NOTIONS GÉNÉRALES SUR LE T^NIA ECHI- NOCOQUE ET LES KYSTES HYDATIQUES
L'origine des kystes hydatiques est aujourd'hui bien connue : toujours ils résultent de la présence dans les tissus de la larve vésiculeuse du îœnia echinococdAS.
Jadis, on confondait sous la même dénomination à'hydatide^ de cysticercjue^ la phase vésiculeuse des différents cestoâes (vers rubanés). Cette synonymie, inexacte, prête à la confusion et doit être rejetée. On réserve, actuellement, le nom de cysticerque à l'embryon hexacanthe du îsenia solium devenu vésiculeux, tandis que le terme à^hydatide s'applique à la larve vésiculeuse du tœnia echinococciis. On doit donc appeler seulement hydatiques, les productions kystiques déterminées par ce dernier parasite. Relativement aux kystes des os, cette distinction n'offre qu'une importance minime j elle nous autorise, toutefois, à éliminer un fait unique (cité par Froriep) de cysticerque [cysticercus celMosse)^ développé dans une phalange.
L'étude des kystes hydatiques, exigeant une connaissance exacte du parasite qui les détermine, nous avons placé au début de notre travail l'exposé sommaire des notions admises aujourd'hui sur ce point. Ce résumé, ne saurait être considéré comme un hors -d'oeuvre, mais bien comme un point d'appui, pour les interprétaiions que nous donnerons plus loin de la nature et de la pathogé- ^ nie de ces lésions.
Le Tœnia Echmococcus{ô.Q Siebold) (1). (T. nana Van
( i) Siebold (von). Abliandt. ûbcr die Band-und Blasenwïirmer. Leipzig 1851, in-8".— Id. Zeitschrift fiir wiss. Zoologie, 1853 t. IV, p. 207 et Annales des sciences naturelles (Zoologie), 4° série, t. IV, 1855.
Beneden (1), a pour principal siège l'intestin des chiens. Sa longueur est d'environ 5 millimètres. Il présente une tête ou scolex, très petite, munie de quatre ventouses (rarement six), et d'une double couronne de crochets alternants au nombre de 44 au plus. On ne compte que 3 ou ou 4 anneaux (proffloUis), dont le dernier seul est ovigère. Arrivé à la maturité, celui-ci se détache, tombe mêlé aux • excréments de l'animal; les œufs qu'il renferme (de 200 à 500), sont dans la suite mis en liberté par dissolution de la substance qui constitue l'anneau. Ils peuvent dès lors être absorbés par d'autres animaux et déterminer les kjstes hjdatiques en se développant chez eux. Voyons quelles sont les modifications subies en pareilles circonstances par l'œuf et l'embryon qu'il contient.
L'enveloppe épaisse de l'œuf est dissoute par les sucs digestifs. Dans son intérieur, se trouve une masse homogène finement granuleuse à la surface de laquelle se distinguent très nettement, après l'action de la potasse caustique, six petits crochets aciculaires, d'où le nom d'emhryon hexacanthe. Grâce à ces crochets l'embryon, mis en hberté dans l'intestin de son hôte, pourra perforer la muqueuse et pénétrer dans l'épaisseur des tissus. Il traverse vraisemblablement les parois vasculaires, et se trouve emporté dans le torrent circulatoire, jusqu'au moment où, pour une cause difficile à indiquer, il s'arrête eu un point donné et s'y transforme en une vésicule ou liydatide.
(l) Van Beneden. Mémoire sur les Vers Intestinaux. Paris, 1853. — Id. Bulletin de l'Acad.Roy. des Sciences de Belgique, t. XXIV, n0 4 et 6, p. 340, 1857 et 2° série, t. II' 1857.
DEVELOPPEMENT DE l'hYDATIDE. — STRUCTURE. —