élève dès le soir même à 38°5, 39 degrés, des vomissements bilieux apparaissent, la peau est moite, la douleur au niveau du kyste devient pulsatile, lancinante, les téguments jusqu'alors souples, glissant facilement sur la tumeur peuvent devenir légèrement douloureux etæœdémateux. Chezun autre malade au contraire, c'est à la suite d’une attaque de grippe que la tumeur jusqu'alors indolente devient sensible à la palpation, on reconnait une résistance plus grande, la toux est pénible, il y a des vomissements, le thermomètre peut marquer 41 degrés et dans les observations de Casanova et Poulet on peut remarquer l'apparition de l’urticaire coïncidant avec la suppuration. Même dans les formes graves, la suppuration a pu être annoncée et compliquée de symptômes de néphrite, œdème plus ou moins accentué des membres inférieurs, albuminurie et diminution de la sécrétion
urinaire. Autrefois cette suppuration était la grande com-
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plication, et dans le cas de Duroz1ez le malade mourait de pyohémie.
De nos jours si cette complication survient, il est rare qu'à elle seule elle suffise à amener une terminaison fatale, le kyste diagnostiqué ou non sera presque toujours opéré, nous pourrions prendre comme type le cas rapporté par Jonnesco au Congrès de Moscou (1897) où la poche liquide renfermait jusqu'à 3 litres de pus où il existait des adhérences multiples et cependant la guérison put être obtenue malgré la congestion pulmonnaire qui suivit l'intervention.
Le kyste qui suppure peut se porter vers les organes voisins et surtout vers le diaphragme ; son évolution est très insidieuse, la température avoisine la normale et au début tout au moins on peut croire à une lésion pleuro-pulmonaire ; on n'entend pas le murmure vésiculaire, il n’y a ni souffle ni pectoriloquie aphone, mais si on veut examiner la rate, celle-ci est volumineuse et surtout la matité splénique se continue avec la matité pleurale, il n'y pas de zone sonore interposée, la surface de la rate est très sensible au toucher, le thermomètre marque de grandes oscillations variant entre 37°8 et 40 degrés.
Dans une autre forme à laquelle peut se rapporter le cas de ReBour (1) la suppuration est précédée par une augmentation de la tumeur, là encore la matité splénique se continue avec la matilé thoracique. Si celte poche s'ouvre dans le poumon on ale lableau clinique habituel, douleur brusque, sensation de déchirure le malade suffoque devient
violacé et au milieu d’une crise de suffocation rejette en