‹ Kystes hydatiques des ligaments largesChapitre 6 sur 72 · AIRES · texte numérisé non relu

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Roux), et alors la tumeur qu’ils déterminent sera située à droite ou à gauche de l’axe de ce conduit.

DE LAvIGNE SAINTE-SUZANNE cite le cas d’une malade opérée par Dupox. Le diagnostic porté avait été kyste de l'ovaire. A l'intervention, on voit qu’il s’agit de kystes hydatiques des ligaments larges.

Il cite, également, une observation recueillie dans le service de VERNEUI, par Aimé GUINARD, interne des hôpitaux, et présentée à la « Société d’Anatomie » en 1881. La femme succomba des suites d’une ponction pratiquée dans l’abdomen, et à l’autopsie, on trouva un kyste dans le ligament large gauche, un dans lépiploon gastro-splénique et trois autres dans le petit bassin.

En 1894, DERMIGNY étudiant dans une thèse soutenue à Paris, « les kystes hydatiques du cul-de-sac de‘Douglas chez la femme », cite le cas d’une malade opérée par le professeur KALTENBACH qui trouva un volumineux kyste hydatique primitif qui refoulait le feuillet postérieur du ligament large gauche. Cette malade guérit parfaitement bien après l’extirpation totale de son kyste.

BoGaJEwskY, en 1895, publie un cas de kyste hydatique primitif du ligament large. C’est W.J. MATSCHAN qui cite, dans son article, cette observation.

La même année, DUuNBAR HoopEr publie, dans l’« Australian Médical Journal >» un cas de torsion de kyste hvdatique suppuré du ligament large gauche.

En 1896, LEMONNIER soutient à Paris une thèse qui, pour la première fois, traite du même sujet que la nôtre. Elle est intitulée: « des Kystes hydatiques du ligament large ».

Bien qu’il précise, en commençant, qu’il ne s’occupera que des kystes intraligamentaires, l’auteur s'éloigne très vite de son sujet, pour passer à des considérations plus générales sur les kystes hydatiques pelviens.

En 1896, également, LAROCHE, dans une thèse où il étudie «linclusion des kystes dans les ligaments larges», indique combien rare est la localisation intraligamentaire des kystes hydatiques.

Par contre, toujours en 1896, dans un mémoire paru dans « la Gynécologie > du mois d’avril, et intitulé « Les

Los et

nn) —

Kystes hydatiques du bassin chez la femme », DoLEris nous apporte quatre observations de kystes hydatiques des ligaments larges.

La première est due à MARTIN. Elle concerne une fille de 26 ans. À l'intervention, on trouve des kystes inclus entre les feuillets d’un ligament large — mort tardive subite. À l’autopsie, on remarque deux kystes dans le foie. Cette observation avait été publiée par la « Société de gynécologie de Berlin » en janvier 1889.

La deuxième observation est due à BanNrock, qui trouve lui aussi, à l’intervention, des kystes hydatiques intraligamentaires.

La troisième concerne une malade opérée par DorERIs lui-même. Il s’agit d’un kyste hydatique du ligament large gauche trouvé chez une femme de 40 ans.

Enfin, la quatrième observation est due à BLAND SUTTON et CULLINGWORTH. Il s’agit d’un kyste hydatique dégénéré ou stérile du ligament large gauche.

En 1897, paraît la deuxième thèse qui s'occupe aussi des kystes hydatiques du ligament large. Elle a été écrite par LEMoiNE et soutenue par lui à Paris.

Nous y retrouvons les mêmes observations et les mêmes suggestions que dans celle de LEMONNIER, parue l’année précédente.

En 1897 encore, VEAU publie dans le « Bulletin Médical » ‘du 19 septembre, une observation de kyste hydatique du ligament large droit. Il ajoute qu’il existe, à cette époque, peu d’observations connues de kystes hydatiques du ligament large: 7, au maximum, et encore, dit-il, la plupart ne semblent pas caractéristiques. L'observation de VEAU a été publiée également, en 1900, dans les « Annales de Gynécologie et d’Obstétrique ».

RaimoNpt, en 1897 aussi, fait à Paris, dans sa thèse inaugurale une « revue générale des kystes des ligaments larges ».

Il consacre une page aux kystes hydatiques, et c’est pour déclarer que «c’est une variété très rare». «&CARSON, dit-il, en rapporte un cas. SCHULTZE (Berlin-Wien, 1894) en mentionne aussi un cas. En 1882, continue-t-il, il n’en existe que deux cas, un cité par SCHATZ et un cité dans la thèse de BECKER, soutenue à Berlin en 1868.

Benoît, en 1897, dans sa thèse soutenue à Paris, étu-

diant les « kystes hydatiques de la cavité pelvienne chez la femnmie », cite une observation de TissiER et DES- FOSSES, publiée dans le « Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris », en 1897. Il s’agit d’un kyste hydatique du foie, rompu dans l’abdomen depuis dix-huit ans. Généralisation sur toute la surface péritonéale de l'intestin, du mésentère, des ligaments larges et de l’utérus. Grossesse évoluant jusqu’au terme. Rupture utérine; mort. À l’autopsie, on trouve un kyste hydatique développé dans l’épaisseur du ligament large gauche.

En 1900, BouRrsiER et Poussox font paraître un article intitulé « Des kystes hydatiques du ligament large ». Cet article a été publié dans le « Bulletin Médical » du 8 août 1900, dans la revue « La Gynécologie », de 1900, et dans la revue « Les Annales de Gynécologie et d’'Obstétrique » de 1900.

Ces auteurs rapportent deux observations de kystes hydatiques primitifs du ligament large, opérés par chacun d'eux.

AUBEAU, en 1901, publie un cas de kyste hydatique intraligamentaire droit, dans la « Revue Générale de Chirurgie » du mois de décembre.

La même année, BLANC et CORNILLON rapportent dans « La Loire Médicale », l'observation d’un cas de kyste hydatique du Higament large traité par excision de la poche et marsupialisation.

Toujours en 1901, paraît à Paris, une thèse soutenue par DELACOURT, traitant de la « Dystocie par kyste hydatique du bassin », et dans laquelle nous trouvons une observation de kyste hydatique suppuré du ligament large gauche. Cette observation due à FRANTA, de Prague, avait été publiée, l’année précédente, dans les « Annales de (rynécologie et d’Obstétrique ».

C’est enfin en 1901 que paraît la remarquable thèse de DEvE, sur « l’échinococcose secondaire ». Véritable traité de pathologie générale, cette thèse constitue la mise au point d’un certain nombre de théories étayées jusqu'alors sur des bases trop fragiles. Ce travail, que nous avons lu très attentivement, nous intéresse directement, car il relate plusieurs observations de kvstes hydatiques intraligamentaires.

Done

Nous ne citerons que celles dont nous n’avons pas retrouvé la relation dans les ouvrages antérieurement consultés.

C’est d’abord une observation de RoHDE concernant une malade porteur de nombreux kystes hydatiques, dont plusieurs dans les ligaments larges.

C’est ensuite une observation recueillie dans le service du Docteur PICQUE. Il s’agit, ici encore, d’un kyste hydatique du ligament large. | Enfin, on relève une observation de DEBOVE-SOUPAULT qui relate l’autopsie d’une femme chez laquelle on trouve, dans l'épaisseur d’un ligament large, une quinzaine de kystes du volume d’une noisette.

En 1902, paraît, dans les « Annales de Gynécologie et d'Obstétrique », un article de J. FRaANTrA, de Prague, intitulé : « Les kystes hydatiques du bassin et de l’abdomen, au point de vue de la dystocie ». Dans cet article remarquable, nous avons la chance de relever quatre nouvelles observations de kystes hydatiques intraligamentaires. Ë

C’est d’abord celle d’une malade opérée par Boxor- DEN (Max), pour un kyste du ligament large gauche compliquant laccouchement.

C’est ensuite une observation de SELHORST (J.-F.), concernant une femme de 24 ans, chez laquelle on trouve, à l’intervention, dans le ligament large droit, un kyste hydatique du volume du poing.

Puis, vient une observation de BAECKER, qui opère une femme de 54 ans, et chez laquelle il trouve un kyste du ligament large gauche.

C’est enfin une observation de P. MicHiN, qui opère une femme de 27 ans pour un kyste hydatique du ligament large droit.

En 1903, ReBouL publie dans la « Revue de Chirurgie » une observation de kyste hydatique du ligament large et du bassin, compliqué de grossesse.

La même année, dans la même revue, SAVARIAUD relate un cas de kyste hydatique du ligament large. L’auteur, joignant son observation aux sept qui sont publiées dans la Science, termine en parlant de la symptomatologie de ces tumeurs.

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En 1904, Gau soutient, à Montpellier, une thèse sur les « Kystes hydatiques du ligament large ».

Il reproduit les observations déjà citées de SCHATZ, de PiNARD, de TizLaAux et de ReBouL. Ce travail, assez sommaire, n’est qu’une longue suite de points d’interrogation que pose l’auteur à propos de chacun des chapitres de sa thèse.

En 1906, dans une étude d'ensemble des diverses localisations de l’échinococcose qui résume l’opinion classique en Allemagne à.cette époque, FRANGENHEIM reproduit une statistique de ScHarTz (1885), concernant la localisation des kystes hydatiques dans les organes du petit bassin de la femme.

On y trouve sept cas de kystes hydatiques intraligamentaires.

En Italie, la même année, RESINELLI apporte à la « Société Toscane de Gynécologie » une observation de kyste hydatique du ligament large droit, traité et guéri par une laparotomie (incision supra- -pubienne de Pfannenstiel).

La même année encore, à la même Société, PINZANI rapporte un cas de kyste hydatique intraligamentaire gauche. Le kyste était accompagné d’une masse kystique occupant la moitié gauche du bassin et d’une série de kystes disséminés sur le grand épiploon, et jusque sur l’épiploon gastro-hépatique.

En 1907, Miro publie, en Italie, un cas de fistule vési- Sie associée à un kyste hydatique du ligament

large droit. Cette observation parut, l’année suivante, dans la revue « La Gynécologie ».

Enfin, toujours en 1907, BARAGAN publie un nouveau cas de kyste hydatique intraligamentaire (cité par W.-J. MATSCHAN, dans son article).

En 1908, à la Société d’Obstétrique et de Gynécologie de Buenos-Aiïres, PASSERON relate un cas de kyste hydatique inclus dans le ligament large droit, opéré par laparotomie. L'opérateur avait tenté l’extirpation de la périkystique, mais il avait dû s’arrêter bientôt à cause de l’hémorragie. Au cours de son intervention, il avait découvert et enlevé un autre kyste logé « dans laileron postérieur du ligament large gauche ».

Dans la discussion qui suit cette communication, SAL-

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