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\l>\\ !">i7 lainquam calaimis >eribaMc!oi'iler seribeulis; yalca capultege, levam unibone erislallino, certemus, expugnemus, triumpliet eni \ii^)riain dederit Jupiter ? Si portas a prelio abborrcre, et pugiiam subterfuge declinareque vivuni calamo quamvis inerinem te coufodiam, nornenque luum de vivenlium libro in aMernuiu delebo ? In te ipsum descend»', et sollicitas in animo Ipcum cnnsultato quid libi bac in re videbilur ? Facto opus, tnnleat animant Inam tam ronstanli* pusillanimilatis * — !.<• reste eonp.-
Ynifi ftit'u/i' un fntijih^itl </<' hl Cr Irtlr*' (ht ihciilt' tlU inriiir.
- ïoto ciTaxcris cado si te ea lene! ojùuio ut arbitiriïs a me solum illos amari, qui crebris meis epistolis ouerantur. Silui diù fateor, »ed non ideircô è Joaunis Anoequii pectoris pénétra libustam ardenteramatus Daniel miniinè exeidil ele. ' ■•
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LKS ABBÉS m CLAIKMARAIS.
ANÏOIM-:, Iti: CUnlX. 'ne Abhr.
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Su.MMAlUi: :
AMoisr, de Croix, in- ;j Sainl-Oiner , d une famille rii lie. — Sis dispositions précoces pour l.i vie religieuse. — Il choisit le monastère de Clairmarais. — Sa régularité le fait distinguer. il est élu Ahlié. — Mode suivi pour son élection. — Kilo est approuvée. — Itrovet délivré par le gouvernement des Pays- Pas (1518). — Son installation. — Ce Prélat afferme 8 mesures de marais et de lègrcs. — Jululé à Rome. — Mort de Pau. 111. — Son successeur. — ttals d'Artois tenus à Saint-Waast — f.Kiiinn, d llaméi icourl, au eonci'e de Trente. — Publication nouvelle de la guerre, entre Cn\nu s (juvr et la France. — Ses ravages. -- P Pe.tes pour le monastère. — Plaintes de l Alihé à la Cour. — Dédommagement. — Mort d'EnvoM», de Saulicu. — Jûiovir, do ' l.a Soin hière, élu à sa place Nouvelles hostilités. — Siège et destruction de Thérouanne, capitale des Morins. — Sa cathédrale incendiée. — Opinion de Jean IJallin, sur Thérouanne. — Siège d'IIesdin. — Idem du château de Renty. — Hostilités croissantes. ^— Vii.i.kdon, incemlie les monastères. — Ruines <|.» f Abhaye de Saint Augustin — lderu de cH'e de Saint Jean au-Mont, à h«-
uigiiizeo
- Vxo
I.YiS l.'iTT t |i ic* 1 1 «» on dédommagement or) donne la commandei ie do Bailleul
— Les religieux ne peuvent y rester à cause des invasions des Il Anglais. — Ils se rendent à Yprcsj^^Nouveau chronogramme. — H — Son autour. — L'Abbé fait plusieurs échanges de terro. — Il o«t
nommé commissaire pour l'Abbaye du Verger. — Abdication de Charles (jriNT. — Klévation de Piiii ippi: II. — Grandes inonda lions. — Famine. — Prix excessif du blé. — Il baisse. — Sentence portée contre Jean, de Marie. — Autre invasion française,
— Ses ravages. — Colère des Flamands. — Ils poursuivent les Français. — Récit contemporain. — Hospitalité donnée à dc« officiers français. — Pdlago de l'Abbaye par les Flamands. — Gravité de cet incident. — L'Abbé est consterné. — On commence des informations qui n'ont pas de suite. — Hëcit contemporain écrit par Lot is nr Tun is — Manuscrit oui le renferme. — Idem de Jacques Vignon. — Vin rno\, se rend prisonnier. — Création des trois Fvéchés, de Boulogne, de Saint-Omer et d'Ypres. — Mort de Ciiari.cs -Qim. — Cambrai érigé eu Archevêché. — Composition des nouveaux Kve< hés, après le traité du Cnteau- Cambresis. — Paix proclamée à Saint-Omer (3 avril ]55fA — Mort de Pau IV.de Jean Loysier, Abbé de Citeaux, de Nicolas Ladacere et de François Herde, Prieurs de Clairmarais. ~ . Daniel Lavende, est élu Prieur. — D. nu Taillis, nommé directeur do l'Abbaye du Verger. — Il compose un nouvel ouvrage qu'il l offre à l'Abbé. — Fondation de 1 Université do Douai. — Fin du concile de Trente. — Sacre de Gérard, d Uaméricourt, l,r Fvcque de Saint Orner. 60' Abbé de Saint-Berlin. — Prise d'habit de Philippe LcMAiinn. — Chronogramme. — Hiver rigoureux. — L'Abbé visite les monastères de Picardie. — Mort du 19* Abbé de Citeaux. — Son successeur conserve la direction des deux maison* de Clairvnux et de Citeaux. — Vœux de Philippe Levaiire. — Chronogramme. — Mort de Pu: IV.— Élévation de Pie V.
— Déception de F. Morand Blomvje et d Antoine, deCantelcu. neveu de l'Abbé. — Briseurs d'images envahissant l'Église du monastère et les lieux circonvoisins. — Dommages qui en rc'Ultcnt.
— Efforts pour lutter contre le mal. — Ktablissemcnt des Jésuites il Saint-Omer.— Construction do deux jambes de force h l'Église.
— Divers actes d'administration d Antoine, de Croix. — Imprcssion à Douai d'un nouveau livre spirituel de Loris m Taiiii*.
— Ce livre ust dédie à 1 Abbe-ssc du Neiger. — Achat de 33 IMS--K»77 verges do terres à Fieffé — Jlhome, de La Souchière, Abbé do
Citeaux et de Clairvaux , est élevé au Cardinalat. — Nicolas Bouchebat et Dom Lapin, lui succèdent.— Mort de Vif. V. — Sa canonisation. — Fondation de messes à Reaumetz. — Réparation de quelques granges. — Main-levée de la Seigneurie d'Avesnes. — Sépulture de J. Ficheu. mort de la peste. — Accord pour le pain béni, l'eau bénite, la communion, etc. — Nomination d'un coadjuteur. — Mort d'ANTOiNE, de Croix, après 28 ans d'administration.
— Son inhumation h la place de Simon, de Marquette. — Sa pierre tumulaire. — Son inscription. — Les deux frères d'ANTOiNE.
— Son éloge. — Ses armoiries. — Religieux contemporains. — Biographie et ouvrages de Louis nu Taillis. — Hymne à la Vierge. — Ver? places en tête du livre de Dont. Vir.xps.— Quelques-uns de ses écrits. — Devise tracée sur ses livres. — 11 est nommé Prieur.
— Sa mort en 1582. — Sa sépulture. — Son épitaphe. — Jacques VrcNON. — Ses œuvre*. — Ses fonctions. — Ses armoiries. — Sa mort.
Comme ses deux prédécesseurs immédiats, Antoine, de Croix, prit naissance à Saint-Omer; il appartenait à une famille riche et noble, qui comptait de belles alliances 1 ; mais de bonne heure, Antoine mo.itra des dispositions pour la vie religieuse.... Voulant renoncer entièrement au monde et à ses vanités, il choisit le monastère de Clairmarais pour le lieu de sa retraite 3, et vint y abriter ses jeunes années. Exact observateur de la discipline monastique et ami de la paix (monasterii regularis disciplinœ, paris que amantissimus), dit Jongelin, il ne tarda pas à se faire remarquer par ses frères, qui
1 Hist. inédite do Clairmarais, tom. II. pacr. 77 et 78. ■ Idem. idem.
ir.is— 1577 jetèrent les veux sur lui pour la prélatine, le 2 décembre loi?, lors de la vacance du siège. D'après le récit d'un chroniqueur, son élection eut lieu de la manière suivante : « I). Piehre, de Barchimont, 36e « Abbé de Cercamp, vicaire-général de D. Edmond, « de Saulieu, Abbé de Claivaux, ayant eu avis de la « vacance de cette Abbaye, fut, dit-il, prié de venir « présider à l'élection d'un nouvel Abbé ; il se rendit << ici, et la communauté assemblée capitulairement « en sa présence, suivit la voie de l'inspiration « divine.... Ayant chargé le plus ancien de tous \< pour porter la parole au nom de tous les capitulé lants l. » Elle proclama Antoine, de Croix, dont l'élection fut approuvée, le 27 mai lot8, par l'Abbé de Cercamp, vicaire-général, muni des pouvoirs de l'Abbé de Clairvaux ; peu après le nouveau Prélat recevait son brevet de Marie, d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas M'i8 , il était installé par le protonotaire apostolique de l'Évêque de Thérouanne -, et il entrait immédiatement en fonctions \
1 Nous donnons textuellement aux pièces justihcalives. 1 allocution •le D. Jacoies le Zr art . le plus ancien. Elle contient les noms de tous les religieux présents ou nombre de 27. — ;Voyez Bertin de Vissery, tom. II. pag. 78. 79 et 80. — Preuves, pag. \'20\
5 11 se nommait Vani anghdesii. ~ llist. de Clairmarais. tom. Il, pag. 80\
3 Jongelm, dit qu 'Antoine, de Croix, était Prieur lorsqu il fut nommé Abbé, Bertin de Vissery pense que c'est une erreur.— C'était selon lui, D. Nicolas I.aracere qui exerçait ses fonctions depuis l'Abbé Hertaii d — JongHin a également commis une erreur, en fixant la nomination Abbatiale d Antoine, de Croix, au mois de janvier 1548. ce qui est contraire à sa prise de possession qui e*t du 9~ mai ,1c , .-îto nnné.v — Tom II. r»i-' Sf> SI).
La première année de son gouvernement, on voit 1548— !""î Antoine, de concert avec le Prieur et le Sous-Prieur !, mrcntir 40 mesures de marais, attenants à la longue lègre, ainsi que la tourberie contenant la même quantité de terrain, pour la somme de 30 patards 2 et deux gros de Flandre par mesure, ce qui primitivement était affermé seulement i patards parisis. L'acte passé par Gii.i.ks Pépin, écuver, Grand lîailli de l'Abbaye, portait une amende de 3 patards parisis à peine de non exécution.
— En l'année Io't-9, on célébrait à Home le jubilé de 30 ans et le Pape Paul III, ce Souverain-Pontife qui avait commencé le concile de Trente, venait de descendre dans la tombe à l'Age de 82 ans [1er novembre 1 549), il était remplacé le 8 février de l'année suivante par Jules III JooOj. — Un peu plus tard, les Etats d'Artois, réunis au monastère de Saint-Waast d'Arras [juillet looli, avaient délégué Monseigneur d'IlAMERicouuT, 1prKvèquc deSaint-Omer, 69e Abbé do Saint-Bertin, avec l'omVial d'Arras, pour assister
1 Lo Prieur D. Nicolas Labackre et le Sous-lVieur D. Pif.rrk Draf.i..— (D. Charles Mai toi).
* Le palard était une petite monnaie réelle et de compte en Flandre et en Hollande, elle valait deux deniers de gros et portait plus particulièrement en dernier lieu le nom de sol ou de shtyvrs. — 'Boiste. tom. 11. pag. 3-32).
Gros, poids et monnaie de valeur différente selon lés provinces, elle était d'ordinaire la 12e partie du franc de leur monnaie.
Le gros dans le sens où il désigne tin poids est une drachme ou la 8e partie d'une once. — (Dict. Raman -Wallon, par un religieux Bénédictin. - Bouiliot, 1777).
La livro de gros, augmentait ou diminuait de sa valeur, selon la hausse ou la baisse. 'Koiste, fom. I, pap. 0 fi)
tô-18 — 1:»77 au concile de Treille aux fi ais des Églises de la province i55L.
Lorsque la guerre, cctUî guerre incessante, éclatée de nouveau entre Charles-Quint et le Hoi de France, fut publiée à Saint-Omcr aussitôt les ravages rcconiniencèrent et avec eux la désolation, que ce terrible fléau entraine toujours avec lui. Les biens du monastère de Clairmarais, situés à Maninghem-au-Mont et à Beauniont, avaient été notablement endommagés.... L'Abbé fit parvenir une plainte à la Cour, et grâce à la bienveillante médiation de la Reine de Hongrie, il fut assez heureux pour obtenir de l'Empereur, en juste dédommagement : 1° Deux tiers de dixme à prendre dans la paroisse de Pradelles, laquelle appartenait au chapitre et à un Chapelain de l'Évéché de Thérouannc ; 2" la dixme en partie de la chapelle Saint-Adrien, paroisse de West-C:ippel ; 3° la dixme appartenant au chapitre de cette Église. Ces lettres de donation portaient la date du 26 septembre
Mais d'autres événements plus graves s'annonçaient, D. Edmond, de Saulicu, Abbé de Clairvaux, venait de mourir après 43 années de gouvernement 2i août 1 oo2 , 1). Jérôme, de La Souchière, le même qui assista au concile de Trente, avait été nommé à sa place, lorsque le pays en feu se vit partout sillonné par des bandes ennemies.... Charles-Quint, épiant dans sa colère la vieille ville des Morins, ce dernier
1 Cette publication eut lieu le 8 septembre 1551. — D.Jean Rallin. ■ Ilist. m" iV-rtito *1e Clair . tom. Il, pris. SI ot 82.
boulevard de la France, avait mis le siège devant 1548—1577 Thérouanne (5 avril 1oo21. Le 2 juin suivant 1, au bout de 3 mois, vivement pressée par les Impériaux et privée de secours, cette ville fut prise d'assaut par les armées coalisées contre elle, et l'on vif alors l'impitoyable vainqueur la raser de fond en comble en y semant, dit-on, du sel en signe d'extermination. «Thérouanne, dit Dom. J. Ballin, était « plus ancienne que Paris, elle soutint un siège de « 3 mois, pendant lequel elle fut saccagée, pillée et « brûlée, son Eglise Cathédrale qui était une des « plus belles de la France, fut totalement ruinée et « détruite. »
Après avoir pris Thérouanne, l'armée impériale partit le 2 juillet pour s'emparer d'Hesdin, qui fut pris le 6 du même mois.
L'année suivante, Ciukles-Oilnt ne fut pas aussi heureux pendant le siège de Renty, où, s'il lui fut donné de conserver le Château, il put se convaincre néanmoins, qu'il ne fallait jamais se jouer avec la valeur française.... Xous avons donné en détail le récit de celte bataille, que nos lecteurs pourront consulter
1 il" do D. Jean Ballin.
; D. Jean Ballin. — Berlin de Yi-mm-v.
Voyez Histoire de Renty, par II1' de Lnnlane, 1^58. — Imprimer*' l'Ieury-I.cmaire.
Sur la proposition de son honorable vice-président II. AU). Legrand, la Société des Antiquaires de la Honnie a décidé, en 1861, quelle consacrerait par un marbre mémoralif, placé dans l'église de Thérouanne, la belle défense du Sire Pe^é Monlab'mbrrt. mort ^!oi lentement .sur la brèche.
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i;»18— 1577 Mais ces perpétuelles conflagrations, entre les plus puissants adversaires, portaient partout la terreur ; le passage ou l'invasion des armées rivales, amies ou ennemies, n'étaient pas moins désolant pour nos provinces. Le fer, la flamme, la dévastation et la ruine étaient partout, Villebon, (î ranci Prévôt de Paris, à la tète de nombreux partisans, embrasait sans pitié toutes les maisons religieuses. I/Abbayo de Saint-Augustin de Tbérouannc, ordre de Prémontre, subissant la hideuse loi de la guerre, fut entièrement ruinée ]. Celle de Saint-Jean-au-Mont, ordre de Saint-Benoît, rjui avait déjà éprouvé le même sort de la part de l'armée impériale, reçut en dédommagement par ordre de Philippe, fils de Chakees-Ui int , cl gouverneur des Pays lias , la eommanderie de Suint-Antoine, près de liai Heu 1 ; mais inquiétés sans cesse sur ce point, par les incursions anglaises qui venaient à chaque instant mouiller dans les eaux d'Ostende, les religieux durent abandonner de nouveau celle demeure, pour se retirer cette Ibis à Y près — C'est à l'un de ces moines que l'on attribue la mémorable inscription chronologique :
DlEi il MohI.vI.
Inscription qui, on le .sait, demeura longtemps gravée en grandes lettres onciales, sur la porte de leur maison, dont elle indiquait la ruine en même
' P. If-n B.illin. — Un tin do Vi«sf ry. f»>n>. II. j>r:s. 8?.
temps que celle de la veille cité (Jes Morins.... A 1548—1577 celte phrase lapidaire, on ajouta la suivante qui rappelait également le millésime fameux et la puissance du farouche vainqueur :
iokMIDadILIS '.
Mais au moment où le grand Empereur des Lspagnes, à la veille de renoncer au diadème, semblait ne plus justifier aussi bien, devant le château de Renlv, cette fastueuse épithète looV, D. de Croix songeant aux plus humbles intérêts de sa maison, consentait à divers menus échanges, tels que celuici : 3 quartiers de terre et 17 verges de manoir non amazé, contre une demie mesure, 17 verges de manoir, devant la chapelle de Beaumelz.
Alors aussi, ce Prélat était député par la Reine de Hongrie, pour remplir les fondions de commissaire à l'Abbaye du Verger, près de Cambrai y.
Quelques mois après, Charles-Quint retiré dans le monastère de Saint-Just, plus tard de Saint-Laurent, maison occupée par des moines de Saint-Jérôme, avait cédé la place à son fils, qui sous le nom de Philippe II, avait pris les rênes de la monarchie, à lage de 28 ans :l ; cette année fut remarquable par la grande abondance d'eaux pluviales, qui inondèrent
1 D. ((Ui^lain- Coinpion . Bci lui di Vi.-,sci \ . - Hisl. Clnr., ton>. Il, pu-.
1 Muni, 1). <iiiisl;iin-r.;im|>ion. llnlm Ms-rn.
1318-1577 la terre, cette eau nuisit aux récoltes et amena la famine l.
Vers les fêles de Noël 1356;, le blé valait de 18 à '20 florins la rasière à Saint-Omer : l'année suivante il valait encore 1 9 florins 9, mais le 1 2 juillet 1 557, il s'abaissa à 16 ; peu de jours après, le 26 du même mois, l'apparence d'une bcllerécolte le fit descendre jusqu'à 3 florins 3. Ces variations sont de tous les temps !....
A celte époque Gilles Pépin, écuyer, Grand Bailli de l'Abbaye, condamnait Jean, de Marie, pour avoir pris des verges dans le bois de l'Abbaye *.
Mais on touchait à de plus graves événements, le sieur de Villebon et ses cohortes dévastatrices, pesaient toujours sur les Flandres, ils avaient traversé Saint-Omer et Gravelines, saccageant et brûlant partout les villages où ils passaient; Jhmkerquc venait d'être pris d'assaut, Hergues avait été brûlée ; les Flamands indignés ne purent contenir leur vengeance, pleins d'irritation contre les Français, ils s'étaient soulevés, les poursuivant partout, exhalant sur eux leur colère, qui vint s'exercer jusqu'au fond même de l'Abbaye de Clairmarais, à laquelle on fit payer cher l'hospitalité forcée qu'elle dut accorder, malgré elle, aux fuyards de l'armée française....
1 I). Jean Bu II in.
2 Le florin d oivent du lbabai.l vaut aujourd'hui 2 fr. 15 cent. — Le prix du marc d'argent était alors de 15 ù 16 livres — (Dupré de Sîiint-Maur et Leblanc
La rasière ëqui\nut à l liectuliti e actuel.
1 Kn 1336 le relier de Me a Pari - -e vendit 3 livu» 15 sol*, f t en 1557, il valait Q livre? 3 sol*. — Dupie de S. net Mnnr \<m 9\\ 1 llM. f t , île r;iauni;ir.M<, \<<n\. II. M.
On nous permettra déconsigner textuellement ici, iôi8 — -i;»:; le récit de Tune de ces malheureuses épreuves, subies par le monastère. Le voici tel que nous le trouvons consigné dans un vieux manuscrit historique et inédit de l'Abbave.
« L'an 1538, jeudy le 14 juillet, on entendit un « grand bruit dans les bois de Clairmarais, sur les << deux heures de la nuit. Jean Codbritze ou Coud- « brize l, garde des bois, s'en alla à la découverte « accompagné de cinq domestiques et lorsqu'ils par- « vinrent au chemin, près de la chapelle Sainle- « Croix 2, ils y trouvèrent plusieurs gentilshommes « et cavaliers français qui forcèrent ledit Codbritze, « de monter à "cheval pour les conduire ho' s des « bois: étant ainsi contraint, il les conduisit jusqu'à « l'endroit nommé le Bois de BroftTtnj, où étant « arrivé il se reposa quelque temps; alors, Monsieur « de Villebon 'Grand Prévôt de l'armée de I ranee, « qui était leur chef:, étant venu les joindre dans ce « lieu, pria instamment Codbritze de lui sauver la « vie cl à ceux qu'il avait joint ; Codbritze lui ré- « pondit que les bois et les environs étaient gardés, « et qu'il n'y voyait pas jour; M. de Villebon en- « tendant cela, prit le parti de se retirer ; les autres << au contraire insistants, lâchèrent de persuader à « leur guide, de les conduire à Clairmarais ; pour
1 II y a encore des Coddritzk dans le pa\s, on en voit à Avroull, il y en avait autrefois à Rcncscurc.
1 Cette chapelle nvnit <<•<«'• rl'i^Mn- ;m WIIP sircl»*, d'.ipP-s Perlin de Vissery.
1 f>4iS — 1 57 7 « de là, se rendre prisonniers de guerre à la garnison
« de Saint-Omer. Ils vinrent done à Clairmarais et
« entrèrent dans lLglise pendant l'office, fesant si
« grand bruit, qu'on fut obligé de stater l'office
« divin; alors, I). Louis Tavermer, Sous-Prieur et
« Président du chœur, accompagné de ses confrères,
« résolut de les aller joindre, et les abordant leur
« demanda ce qu'ils voulaient ; ils lui répondirent
« qu'ils cherchaient leur capitaine ; il leur répondit
« qu'il ne connaissait point leur capitaine, ni ne
« savait où il était ; alors, ils le prièrent de leur sau-
« ver la vie et de les mettre à l'abri de la fureur des
n paysans flamands 1 qui les poursuivaient, et pour
« cela d'envoyer quelqu'un à Saint-Omer, vers MM.
« les Abbés de Saint-Berlin et de Clairmarais, pour
« qu'ils firent (sic) en sorte qu'on leur envoya quel-
« que officier de la garnison de Saint-Omer, pour
« les prendre en qualité de prisonniers de guerre,
« et trouver par ce moyen de se conserver la vie.
« 1). Louis Tavermer, dans cet embarras, leur per-
« mit de se retirer dans le chapitre, et députa aux
« susdits Abbés I). Hector, de Wallon-Capellc, pour
« les informer de tout ceci. Dans ces entrefaites le
« lieutenant du Uaillif de Cassel, nommé Rontk,
« suivi d'une nombreuse troupe de paysans flamands,
« arriva devant la porte de cette Abbaye et la fit
« foncer sic ; étant entrés dans la cour, il fit sonner
« la ch rgc et ordonna à ses gens de fonsscr sic
1 lli-l lli Cl;ir , tnni U. |>:éu'. SI i l 8Ô.
« toutes portes, serrures, fenêtres et coffres et de 1548—1577
« piller tout ce qu'ils pourraient trouver dans l'Ali-
« baye, ce qu'ils exécutèrent cruellement en com-
« meneant par l'Abbatiale, où ils brisèrent portes,
« fenêtres, coffres, cassettes, pillant linge, étain, et
« les babils des novices ; fcsant plus de dégât que
« de vrais ennemis n'auraient fait et ne désistèrent
« de mal faire nonobstant les instantes prières et
« représentations des religieux 1. J)e plus, le dit
« Ko.ntk, ayant entendu de quelqu'un des siens, que
« les cbevaux des français étaient dans cette maison,
« il dit que si cela était, il fallait brûler l'Abbaye.
« — Enfin, ayant tout pris ce qu'ils purent, et con-
« sommé les vivres, dont ils avaient besoin, celte
« troupe de canailles sic se retira »
Cet incident n'est pas le moins grave, ni le moins saillant de l'administration d'ANïoiNE, de Croix, alors retiré dans le refuge de sa maison à Saint- Omcr 3 ; ce Prélat fut consterné en apprenant le désastre dont son monastère venait d'être frappé ; mais il le fut bien plus encore, disent les annalistes, lorsque en y retournant, il trouva son appartement dénué de meubles et de tout ce qu'il renfermait de plus précieux, tout sans exception, même ce qui était soigneusement renfermé sous clef avait dis-
» Ilist. m" Clar., loin. Il, pag 8ti.
* Bertin de Yisscry a copié cette relation sur un manuscrit qu'il ne cite pas. — (HUt. m" de Clairmarai*, tom. 11. pag. 83 à 86).
3 On a vu plusieurs fois que ce refuge était dans la rue du Quartier de Cavalerie, là, ou depuis peu on en a vu les dernières Iran'* s'fM i itil'T, pour faire place à un établissement industriel.
\b\x ~['ûi paru l. Sur une plainte portée par lui, la justice Abbatiale fit ses informations pour découvrir les coupables, que le chroniqueur qualifie de 1 epithèle de brigands. Un ou deux furent accusés de vol, dit-il, niais il ajoute aussitôt : « Je ne vois pas trop à quoi cela aboutit 2. »
La même année, Hkmu II, Hoi de France, reprenait la ville de Calais qui, pendant 210 ans, était demeurée au pouvoir de l'Angleterre 3.
iNous insérons plus loin aux pièces justificatives \ un récit intéressant à plus d'un titre, et qui se rapporte également à l'administration du 40e Abbé. Ce récit écrit en bon latin, par l). Louis du Taillis (TalesiusJ, a élé retrouvé par 1). Hertin de Vissery, au commencement d'un manuscrit en parchemin, intitulé : S. Ilieronymus, in plurcs prophetas.... Il est intitulé : Dr Gallnrum in Flandriam vxpeditionc, sire trujecliunc et infrliri corum payrnl, ann. 4o!>8 5.
D. Jacques Vigxon, religieux de l'Abbaye, dit également à la fin de son livre fi, « que le lendemain << de la bataille de Gravelines loo8 , le sieur dk « YiLLEBON, qu'il dit chevalier de l'ordre et gouver-
1 llist. vie Clair., loin. \\, pag. SU.
i I). Guislain Campion. — I). Jean Lallin. — Detlin île Vissen. ■* D. Guislain- Campion, pag. 87.
1 Pag. 121.
■ Ce récit contenant quatre pagvs, commence par tes mots : lirai minus lôôS. et finit par ceux-ci : laus (Ira /.ï.î//. — (Hisl. m" Clar., tom. Il, pag. 95 à OS.
9 llist. m 1 Clar., tom. II, pag. 81). — M in 8", » on»<'naul lc< iin-moraMcs de Ciiums V !*fP. .
« neur de Picardie, se vint rendre prisonnier au 1548—1577
« berger de l'Abbaye de Clairmarais, avec le sieur
« Lvdarre, et que le même jour, M. de Mokmel-
<< mers, fut fait prisonnier en la dite Abbaye, avec
« les sieurs de Sainte-Marie, Gaston et plusieurs
« autres seigneurs et gentilshommes, outre les sol-
« dats qui étaient au nombre de 400, sans compter
« ceux qui furent pris au camp cl ailleurs *. »
— Cette même année, le Pape Paul IV, à la prière de Charles-Qcint, à la veille de descendre dans la tombe a, et de celle de son fils Philippe II, Roi d'Espagne, érigeait plusieurs Evéchés. Entre autres, ceux de Boulogne, Yprcs et Saint-Omer, furent établis à la place et sur les débris de celui de Thérouannc, divisé en trois parties.
L'Évêché de Cambrai fut alors érigé en Archevêché 3, d'accord avec les Rois de France et d'Espagne, Boulogne dut appartenir à la France, Saint-Omer à l'Artois, et Ypres à la Flandre. — Les biens de l'ancien diocèse des Morins lurent divisés au profit de la mense épiscopalc des Kvêchés nouvellement créés, et chacun de ces Évêchés restreignit sa dépendance au nombre des villes et des villages, comme aux limites du territoire qui leur fut assigné
' Berlin de Vissery, tom. 11. pag. 80.
2 Ce Prince mourut dans le monastère de Saint-Just, le 21 septembre, jour de Saint Mathieu (11 des calendes d'octobre), il était âgé de 58 ans, G mois 27 jours, et avait régné 40 ans.
Hist m" Clar., tom II. pag 87.
3 D. Jean Ballin. — Bertin de Vissery, tom. Il, pag. 87.
* Voir les pouillé de ces anciens diocè^ — Berlin de Vissery. tom. Il, pag. 87 et 88.
1548— 1:>77 Mais cet arrangement et cette division ne purent s'effectuer avant la paix du Càteau-Camhresis [3 avril 1559), dont la publication officielle se fit à Saint- Omer le 7 avril 1559, à la satisfaction générale.
Le Pape Paul IV, venait de mourir (18 août 1559:, au bout de i ans 2 mois et 24 jours de pontificat. — 1). Jean Loysier, 48e Abbé de Citeaux, l'avait précédé dans la tombe, le 6 des calendes de janvier de la même année, après 19 ans de gouvernement. — La terre s'était également entrouverte pour abriter les restes mortels de D. Nicolas Labacere, Prieur du monastère 18 mars 1560;, remplacé par D. François Merde, qui lui survécut un mois à peine (avril 1560 , et eut pour successeur à son tour, I). Daniel Lwende, neveu de l'Abbé Hertauld, le même que nous avons déjà fait connaître à nos lecteurs l.
Cette môme année 1560, l'Abbé sur la demande qui lui en était faite, désignait D. Louis nu Taillis, pour la direction de l'Abbaye de Notre-Dame du Verger, et peu de mois après, ce Prélat recevait du même religieux le 10 des calendes de décembre), l'hommage d'un livre latin qu'il venait de composer, ayant pour titre : Exhorta t innés piw ad pœnitentcm recens eonfessum. — Ce livre fut imprimé à Arras 2.
Peu après, Philippe II, attirait à Douai des savants de tous les pays, pour fonder dans cette ville une Université devenue célèbre 1562 :î. — Le con-
1 llîst. m" Cl;ir., tom. II. png. 88.
* Hist. m" Clar , tom. II. pag. 88.
1 Mom. iilom «]<« f.uislnin-Cnmpion. — ÏWlm do Vî-ssrrv.
cile de Trente venait de finir sous le Pontificat de 1548—1577 Pie IV le 7 des calendes de février 1563; l. — Gérard, d'Haméricourt, 69° Ahhé de Saint-Berlin, dont nous avons donné ailleurs une biographie détaillée, avait été sacré le 12 septembre, Kvêquc de Saint-Omer *, par le fameux Cardinal de Granvelle [Antoine de Perre.no r , pendant que l'Abbé de Clairmarais, tout entier aux soins de son monastère, donnait l'habit à D. Philippe Lemaitre, qui consacrait l'année de sa réception par le chronographe suivant :
» CCr Mi rCfs tY k Vert. CopIosa tst In CœLIs V
Mais en même temps qu'il paraît aux nécessités d'un rigoureux hiver, qui se fit sentir du 18 octobre au 2o février, Antoine, de Croix, recevait de l'Abbé de Morimond, Vicaire-Général du chapitre général, . la mission de faire la visite de quelques maisons de son ordre, dans le diocèse d'Amiens, où quelques désordres s'étaient glissés 4 1 06 4 . — L'Abbaye de Citeaux perdait alors son 'i9°'Abbé, I). Louis du Boyset, qui mourut le 13 des calendes de juillet, après avoir assisté au concile de Trente, il eut pour successeur D. Jérôme, de La Souchière, 43e Abbé de Clairvaux, qui par ordre exprès du Pape, retint à la fois les
1 D. Jean Bailin.
! Los Abbés de Saint-Bortin, foin. II. — Biographie du GO- Abbo, pag. 103 à 152, tom. 11.
s M" de Clairmarais, tom. Il, pag. î»0. * Borlin do Vissrry, tom. Il, pas. flO.
1577 deux Abbayes. Le Souverain-Pontife avait connu Jérôme au concile de Trente, où il s'était distingué l.
La même année, Antoine, de Croix, recevait les vœux du novice Philippe Lemaithe, qui marquait encore par le chronogramme suivant, Tannée de sa profession.
l\ I.oCo pasCV.f. Ici Mf C.oIXoCaVIi.
Pie IV, venait de mourir au bout de six ans de Pontificat (9 décembre L'iGo , il était remplacé sur la chaire de Saint-Pierre, le 7 janvier W5G6, par Pie V, de l'ordre de Saint-Dominique. — Pendant ce deuil de l'Fglisc et au moment de l'élévation d'un nouveau Père commun des fidèles, l'Abbé de Clairmarais recevait dans son monastère, deux humbles et jeunes cénobites, qui, un peu plus tard, devaient tous les deux occuper, avec une distinction différente, le fauteuil de la prélatine, F. Mohand Blojime et Antoine, de Cantcleu loGG . Nous aurons à en reparler longuement, bientôt, à l'ai l iclo que nous consacrerons spécialement à leur mémoire On y verra
que l'élévation prématurée, du dernier surtout, qui était neveu d 'Antoine, de Croix, ne fut pas sans agitation dans la communauté
C'était le moment, dit F). Jean Bail in, où les briseurs d'images exerçaient partout leurs hostilités
1 Gallia Christiana, tom. IV.— Bertin de Vissery, lom. Il, pag. 90 * I). Jean Hallin. — Roi-lin nY Vissery. png. 91.
dans les Flandres'. Antoine, de Croix, n'en avait ir,4«— I'.tt pas fini avec les ? dévastateurs des choses saintes.
Te 16 du même mois d'août lotiti, les hérétiques de Bailleul, de Poperingucs et des environs, parcourant la contrée, vinrent en nomhrc s'abattre sur l'Église de Clairmarais, ils y entrèrent en tumulte vers les six heures du soir, en faisant un vacarme horrible ; leur audace intimida tellement les bons et paisibles religieux, qu'ils s'enfuirent à la hâte, abandonnant l'office et cherchant un refuge dans les plus obscurs recoins de la maison.... Heureusement cette fois ils en furent quittes pour la peur et pour quelques dégâts inséparables du passage de ces iconoclastes, qui partout accomplissaient trop scrupuleusement leur déplorable mission Le lendemain ces
bordes impies quittèrent Clairmarais pour se rendre à Watten, où l'Abbaye et la paroisse subirent les mêmes dommages.... Vint ensuite^ii£cj^sivement le t o u r d es Égl i ses d e M i 1 h a m , (I^J^s^cJ^eiuiMl o Vol k erincove, de Lederzelle, de Merchem, de Peenne, puis celui de l'Abbaye de Ravensberghc, etc.... On le voit, chaque époque à ses déchirements, comme chaque siècle à ses dévastateurs.... Mais chaque siècle aussi oflre des dévouements sublimes, prêts à tout tenter, à tout risquer, pour lutter contre le génie du mal — Presque en même temps, nous l'avons dit \ le premier Kvèque de Saint-Omer, le vertueux Gérard, d'Hamê-
1 Hist. m" de Clairmarais, tom. Il, pag. 91. * Idem, idem.
3 Les \hh("i do Snint-Rertin, loin. tl.
lieourl, voulant opposer une barrière à l'iléirsif lotijours envahissante, appelait clans sa ville Lpiscopale la célèbre Compagnie de Jésus, dont le nom seul garde le privilège do soulever toujours tant de susceptibilités, tant de colères, soit à cause des services (|uelle rpud à la religion et à la foi. soit par les persécutions qu'elles ne cesse d'attirer sur elle lo7()l '.
— Au moment aussi où l'impiété venait de ravager une seconde fois son Kglise, Antoine, de Croix, s efforçait de la consolider en y établissant les deux puissantes jambes de force, qui figuraient au fronton, de chaque côté de la grande porte d'entrée * I -3(37 .
Nous voyons ensuite ce Prélat appeler à la charge de Prieur, Antoine, de Canlelen, son neveu, à la place de I). Daniel I. wende, qui venait de mourir M) octobre I5(J7 . — La même année, il requiert et obtient du Magistrat de Saint-Oincr une attestation officielle constatant (jne l'Abbaye de Clairmarais appartenait à la province d'Artois et quelle faisait partie de la banlieue de cotte ville l-'MT .
L'année suivante, il fait une déclaration constatant la délimitation de la Seigneurie de Heaumelz lo()8 . — Comprenant toute l'importance qui s'attachait à l'instruction des jeunes novices, Antoine fait venir de Louvain le docte Philippe Uilstiis, pour enseigner la philosophie et les humanités .
1 llist. nTClaiv, tom. II. pa«. ni. - llist. «les Abbés de Saint- Berlin, à l'article d. Ghiaiui, d'Ilamci ioourt. 6ÎK Abbé.tom ll.paj». 103 à 152.
* MM mM fiai- . lom II. pair. <»].
Il donne son approbation à l'impression d'un non- i :,'|S i :.tt veau livre spirituel, publié en français, par D. Loris du Taillis, directeur des Dames du Verger Ce livre imprimé à Douai, par Louis Winde, contenait : la Doctrine du mépris du monde, très utile à toute personne engagée au service de Dieu, par les vœux de la religion ; il était dédié à M00 Jeanne Maigre, Abbesse du monastère du Verger 9 1569 . — Il nomme Guillaume, deCanteleu, Seigneur de Contes, son Prieur, aux fonctions de Grand Bailli du monastère (1569 . — Il fait l'acquisition de 33 verges de terre, situées à Fieffe ; cet acte portait le scel du Seigneur de Canteleu 1570 .
En 1571, D. Jérôme, de La Soucbière, 13e Abbé de Clairvaux, 50' Abbé de Citeaux, qui dirigeait simultanément les deux Abbayes, était promu au Cardinalat; il eut pour successeur à Citeaux, D. Xicolis Boucher vt, qui avait assisté au concile de Trente en qualité de procureur général de l'ordre, et, à Clairvaux, D. Lupin le Mire, vint prendre sa place 1571 .
Antoine, de Croix, avait appris la mort de Pie V, ce saint Pontife romain qui, après 6 ans 3 mois du gouvernement de l'Kglise universelle, mérita d'être béatifié par Clément X bulle du '27 avril IG/2, et d'être canonisé par Clément XI, en 1712 1572 . — Il avait accepté la fondation de deux messes par
1 Bibl. des écrivains de l'ordre, par D.Charles de >\isch, p. 234. * M" de Clair., t. II, p. 92.-N.-D du Verger Virùhrium .ordre de fitp.i'ïT. fondée ver^ 1 onhe Douai et Ciml.r.ii . — J i »wi
|jiS-i:,77 semaine, dans la chapelle de Beaumelz ; il avait fait réparer plusieurs granges et fermes ; il avait figuré comme arbitre entre le chapitre de Saint-Omer et l'Abbaye de Saint-Bertin 1o7i . — Il venait d'obtenir nno main-levée sur la Seigneurie d'Avesnes, laquelle avait été saisie par les officiers du sieur de Mont-Cavrel, de qui elle était tenue, celle de l'Abbaye n'étant que Yicomtière l. — Il avait donné la sépulture à D. Jean Ficheu, l'un des religieux qui était mort de la peste 3 octobre \>)lo).
fie Prélat avait consenti à un accord passé pardevant MM. du conseil d'Artois, par le curé de Laires et les habitants de Beaumelz, pour l'eau bénite, le pain béni, les communions et les prédications I»j7G .
S'nlin, depuis plus de deux années, Antoine, de Croix, sentant sn fin prochaine, s'était fait donner un eoadjuleiir (huis la personne de son neveu, lors qu'après avoir gouverné son monastère pendant 28 ans 7 mois et 23 jours, il s'endormit dans le Seigneur, le 2*> janvier 1 *>T 7 , et fut enseveli dans le
M Air. mi ou de Mu t.nt bâtit l;i (Impolie et entoura son monastère de murailles.
* llisl. m" do Clairmarais, tom. Il, pas. îKj.
L'acte d'accommodement passé nver le sieur de Mont Cavhki , le 21 mai 1574, portait en substance :
« A*TOi\r* de Mouchy, seigneur de Mont-Cavrel, etc., et Antoine, « de Croix, Abbé de Clairmarais. etc.... Que les seigneurs de Mont- « Cavrcl, auront la haute justice et l'Abbaye la justice Vicomtière .
et que cette dernière ne payerait aucun relief treliviuin> et ne don ~ c nerait point d'homme vivant et mourant.... Quelle ferait un ser- « vice annuel pour les sieurs de Mont-Cavrel, le 30 septembre (cette « date a depuis été transportée au l*r octobre, à cause de Saint- « Jérôme. — A cet acte pendait le cachet du chapitre nu contre « s,o| de M. ru Choix.
chapitre, vis-à-vis la stalle Abbatiale, exactement au !Ms i:û: lieu ou reposait l'un de ses prédécesseurs I). Simon, de Marquette, 13" Abbé, dont la dépouille mortelle reposait là depuis près de trois siècles, attendant la
résurrection bienheureuse — On plaça sur la
tombe (TAntoine, de Croix, une petite pierre grise, longue de deux pieds, sur laquelle il était représenté revêtu de la chape ; autour de cette pierre on lisait ces mots :
Il IC MCET U. A\T. DE CHOIX, AURAS 10, OUI OBIIT, ANMl 1Ô~7.