‹ Kystes hydatiques des osChapitre 18 sur 22 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Il est peu d'affections chirurgicales qui présentent un degré de gravité comparable à celui-des liydatides dos os. Loin d'offrir quelque tendance à la guérison, elles ont une marche essentiellement progressive et envahissante. Sur 40 obssrvations (1) nous notons 20 cas de mort.

Les accidents septiques (12 fois) résultant de l'introduction des germes extérieurs dans les foyers hydatiques ont le plus souvent amené l'issue fatale.

Dans un cas le shock opératoire consécutif à une désarticulation de la hanche enlèvale sujet.

Trois malades ont succombé à des phénomènes de compression médullaire. Un quatrième est mort d'hémorïhagies répétées provenant d'une ulcération de la sousclavière comprimée par le kyste. Une seule fois le sujet mourut d'affection intercurrente.

Si l'on cherche à connaître l'influence que peut avoir le siège des lésions sur la gravité on voit que les kystes du rachis ont comporté jusqu'à présent un pronostic fatal. (6 morts sur 7.)

Il en est à peu près de même pour ceux du bassin : sur huit malades, un seul guérit, grâce à un intervention hâtive et large.

La malade de Talini (obs. XII) mourut cinq jours après l'incision d'un volumineux abcès symptomatique d'hydatides développées dans une côte. Les hydatides du crâne

(1) Remarque. — Notre relevé ne porte ici que sur les observations cliniques publiées avec des détails sufûsants.

ont entraîné deux fois la perte de la vision, mais n'ont pas été suivies de mort. Néanmoins le petit malade deGuesnard (obs.III), mort de fièvre éruptive, aurait vraisemblablement fini par succomber à la compression cérébrale exercée par le développement progressif du kyste.

Le pronostic est moins sombre si l'affection siège sur le squelette des membres.

Il n'en conserve pas moins un caractère de gravité notable. Sans doute la? vie n'est pas compromise dans la même mesure que précédemment, mais le membre atteint doit trop souvent être sacrifié.

Un total de 19 cas nous donne 4 cas de mort.

Quatre fois les sujets guérirent, mais après l'amputation du membre malade.

A l'heure actuelle, gràc3 aux avantages de la méthode antiseptique, on peut espérer diminuer dans une large mesure la proportion de la mortalité.

Plusieurs malades ont succombé après une ponction exploratrice, faite sans précautions, qui auraient peut • être guéri si l'on avait incisé d'emblée largement, abrasé et drainé la région atteinte. Néanmoins le pronostic restera toujours extrêmement réservé toutes les fois qu'il s'agira du bassin ou du rachis.

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