‹ L'A B C de l'argentChapitre 5 sur 14 · LE TABOURRT A TROIS PIEDS · texte numérisé non relu

LE TABOURRT A TROIS PIEDS

Toute entreprise industrielle nécessite Tas- p

sociation de trois éléments. Le premier, non $

par ordre d'importance, mais de date, c'est le capital. Sans lui rien de coûteux ne peut être édifié. C'est lui qui donne le premier souffle de \

vie à la matière jusque-là inerte.

Les bâtiments étant construits, équipés et prêts à donner l'hospitalité à n'importe quelle branche d'activité industrielle, le second associé entre enjeu. C'est Tlntelligence des afl*aires. Le Capital a terminé son rôle. 11 a fourni tous les instruments de production. Mais, s'il ne peut s'assurer les services d'hommes intelligents

(1) Extrait à\x Î^ew-York hurml, 1900.

pour diriger les affaires, tout ce qu'il a fait tombe en ruine.

Enfin, vient le troisième associé, le dernier dans Tordre chronologique, mais non le moindre : le Travail. S'il ne joue pas son rôle, rien ne peut être accompli. Le Capital et l'Intelligence commerciale mis en œuvre sans lui, sont comme morts. Les roues ne peuvent tourner si la main du Travail ne les met en marche.

On peut écrire des volumes pour savoir lequel des trois associés, est le premier, le second ou le troisième en importance. Cela ne changera rien à la question.

Des économistes, des philosophes spéculatifs et des prédicateurs ont exposé leurs vues sur le sujet, pendant des centaines d'années, mais la réponse n'a pas encore été trouvée, et elle ne le sera jamais, car chacun des trois a une importance absolue et est également indispensable aux deux autres.

Il n'y a pas de premier, de second ou de dernier. Il n'y a pas de préséance. Ils sont les membres égaux de la grande triple-alliance qui dirige le monde industriel. Au point de vue historique, le Travail existait avant le Capital et l'Intelligence, car quand « Adam piochait

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