LF COUP DE MASSUE
Procédé très ancien et pour ainsi dire abandonné. Il demande de la part du sacrificateur les deux qualités suivantes : force et adresse.
C’est un procédé inhumain qui ne présente que des inconvénients,
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La partie de la tête, sur laquelle le coup doit porter peut ne pas présenter assez de surface. Plus les sinus frontaux, sur lesquels l’opérateur doit frapper, sont développés en largeur, plus ils contiennent d'air et par cette disposition anatomique (les bouchers disent bœufs à tête molle), le choc se trouve, pour ainsi dire, amorti par l’élasticité de cet air.
Le frontal, loin d'être défoncé, semble repousser la masse avec force et l'animal ne tombe pas, dans ce cas, sur le coup. De plus, la masse rebondissant sur le frontal peut venir blesser un aide.
Malgré même que l'opération ait été bien conduite et que l'animal tombe du premier coup, il faudra, pour supprimer totalement les mouvements de l’animal, lui asséner plusieurs coups.
De plus, l’intérieur de la boîte crânienne est complètement abimé, la cervelle est écrasée, et lorsque le hasard veut qu’elle ait été respectée, elle est sanguinolente, noire, toujours congestionnée.
Au point de vue humanitaire, c’est une méthode à proscrire parce que barbare et très douloureuse.
Nous avons dit que rares sont les fois où l'animal tombe après le premier coup de massue ; en moyenne, 4 et 5 coups sont nécessaires. Ces chocs répétés mettent le sacrifié en fureur, ce qui décuple ses forces, et parfois il arrive à briser ses liens et à occasionner des accidents de personnes.
Enfin, la physiologie nous apprend que dans l’écorce cérébrale, sont certains centres sensoriels (centre auditif dans le lobe pariétal, centre visuel dans le lobe postérieur) mais l'intelligence et, avec elle, la cons-
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cience, est diffuse dans toute l'écorce cérébrale et il faut une large lésion de celle-ci pour que disparaissent et l'intelligence et la conscience.
Ce fait est d’ailleurs prouvé par de nombreuses observations de la médecine humaine
Stromeyer, médecin anglais, rapporte le fait d’un soldat anglais qui, ayant une partie du crâne et du cerveau enlevée par le sabre d’un soldat afghan continua de se battre.
Dembo, dans une communication du 15 décembre 1893 à la Société médicale de Saint-Pétersbourg, cite les deux cas suivants
a) Un criminel, se cognant la tête contre les murs de sa prison, tombe foudroyé. A l’autopsie, pas d’hémorragie intra-crânienne.
b) Un ouvrier reçoit de nombreux coups sur la tête ; 15 jours plus tard, il entre à l’hôpital Alexandre, de Pétersbourg, sans aucun signe de lésions du crâne et de l'encéphale. Le lendemain, il présente des symptômes de paralysie, puis perd connaissance et meurt en 24 heures. L'’autopsie révèle une forte hémorragie intra-crânienne.
Donc, voici un homme qui a reçu de nombreux coups sur la tête, coups mortels puisqu'il meurt 16 jours plus tard d’hémorragie cranienne, mais qui a conservé 15 jours durant toute sa connaissance.
On pourrait multiplier les exemples qui montrent que les lésions craniennes n’entraînent pas toujours et instantanément la perte des fonctions sensitives.
Enfin, remarquons pour en terminer, que le boucher laisse écouler un certain temps pour pratiquer sa