II. — COMPLICATIONS DUES AUX KVSTES
Elles sont rares pendant l’évolution de la môle. Par leur volume trop considérable où par leur situation, ces kystes
amènent parfois des phénomènes douloureux de compression
qui obligent à intervenir (Martin, Penkert). C'est la seule complication que nous avons noté à cette période, On peut imaginer cependant que ces kystes puissent suppurer quand la mole est infectée ou subir des phénomènes de torsion, quoique par suite de la place occupée par l'utérus gravide, ces kystes ne soient pas dans des conditions favorables pour s'enrouler autour de leur pédicule.
Par contre, dans les suites de couches, les complications sont plus souvent observées. Par ordre de fréquence on rencontre d'abord la torsion favorisée par l'évacuation de l'utérus. Elle peut se produire soit immédiatement après l'avortement, soit dans les jours suivants, 13 jours (Loriot), 24 jours (Oui), 1 mois 1/2 après (Le Masson), 2 mois (Russel - Andrew). Elle se fait suivant deux modalités cliniques: la torsion aiguë (Le Masson), la torsion chronique.
La torsion aiguë a un début brusque et alarmant, douleurs abdominales vives, ballonnement du ventre, vomissements, accélération du pouls, réalisant un véritable tableau d'étranglement interne ou de réaction péritonéale.
La torsion chronique évolue lentement. La malade présente un peu de sensibilité dans les régions hypogastrique et lombaire, parfois quelques exacerbations douloureuses accompagnées de nausées et de vomissements. Son diagnostic est difficile.
La torsion se fait indifféremment à gauche ou à droite. Sur quatre cas, nous avons noté deux cas pour chaque côté.
On peut également assister à la rupture des kystes. La rupture spontanée n'a jamais été rencontrée. Il existe deux observations de rupture traumatique pendant les suites de couches, celle de Kreutzmann où la rupture se produisit
pendant le curettage qui suivait l'expulsion molaire et celle