‹ Kystes Hydatiques Supposés Primitifs de la PlevreChapitre 7 sur 26 · OBSERVATION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PREMIÈRE

(Genouville. — Bull. soc. anat., 1857, p. 56)

Kyste hydatique de la plèvre droite. — Mort.

Le nommé G... J..., 71 ans, entre le 21 février 1857 à l'hôpital Saint-Antoine, pour une affection du cœur, caractérisée par.un bruit de souffle dont le maximum était à la base au premier lemps, et par une matité assez étendue à la région précordiale. Cet homme avait les jambes enflées et se plaignait de gêne dans la respiration.

Ce ne fut que vers le 10 mars qu'il accusa une douleur assez vive dans le côté droit de la poitrine.

On put constater alors par la percussion une matité occupant toute la partie postérieure du côté du thorax et, par l’auscultation, du souffle bronchique dans les fosses sous el sus-épineuses, absence de respiration dans le reste de ce côté. La dyspnéedevint de plus en plus grande: on trouvait, en effet, dans le poumon gauche, de nombreux ràles sous-crépitants. Le malade mourut le 17 mars.

Aulopste. — En ouvrant la poitrine par deux sections portées au niveau des articulations chondro-costales, on s'aperçoit que le côté droit du thorax est divisé verticalement en deux parties : l’une, la plus interne, est consti-

Mare

tuée par le poumon; l'autre, externe, par une poche volumineuse qui lui est accolée dans tout son bord libre et dont il est impossible de la séparer. Cette poche adhère aux parois thoraciques, mais d'une manière lâche, et qui permet de l'en séparer. Après avoir enlevé tout le contenu du thorax, on remarque que le poumon droit et la poche conservent tout à fait la forme de la cavité thoracique, refoulée vers les médiastins, mais d’une manière égale et régulière. Le poumon occupe le tiers interne de la cavité thoracique droite sans empiéter surles médiastins et sans refoulerle cœur; son bord libre est comme aplati et il reste au côté interne de la poche une tranche de poumon. La poche occupe les deux tiers externes de la cavité thoracique droite. Elle est de couleur blanc-jaunâtre ; elle contient ? litres 1/2 d'un liquide couleur mastic gris, onctueux au toucher. L'intérieur de la poche est tapissé par une très grande quantité de plaques crétacées. Le poumon est adhérent à la poche, mais, par une dissection attentive, on peut très bien l’en isoler. Ces parties détachées sont recouvertes d’une membrane qui semble être la plèvre pulmonaire.

Le poumon lui-même n’est point carnifié ; il est erépitant et se laisse facilement insuffler. Quant aux rapports de la plèvre pariétale avec cette poche, ils sont très difficiles à déterminer ; en effet, cette plèvre, arrivée au niveau de la réunion du kyste et du poumon, devient tellement adhérente qu'il est impossible de savoir ce qu'elle devient.

M. Vidal reconnaît sur cette pièce les caractères des kystes hydatiques anciens, à parois d'apparence ostéocartilagineuse, ayant subi, après la mort des acéphalocystes, la transformation crétacée. La dissection attentive qui a été faite par M. Genouville, en démontrant linté-

LS DS TN grilé du poumon, semble prouver que le kyste à pris nais sance et s’est développé dans la cavité pleurale.

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