‹ L'abandonnée: drameChapitre 24 sur 37 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

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Julien entre ; il est vieilli d'une douzaine d'années. La tenue du médecinprofesseur. Tout en noir. Une rosette à la boutonnière.

JULIEN

Bonjour, l'abbé.

l' AUMONIER lui serrant la main.

Docteur, avez-vous un moment }

JULIEN

Pour vous, toujours.

l'aumônier.

Je veux vous parler simplement D'une pauvre malade à qui je m'intéresse.

JULIEN gaiement.

Tout ce que vous voudrez; je suis dans l'allégresse. Je vous accorderais, tant je vois tout en. beau, Que Lazare a vraiment surgi de son tombeau, Et tous les étonnants miracles de la Bible.

l'aumônier.

Voulez-vous bien vous taire, impie incorrigible. Pour l'instant, il s'agit tout bonnement de voir La malade que j'ai confessée hier au soir.

*o L'ABANDONNÉE.

C'est une pauvre femme, hélas ! bien éprouvée. Je doute qu'elle puisse encore être sauvée.

Mais vous êtes sorcier.

JULIEN*

Bien, mon cher ennemi.

Je la verrai sitôt mon service fini.

Un quart d'heure, le temps de faire ma visite.

l'aumônier.

Un mot encore. Il faut que je vous félicite, Car je sais le bonheur qui vous est destiné Et dont le jour approche.

Oh ! rien n'est terminé Et, comme on dit, ce n'est encore qu'un beau rêve,

l'aumônier.

Alors je prierai donc le ciel pour qu'il s'achève ; Car vous êtes humain, bon, loyal, généreux; Personne plus que vous n'est digne d'être heureux.. Et puis je 'vous prédis une autre récompense, Si vous vous mariez.

JULIEN

Et laquelle?

l'aumônier.

Je pense Que si vous pouvez voir jamais un pur enfant,

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