‹ L'abbaye de Clairmarais d'après ses archivesChapitre 16 sur 43 · OR A TE PHO HO · texte numérisé non relu

OR A TE PHO HO

Cet Abbé eut un frère du nom de Jacoies, qui lut religieux de Saint-Bertin et lut inhumé vis-à-vis la chapelle Sainte-Croix. Un autre de ses frères \illek v.nd, dit QuiERET, seigneur d'Kpinov et de Wai ignres, fut M aveu r de Saint-Omer en l>>j, lo'>7 et 1564. Ses petits-neveux, dit Guislain-Campion, vivaient de son temps encore dans la ville, ils étaient tous seigneurs et chevaliers d'honneur, sieurs de la Morarderie, d'Epinoy, dcStrassel, de Buvsscheurc ''.

On a conservé l'éloge du 4(1" Abbé de Clairmarais, dans le quatrain suivant :

« l'rœsulis, ut complet partes Antomis omiies, « Multa Domi réparât, diruta plura foris. » Ast senior, juvenem, Lituo sociate nepolcm « Dum tentât, nisu turbat ovilc suo a. »

1 Idem, idem.

* Hist. ni» de Clairm.,tom. Il, pag 94 et ÎM>. — M" de Guislain- Campion. — Voyez encore les Mîiycui? de Sl-Omer. par llri de Laplane.

* Idem, idem, |>:i<.\ !J1.

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by Gôogle

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l r> î« l r>7 7 J,es armoiries de ce Prélat étaient éearlclées au I et 4 d'argent à 3 fleurs de lys, de gueules 21 et 1 aux 2 et 3 de sable, à la croix ornée d'argent. — Casque lorlil et lambrequins d'argent et de gueules l.

On a retrouvé cet écu sur un tapis long, étroit, qui au temps d'A.YroiNE, de Croix, en 1/571, servait à recouvrir un pupitre placé devant le sépulcre le Vendredi-Saint — La devise était :

Saint m me fac Deus.

Au nombre des contemporains d' An toi ne , de Croix , et parmi ceux dont la mort correspond à l'administration suivante, on cite :

l). Jean Winocq, mort le 19 février 1/578. — l>. Jean Claudore, mort le 10 janvier 1580, on croit qu'il fut chapelain de Blandecqucs, puis religieux deClairvaux. — F. Philippe Betencourt, convers, mort en 1/583. — I). Antoine Herman, mort en 1/585. — D. Jean Doresmieux, mort en 1/587 l.

D. Louis du Taillis (Talesim), Prieur le lecteur le connaît déjà] , prit l'habit religieux a la fin de lo28 ou au commencement de 1/5.29, sous l'Abbé Hektauld, son oncle ; c'était un sujet d'élite, savant plein d'esprit, rempli de zèle el des meilleures dis-

1 Planche v, n" l.

- Idem, idom, i>:ig. 9îL — Les Mayeurs do Saint-Omcr, bulletin de hi Sociott'* des Antiquaires de la Morinie, pag. 852 et 853, 3l"\ 'S'Y et 36'" livraisons.

' Nous avons parlé ailleurs de cette noble famille artésienne, l'une des plu- anciennes el des plus honorables de nos provinu s.

positions pour son état.... Jeuue encore, il tint à se 1548—1577 procurer un manuscrit des lettres de Saint-Jérôme, dans le but de se perfectionner plus facilement dans lii vertu ; ce livre était dans les mains de son ancien IL Vlard Drogulriesk, qui en connaissait tout le prix ; il l avait lui-même reçu de son Abbé. I). Alard, cédant aux instances de Louis, le lui laissa pour lui témoigner son affection et il traça sur la première page, les bouts rimés suivants, qui dénotent les sentiments de l'ancien envers le plus jeune, en donnant également une idée de la manière dont D. Vlard écrivait le français, ("est par là que nous apprenons aussi, que Lyuis ni Taillis était le neveu de l'Abbé Hkrtauld^— Voici ces vers :

* Du Soigneur Lotis (lli:n i u i.i>; , Abbé vénérable. Vint ce prirent livre, a moi dit Al\ri>.

« Depuis son neveu (du Taillis), par pact convenable 1

* Lotis aussi dit (de qui le cœur arde « Comme fait la flamme aspirant à l ait « De savoir divin), l'a fait être sien ,

a A condition qu'après son départ.

« S'il part devant il reuendra mien J. >

On voyait dans ce même manuscrit, une pièce de vers français, présentée par Louis du Taillis, à Gérard, d'Haméricourt, Kvêque de Saint-Omer, le lo septembre loOO. — Le livre que ce religieux dédia à son Abbé M. dk Croix, prouve combien il avait de zèle pour sa propre perfection et celui qu'il

1 lli>t. nf Clar., Ion». Il, |v.lv \lï>.

" lli-l. m df Clan-marais par I ï< i lin -!<• Vi--t*i * loin. II. p. lo.».

1518-1577 oflrit à Madame MaugrK, Abbesse du Verger, montre qu'il s'appliquait au salut du prochain l.

Parmi ses écrits, mentionnés par plusieurs auteurs 9, citons une pièce de vers latins inédite, en l'honneur de la Sainte-Vierge, cette hymne ou prière à la Mère de Dieu, semble avoir été composée à l'occasion des guerres et des troubles causés alors par Î"S hérétiques 3. — La voici :

AD. BEATAIN VIRGIHEW LUDOVICUS TALESIUS.

Vi'iu mater pratiic, Ions miserieordia\

« Misons aiiMlium.

« Yeni lux ci'clesijp, tr islihus rorlii uni

« Infunde radium.

Te roginam colinius, tihi Laudrs r.uumus,

« Kx alfcclu cordiuin.

« Oui >•» Augustiis, et in rébus duhiis

« Salus et solatium.

« 0 Stella perfulgida, tu dira certamina

<• Maris hujus réprime, v Demonis pericula, lilii cunicula

« Ne scindatur, prohibe.

* Poilus navigantiuin, prêtes supplieaiilium

« Filiorum su>cipe.

^ Consolare Hebiles, juva pusillanimes

« Et errantes corrige.

« Qikt deum hominibus, et bima caelcstibus

« Jungis 6 puerpera !

Ilereses interime, schismataque reprime

« Firma pacis fardera. Amen *.

1 Idem, idem.

5 Idem, idem.

•' Idem, idem.

* lh<t. nr de Clair., toui. Il, pay. 103.

En 1561, D. Louis du Taillis, composa en vers \'A$ - ir»77 français, pour être placée en tète du livre de Doin. Vk;.\ox, la singulière dédicace suivante qui prouve qu'il possédait mieux le latin que le français et que la flatterie pour les Princes est de tous les temps.

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