LE, ER
VADOR, après avoir, ainsi que BoEro, contesté l'utilité de la décortication de pareils kystes, mentionne trois cas du même ordre, qu'il a opérés par colpotomie « parce qu’il croit que cette voie est celle qui convient quand le kyste, comme c’était le cas chez la malade du Docteur PASSERON, est accessible par le vagin ». A quoi PASSERON répond que « si la voie vaginale est supérieure en ce qu’elle met à l’abri de la contamination péritonéale, dans son Cas particulier elle eût fait méconnaître le kyste du ligament large opposé ».
En 1909, Ouy fait au Congrès de Chirurgie d'Alger un rapport sûr « les Kystes hydatiques du ligament large ».
La même année, Drari publie un cas de kyste hydatique primitif du ligament large dans le « Journal de l’Académie royale des Sciences physiques de Sienne».
En 1911, J. NyurAsSY rapporte dans le Journal « The Lancet », une nouvelle observation de kyste hydatique suppuré du ligament large droit.
La même année, MINERvINI, dans le « Journal des Sciences médicales de Naples », publie aussi une observation de kyste hydatique primitif du ligament large gauche.
En 1912, un gynécologue russe, KOUZMIKE, reprend au premier congrès de Pathologie comparée, l’étude de lPéchinococcose de la sphère génitale de la femme. Il relève, dans la littérature russe, 8 cas d’échinocoques des organes génitaux internes de la femme (utérus, ovaire, trompe, Douglas, ligament large) qui, d’après lui, sont à considérer comme primitifs.
En 1912 aussi, James OLIVER, dans le journal « The Lancet », publie une observation de kyste hydatique du ligament large gauche compliqué par une grossesse,
En 1912 encore, CORACHON rapporte une observation de kyste hydatique intraligamentaire dans la revue « Académie et Laboratoire des Sciences médicales de Catalogne >» du 26 juin.
En 1913, Frs publie, dans la revue «La Gynécologie», un cas de kyste hydatique du ligament large droit, évoluant parallèlement avec une grossesse et un accouchement.
En 1913 encore, ALGLAvE publie dans le « Bulletin et
dope
mémoires de la Société de Chirurgie de Paris », un cas de volumineux kyste hydatique de la base du ligament large gauche.
Nous trouvons dans la thèse de PAGE, soutenue à Paris en 1913 et ayant pour sujet « l’étude des kystes hydatiques pelviens chez la femme », une observation de J. CuLLINGwWoRTH et M.H. CLUTToN, concernant une femme chez laquelle, à l'opération, on trouva des kystes hydatiques dans les ligaments larges droit et gauche.
Dans la volumineuse thèse de HAMANT, soutenue à Nancy en 1913, et dans laquelle l’auteur fait une revue générale de « l’échinococcose secondaire abdominopelvienne et de son traitement », nous relevons sept observations de kystes hydatiques intraligamentaires. . Ce sont les observations de:
SCHWARTZ (in thèse de FERVAL, Paris 1900: « des Kystes hydatiques intra-péritonéaux primitifs ou secondaires).
WEBER (Société russe de Chirurgie de Pirogoff, 1902)...
JonNEsco (Bulletin de la Société de Chirurgie de Bucarest, 15 décembre 1904).
Moxop (publiée à la Société de Chirurgie de 1904).
RiBERA y SANS (Revista de Medecina y Cirurgia practicas, Madrid 1905).
MappEx (The Lancet, 1909).
PARLAVEGCHIO (Deutsche Zeitschrift für chirurgie).
Nous trouvons dans les « Archives mensuelles d’obstétrique et de gynécologie » de 1917, dans un chapitre intitulé: « Publications de langue anglaise », sept nouvelles observations de kystes hydatiques intraligamentaires. Elles sont de:
Thomas Murpx, de Melbourne (un kyste dans le ligament large gauche).
D.G. Wizsox, d’Adélaïde (qui en rapporte trois cas: 2 fois le kyste se trouvait dans le ligament large droit; la troisième fois, il était situé dans le ligament large gauche).
RoTHWEL Adam, de Melbourne (un kyste dans chacun des ligaments larges).
Norman Me Arthur, de Melbourne (un kyste dans le ligament large gauche).
-Warsox et E. W. Way, d’Adélaïde (nombreux kvstes dans chacun des ligaments larges). :
CRT
En 1920, Micez et Hamanr publient dans le « Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Nancy », une observation de kyste hydatique du ligament large droit, dans laquelle il s'agissait peut-être, au dire des auteurs, « d'une localisation primitive par la voie sanguine ».
Bot, la même année, relate dans le journal « La Rassegna d’Ostetricia e Ginecologia » de Naples, un cas de kyste hydatique du ligament large gauche et nous apprend qu’il a relevé dans la littérature deux nouvelles observations de kystes hydatiques intraligamentaires: la première est due à M. E. Mains; la deuxième a été publiée par FEYGuUINE et D. ABADIE.
En Argentine, en 1920-1922, CHueco déclare: « Lorsqu’on a reconnu l’existence d’une échinococcose primitive de l'utérus, de l'ovaire, de la trompe, du ligament large, dans laquelle i! est prouvé cliniquement que le kyste est unique, nous soutenons que la voie d’élection, pour l'intervention, est la voie vaginale. Et il ajoute, non sans quelque véhémence: « Ce serait une témérité sans nom et dépourvue de toute logique que de toujours effectuer pour commencer une laparotomie exploratrice. Un pareil acte opératoire pourrait être qualifié de curiosité malsaine. »
En 1924, DEve fait paraître dans la « Revue de Chirurgie », un article intitulé « Les kystes hydatiques du bassin: Pathogénie, Anatomie pathologique, Traitement ». Dans ce travail, nous trouvons plusieurs allusions directes aux kystes intraligamentaires.
Dans une publication de FoRGUE et CROUSSE, parue dans la Revue « Gynécologie et Obstétrique » de 1925, sur « l’inclusion intraligamentaire », nous relevons une observation de Kyste hydatique du ligament large publiée par BÉGOUIN, de BORDEAUX.
En 1926, DEvE publie dans les «< comptes rendus des séances de la Société de Biologie », une observation intéressante d’échinococcose primitive hétérotopique du bassin, chez une enfant chez laquelle on trouve une atteinte du ligament large droit par un kyste hydatique pelvien.
La même année, dans le « Lyon Chirurgical », du .mois de janvier, paraît une observation de Pavros
La En
PETRIDIS, d'ALEXANDRIE, relatant un cas de kyste hydatique du ligament large droit.
En 1927, dans « Archiv für Gynaekologie », MATSCHAN publie un article intéressant intitulé « Gasuistique des kystes hydatiques du ligament large ».
L'auteur constate, comme beaucoup d’autres avant lui, qu’il s’agit là d’une affection extrêmement rare. Il rappelle les cas de ScHaTz, de BouRsiER et de Gau. Il écrit que KüSTNER démontre que dans la sphère génitale féminine, le kyste -hydatique est trouvé exclusivement dans le ligament large.
Il nous apprend que NADEJDIN a rassemblé 5 cas d’échinococcose dans les ligaments larges et il nous annonce que TILLMANN a pu retrouver dans la littérature 6 à 7 cas semblables.
MATSscHAN termine son article en publiant une observation inédite de kystes hydatiques des ligaments larges gauche et droit trouvés, à l'intervention, par le professeur DEREWENKO.
En 1927 aussi, TAILHEFER, de BÉZIERS, publie dans la « Presse Médicale >» du 26 octobre, une observation de kyste hydatique du ligament large.
En 1928, ALBu, dans le « Journal de Chirurgie » du 1 octobre, relate un cas d’avortement au second mois, dû à un kyste hydatique intraligamentaire.
En 19530, dans le « Journal d’obstétrique et de gynécologie de l'Empire Britannique », G.W BrRipe publie encore une observation de kyste hydatique du ligament large.
En 1931 enfin, au mois d’avril, paraît l’observation de M. le Professeur’ CABANES, relative à un cas de kyste hydatique du ligament large gauche et publiée dans le numéro d'avril du « Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris ».
Voilà, donc, terminé un historique que certains trouveront, peut-être, un peu trop schématique. Cest à dessein que nous l’avons écrit ainsi.
Un historique n’est pas un roman. Le nôtre est un recueil, sinon de la totalité, du moins d’une très grande partie des ouvrages, des publications et des observations qui ont paru de 1876 à nos jours, concernant l’étude
d’une affection assez rare: Les Kystes hydatiques des ligaments larges,
ETIOLOGIE
Les kystes hydatiques des ligaments larges, tout comme les kystes de même nature des autres organes, sont dus au développement de la larve du tænia échinocoque, appelée embryon hexacanthe.
IL nous paraît inutile de refaire ici l’étude de l’anatomie et de l’évolution de ce parasite : ce sont des questions tranchées depuis longtemps, et devenues classiques.
Dans ce chapitre, nous nous attacherons surtout à déterminer quelle est la fréquence de la localisation intraligamentaire du kyste hydatique.
Nous verrons, ensuite, quel est le ligament large qui est le plus souvent atteint.
Puis nous dirons, en quelques lignes, quel est l’âge
moyen de la femme où celle-ci a le plus de chance dé contracter cette affection, et nous établirons, dans le même paragraphe, les relations qui existent entre la greffe hydatique intraligamentaire et l’état physique de la malade.
Nous verrons, en quatrième lieu, si l’on peut faire jouer un rôle quelconque à certaines causes occasionnelles, pour expliquer cette localisation des kystes hydatiques.
Et, enfin, nous terminerons cette brève étude par un essai de répartition géographique des kystes hydatiques intraligamentaires.
Il est assez difficile d'établir une statistique exacte des kystes hydatiques des ligaments larges. En effet, à cause de leur rareté, les auteurs les passent souvent sous silence, et alors même qu’ils en auraient observé un cas ou deux, ils ne prennent pas la peine de les signaler en les publiant.
Ce qui prouve bien combien peu fréquemment on les rencontre, c’est la façon dont, chaque fois, commence un article ou une observation se rapportant à un kyste hydatique du ligament large.
« Rares aussi sont les kystes hydatiques intraligamentaires », écrit, dans sa thèse, LAROCHE, en 1896,
Comme lui, RaIMoNDi trouve qu’ « une variété encore rare de kystes du ligament large est celle des kystes hydatiques ».
« Les observations de Lee hydatiques des ligaments larges, écrit BouRSIER, de Bordeaux, en 1900, peuvent être considérées comme des raretés pathologiques, car le nombre des cas connus est fort restreint, aussi leur histoire clinique est-elle encore très incomplète ».
Minervini déclare qu’en 1911 il n'existe que deux observations de kyste hydatique des ligaments larges en Italie. La rareté de son cas, qui est le troisième, ditil, de ce genre, observé dans son pays, l’a poussé à publier son observation.
Arthur NyuLrasy, en 1911 aussi, ajoute, après la relation de son cas, que c’est le premier de ce genre qu’il voit après plus de deux cents laparotomies pratiquées comme gynécologue de l'Hôpital public de Perth.
James OrivEer, en 1912, s'exprime à peu près de la même manière.
GourLiAU, écrit, en 1915, dans sa thèse, que « parmi les tumeurs liquides des ligaments larges existent les kystes hydatiques exceptionnellement observés ».
« Le cas que je rapporte, dit Bocr, en 1920, de kyste hydatique du ligament large, constitue une rareté clinique. FRIrscH, continue-t-il, considère le kyste échinococcique du ligament large comme rarissime. AUVARD pense de même ».
Nous apprenons ainsi, chemin faisant, que M. E. MaLiINS en a rapporté un cas à la Société Obstétricale de Londres, et que FEYGUINE et D. ABADIE en citent un autre cas, mais nous ne savons pas où. Ce qui ferait, actuellement, en ajoutant les cinq cas de NADJEDN et le cas de BEGOUIN, de Bordeaux, 80 cas connus de kystes hydatiques intraligamentaires.
Par contre, trois auteurs trouvent que les ligaments larges constituent un siège d’élection pour la localisation d’un kyste hydatique. :
« Les kystes hydatiques des ligaments larges, écrit PEAN, sont relativement fréquents chez les malades affectées de kystes multiples de l’abdomen ».
FREUND ajoute que « l’échinococcose intraligamentaire s’observe assez souvent »,
DD
Et KüsTN\ER démontre que dans la sphère génitale féminine le kyste hydatique est trouvé exclusivement dans le ligament large.
SCHATZ, en 1876, sur 52 cas d’échinococcose de bassin féminin, relève sept cas de kystes hydatiques du ligament large.
DE LAVIGNE SAINTE-SUZANNE dresse, en 1896, le tableau suivant montrant la répartition des kystes hydatiques dans les divers organes du petit bassin :
Tissu cellulaire rétro-vésical. :.....:..... 49 cas METRE ee PE PPS DRE RTE Te 9 »