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LA PRÉPARATION A L'OPÉRATION

Ce n’est pas une intervention d'urgence; le stomatologiste a donc le temps voulu pour mettre de son côté toutes les chances d’un succès thérapeutique.

D'abord, il faudra faire accepter au patient l'intervention chirurgicale nécessaire à sa guérison; puis on pratiquera ou on fera pratiquer un examen de l’état général du malade permettant d'éliminer les contre-indications temporaires ou permanentes à toute intervention et d’aiguiller le choix sur le mode d'intervention, sur l’anesthésique à employer, etc. Enfin, on renseignera le malade sur le traitement que l’on compte faire, tout en se réservant le droit de le modifier, au cours de l'intervention, en face de constatations imprévues.

Ceci fait, on passera à une préparation locale minutieuse, qui favorisera l'opération et ses suites; on mettra la cavité buccale dans les meilleures conditions d'hygiène par l’assainissement des muqueuses et des dents et l’on soignera la

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dent causale que l’on veut conserver en lui faisant subir le traitement général des caries pénétrantes : nettoyage de la cavité coronaire, ouverture de la chambre pulpaire, nettoyage et agrandissement mécano-chimique des canaux, mise en place d’une obturation temporaire conservant la perméabilité des canaux. : |

Ce premier travail accompli, on passera à l’acte opératoire.

Celui-ci pourra s'effectuer dans le cabinet dentaire, mais il est préférable d'intervenir dans une salle d'opération. A moins de contre-indication, le fauteuil dentaire moderne, entièrement articulé, sera plus pratique que la table d'opération (meilleure visibilité, facilité plus grande pour évacuer les liquides de la cavité buccale avec la pompe à salive, etc). Le patient, attaché au fauteuil ou à la table, sera revêtu d’un champ opératoire cachant entièrement ses vêtements; pour la face, il y aura intérêt à se servir d’un champ percé d’un orifice pour l'ouverture buccale.

L'anesthésie. — L'’anesthésie locale par infiltration est le plus souvent suffisante, mais, à moins de contre-indication venant de la répulsion du malade, nous préférons pratiquer l’anesthésie tronculaire, qui a l'avantage de donner une insensibilité plus absolue et de plus longue durée.

Cette anesthésie se fait après avoir passé à l’alcool iodé le point d'injection.

Pour le maxillaire inférieur, elle s'effectuera le plus sou- ‘vent au niveau de l’épine de Spix.

Et, pour le maxillaire supérieur :

Soit au niveau du tronc du nerf maxillaire supérieur, à son passage dans l’arrière-fond de la fosse ptérygo-maxillaire par la voie zygomatique;

Soit au niveau des branches du nerf maxillaire supérieur. Ce procédé sera partout indiqué pour les kystes des dents monoradiculaires. Nous pratiquerons alors une anesthésie du nerf dentaire antérieur et supérieur dans la fosse canine, suivie d’une anesthésie du nerf naso-palatin à son passage dans le canal palatin antérieur.

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