FRÉQUENCE DES ALTÉRATIONS OVARIENNES
dans la môle hydatiforme et le chorioépitheliome
Nous venons de voir à quel point les observateurs avaient été frappés, depuis les travaux de Marchand, par l'altération fréquente des ovaires dans la môle et le chorioépitheliome et que « cette coïncidence est si fréquente, que personne aujourd'hui ne la considère plus comme un effet du hasard » (Fraenkel). Mais le rapprochement entre ces faits est-il justifé? Pour répondre à cette question, il nous faut rechercher avec quelle fréquence cette association est rencontrée.
Les diverses statistiques publiées à ce jour doivent être classées en deux grands groupes.
Dans le premier groupe, nous verrons dans quelle proportion la dégénérescence ovarienne est appréciable par les moyens d'investigation ordinaires dans la mole et le chorioépitheliome, c’est-à-dire soit par la clinique, soit par l'examen macroscopique lors d’une intervention chirurgicale ou d'une autopsie. Nous verrons que, par l'examen direct, le pourcentage est déjà fortement élevé.
Dans le second groupe statistique, où systématiquement
l'examen histologique des ovaires a été pratiqué, cette pro-
portion augmentera encore, de sorte que nous serons obligés d'admettre les altérations ovariennes comme la règle dans
les tumeurs syncytiales.