‹ Kystes hydatiques des osChapitre 4 sur 22 · CONTENU · texte numérisé non relu

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Leuckart (1) surtout a étudié le développement de i'hydatide. Sur des animaux (cochons de lait) qu'il avait infestés en leur faisant absorber des anneaux arrivés à maturité, il observa les détails suivants : au bout de quatre semaines, il existait au-dessous de la tunique séreuse du foie de petits nodules d'un millim. environ, formés chacun d'une enveloppe connective {Kyste adventice) et d'un corps sphérique ou vésiculeux i^hydatide) mesurant de O^^jâS à 0°"",35. La structure de cette dernière était très simple : une capsule homogène, transparente, anhiste, élastique, circonscrivait un contenu granuleux formé de particules graisseuses. A la fin de la huitième semaine, les masses pleines avaient fait place à des sphérules creusés de 1°'"',5 à 2'^'°, 5, remplies d'un liquide aussi limpide que l'eau. La masse granuleuse, dissociée et refoulée par ce liquide, s'était condensée à la périphérie pour y constituer la membrane germinaleow. fertile. Quant àla capsule, son épaisseur s'était accrue ; elle était alors formée de lamelles superposées.

On pouvait observer une certaine différenciation dans les éléments cellulaires de la couche germinale, les cellules les plus volumineuses étaient excentriques, les plus internes présentaient un moindre diamètre ; entre ces deux couches, existaient des cellules granuleuses étoilées comblant les interstices.

Au bout de dix-neuf semaines, l'hydatide atteint la

(1) LeLickarl. Die Blasenwûrmer iind ihre Enlwickelung. Giessen. 1856, in-8o. — id. Die Menschlichen Parasilen und die von ihnen lierrûhrenden Krankheiten 1. 1 et appendice t. II, p. 859. — Leipzig und Heidelberg, 1876.

dimension d'une noix. Les couches ciiticulaires les plus externes, paraissent s'exfolier à mesure que la pression excentrique du liquide augmente. La membrane germinale, découverte par Ch. Robin (1), offre à peine O™"',!^' d'épaisseur ; sa structure ne s'est point modifiée ; ellecontient seulement quelques corpuscules calcaires lenticulaires.

Si l'on examine le contenu liquide, dont l'abondance croît en raison du volume de la vésicule, on constate sa transparence parfaite (quelquefois une légère coloration jaunâtre), sa réaction neutre ou faiblement acide. Son. poids spécifique est de 1,009 à 1,015. Le premier, Cl. Bernard y a constaté la présence du glucose] on y trouve,, en outre, de la levcine, de Vinosiie, de la iyrosine. Il renferme environ 1 ,5 0/0 de substances inorganiques. Lachaleur ne le coagule pas, comme l'avaient déjà reconnu. Redi (3) en 1684 etDodart (4) en 1697. Nous y indiquerons, sans insister davantage, Yhématoidine, Vhémoglobine, la cliolestérine) il semble que ce soient des substances introduites par rupture des parois.

On s'occupe actuellement de rechercher dans le liquide hydatique une leucomaïne, résultant des déchets nutritifs de l'hydatide. Mourson et Schlagdenhauffen (5) ont signalé la présence de cet alcaloïde. On aurait ainsi l'explication des phénomènes d'intoxication générale (urticaire, péritonites) observés chez divers malades.

(1) Ch. Robin. Socié'.é philomalique de Paris et Dictionnaire de Nyslen (L. et R.) 1858, p. 468.

(2) Cl. Bernard et Axenfeld. — Présence du .sucre dans le liquide d'un kyste hydatique du foie (Comptes rendus Soc. biol., 2» série, t. III, p. 90 1865.

(3) Redi (Franccsco). Osservazioni intorno agli animali viventi che si trovano negli animali viventi, Firenze, 1684.

(4) Dodart. Regiaî scienlia) academiso hisloria, lib. V, cap. V, p. 454. Paris, 1701.

(5) Blanchard (R.). Traité de zoologie médicale.

L'irruption dôce liquide dans le péritoine, n'est pas toujours suivie d'accidents : cela tiendrait peut-être dans ces cas à la moindre quantité de leucomaïne formée par les hjdatides.

Ajoutons enfin, qu'il est toujours possible de reconnaître chimiquement la présence de membranes hydatiques; leur nature chitineuse est prouvée par ce fait que, traitées par les acides, elles donnent du glucose.

Dans des cas exceptionnels, les hydatides peuvent demeurer indéfiniment en cet état. On a dès lors afîaire à des acéphalocystes, que Laennec (1) regardait à tort comme spéciales à l'homme et différentes de celles du bœuf et du mouton, dans lesquelles il avait reconnu la présence des têtes. Il n'en est rien; ainsi que l'ont démontré Bremser (1821) (2) etLivois (1843) (3) , l'identité est complète.

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