‹ L'Abbaye d'Anchin. 1079-1792. [With plates.]Chapitre 268 sur 306 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

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jeunesse de notre Royaume , que nous avons jugé nécessaire d'établir une nouvelle forme pour le service du pensionnat et des classes du dit collège, et que nous nous sommes au surplus conformé, autant qu'il nous a été possible, pour sa discipline et son administration, aui règles qui ont été suivies arec succès dans les autres collèges de notre Royaume ; mais les bienfaits que cet établissement a reçus dans l'origine des abbés et religieux de la dite abbaye d'Anchin , nous ont engagé en môme temps i leur donner des distinctions marquées, soit par les honneurs qu'il nous a paru convenable de leur accorder dans le dit collège, soit par l'admission de l'abbé ou du grand-prieur au bureau d'administration et au concours que nous avons établi pour la nomination des professeurs et des régents, soit entin par l'établissement de neuf places destinées à l'éducation gratuite de neuf enfants , dont la nomination appartiendra aui dits abbés et religieux; nous ne nous sommes pas moins occupé de conserver à l'université de notre dite ville, dont nous connoissons tout le xèle et toute l'utilité, les droits, honneurs et prérogatives qui doivent lui appartenir, ainsi qu'à son recteur, pour le succès des études ; et nous lui avons même accordé l'usage d'une partie des bâti mens du dit collège, pour y tenir ses écoles, ses assemblées et sa bibliothèque, qui ne seront plus à la charge de notre dite ville , laquelle pourra disposer sous son autorité , des terreins et bâtiments qu'elle entretenait à cet effet : nous avons enfin jugé convenable de prendre sur les revenus du dit collège, ce qui nous a paru nécessaire , soit pour mettre notre dite université plus en état de soutenir ses charges . soit pour assurer la subsistance de ceux qui avoient desservi jusqu'ici Je dit collège; et comme le nombre des collèges de notre dite province nous a paru trop considérable pour pouvoir espérer d'y maintenir de bonnes études , nous avons cru devoir supprimer un de ces collèges établi dans notre ville d'Arroentières , en procurant en même temps i ses habitants les moyens de donner à leurs enfants une première éducation, et en établissant douze bourses pour y élever gratuitement ceux des dits enfants qui seroient choisis et nommés par les mayeur et échevins de notre dite ville; la réunion des revenus du dit collège à celui d'Anchin , le mettra en état de soutenir les grandes charges que nous avons cru devoir lui imposer pour le bien de notre dite province , et d'y rendre les études et celles de notre dite université encore plus florissantes ; nous parviendrons par ces différents moyens, au progrès des lettres et de l'éducation dans une ville qui nous est attachée, et qui a l'avantage d'être le siège de notte dite cour de Parlement, dont l'attention continuelle i tout ce qui intéresse notre dite province veillera à l'exécution de nos présentes lettres.

A cas causes , et autres à ce nous mouvant , de l'avis de notre conseil et de notre certaine science , pleine puissance et autorité royale , avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

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