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commune, vers l'an 1 547 . Lorsqu'il eut atteint sa tô'Jî— îtiir» 18* année, se sentant des dispositions pour la vie eénobitique et la règle de Citcaux, il vint frapper à la porte du monastère de Clairmarais et demander à J)om. Antoine, de Croix, alors Abbé, son admission
dans cette pieuse retraite Sa prière fut entendue,
il fut reçu et prit l'habit de novice, en 1564, en même temps qu'ANTOiNE, de Canteleu, 41e Abbé, et ne tarda pas à donner des marques d'une véritable vocation.
Dom. Morand né à la campagne, pouvait être utile au temporel de la maison, on lui confia la direction de la basse-cour et il montra tant de soin, tant d'expérience en économie domestique et eu agriculture, qu'il ne tarda pas a obtenir de notables bénéfices, qui vinrent, à propos, grossir les recettes de la bourse commune. Pendant une espace de 20 ans environ, jamais administration plus féconde et plus fructueuse, la communauté le comprit. Aussi lorsqu'à la mort de l). Hibekt Raoul, il fallut lui trouver un successeur, les recherches ne furent pas longues.... Tous les suffrages se jetèrent spontanément sur l'humble Morand.... Il fut régulièrement élu
dénomination de Wujinaldi Curùi, nous n oserions garantir cette étymologie que nous livrons, telle quelle, à l'appréciation de plus habiles que nous. (Ilist. de Clair., tom. Ht pag. 173).
Autrefois une rue traversante (sic) du village de Hcncscure, portait le nom de H'onnc, parce que la maison paternelle de cet AldȎ s'y trouvait.
1 Sanderus dans le Flnndr 'nt ilhislrtdtt nomme Mohani» Hioi.mi , U. MoruNuis Uluyia !>u .
1590—1594 43e Abbé.... Le Seigneur de Renescure, Guislain, de Saint-Omer, sieur de Secry, qui habitait alors' son château, et qui portait la plus grande affection à 1). Bloeme, apprenant l'honneur mérité dont il élait l'objet, employa tout son crédit à la Cour pour obtenir en faveur de l'élu, les lettres royales ; son oncle, M. de Vendesies, était alors chef des finances et membre du Conseil privée de S. M. Catholique à Bruxelles, il était également .en crédit auprès de l'Archiduc Albert et de l'Infante Isabelle Guis- LAhN fit recommander de la manière la plus pressante son ami, faisant valoir avec chaleur ses services et toutes les qualités qui le distinguaient; sa prière et le vœu des religieux furent entendus, le Roi d'Espagne signa le brevet de D. Morand, le 18 avril 1595, et le nouveau Prélat se fit installer le 27 mai suivant, sans avoir même songé, chose incroyable, telle était sa simplicité, a obtenir du Supérieur général de la communauté, la confirmation ordinaire et la mise en possession du pouvoir spirituel ; cette erreur, il fut obligé de la réparer plus tard, il en fut relevé en adressant des excuses à Dom. Largentier, Abbé de Citeaux 2.
En prenant possession de la prélature, 1). Morand trouva la caisse bien garnie, par suite des économies qu'il avait su opérer lui-même, sur les produits de
1 D. dnislain-Cnmpion. — Berlin de Vissery, tom. Il, pag. ÎT1 * D. (îuisInin-C.ampion. — Les lellies patentes de mntirmutiun si
sjnivs pur D. Largentier, furent délivrées le M mars 1Ô99.— (lli>l.
inédite de Clair., loin. Il, pag. 176.
la basse-cour. 11 s'appliqua d'abord à éteindre 1504 — 1615
toutes les dettes et à faire rentrer en partie des
affermages ; en outre, il effectua les réparations les
plus urgentes, tant au-dedans qu'au debors et mit
à sa place à la basse-cour, Dom. Martin Tirant,
qui plus tard, fut également appelé à la prélature
i>. Lui* in le Mire, 43e Abbé de Clairvaux, venait de mourir saintement, après avoir volontairement abandonné ses dignités humaines (1596). Il avait sauvé deux fois son Abbaye de l'incendie pendant son gouvernement; D. Denys Largentier, docteur en Sorbonne et procureur général de l'ordre, avait été mis à sa place par Edmond, de La Croix, Abbé deCiteaux 1597) ».
Le 8 décembre de la même année, 1). Pierre Fauquet, Prieur de Clairmarais, avait reçu la sépulture de la main de son Abbé, et il avait été remplacé dans ses fonctions priorales, par 1). Jean Hébert. Mais peu auparavant, Morand Hloeme avait songé à faire refondre les 7 grosses cloches de son Église lesquelles avaient besoin de restauration. Après la fusion, ce Prélat les baptisa toutes les sept et y plaça avec ses armoiries et sa devise, les inscriptions suivantes: sur ia lro on vovait, « Maria rocor, hoc mi In nomcn dédit H. Abbax, 1). Morandus llloaue, qui me rennrarit. Anuo 4508. — Cette cloche comme les autres porte également l'image de la Sainte \ ier^e.
1 llist. incil. et m" de Uuir., tum. M, lT.'i.
1594—1015 — La 2°, Ber.narda nominor, vilam mihi rcstUuit B. 1). Morandus Bloeme Abbas. Anno 4598. — Me fcccrunt, Joanncs et Phi lippus lleuuin. — La 3e, Benedicta nominor, nova sum beneficio B,u Dttl M Grandi Bloeme Abbatis. An no 1598 l. — La 4P, Joaisna vocor, a D. Morando Bloeme Bdo Abbate renovata. Anna 1598 *. — La oe, Margarittam dici me jussit B. Abbas Dnus Morandus Bloeme. Anno 4598 3. — La 6e, Patieintia vocor, ab officio mihi dato a Bio I). Morando Bloeme Abbate. Anno 4598*. — La 7% Catharina sum, B. D. M. Bloeme Abbas, meseptimam posait. Anno 4598. »
Le Prieur Jean Hébert ne survécut pas longtemps à cette bénédiction 5 de cloches, il mourut le 7 janvier 1599, et fut remplacé par 1). J. Holencier, au moment où D. Jean Fourdin devenait receveur de l'Abbaye, puis secrétaire du Chapitre (; I5991.
— Jean, de Vernois, Évèque de Saint-Omer, était mort, Jacques Blas.eus, religieux Franciscain, avait pris sa place 7, et 1). Morand Bloeme ne cessait de veiller aux intérêts de sa maison; on le voit accorder une nouvelle reconnaissance à 1). Dubur, Abbé de Saint-Jean au-Mont, pour une rente de 300 florins "
1 Cette cloche fut entièrement refaite aux frais de Morand Hlokml.
* On la sonnait pour les premiers coups des grandmesscs et vêpres.
3 Elle servait aux petites heures.
* C'était la cloche du chapitre.
1 llist. m" de Clair., tom. 11. p;ip. 17K. ,; Idem, idem.
Cornus. — Itertin de Vissery. tom. Il, paj;. 177.
* I.e prix d'aisent était, en lb'J.i, de M livre., b .ois 1 demei
dus à son Abbaye (28 septembre 1603;. Cette forma- 1594—1615 lité était devenue nécessaire parce que Antoine, de Canleleu, qui l'avait consentie, n'avait point eu le temps de signer l'acte avant de mourir. Ce titre fut approuvé par l'Abbé de Citeaux et reconnu par l'Abbé de Saint-Jean, qui se déclara satisfait.
Dans la série de ces biographies Abbatiales, nous voyons en général les Supérieurs généraux de l'ordre se succéder les uns aux autres, c'est maintenant le tour de Dom. Edme, de La Croix, Abbé de Citeaux, qui descend dans la tombe 1604; pour céder la place à Dom. Nicolas Boucherai, neveu du vertueux Prélat du même nom que celui que nous avons vu mourir le \2 mars 1584, après avoir abdiqué le généralat peu auparavant (1 604) . Nicolas Boucherat deuxième du nom, était Abbé de Yauchclle avant d'être placé à la tête de Citeaux, pendant son gouvernement général, il réforma l'ordre presque tout entier.
Se voyant entièrement dégagé de toutes les dettes qui pesaient sur la communauté et trouvant dans son trésor de quoi faire face aux nouvelles dépenses, auxquelles son projet pourrait donner lieu, D. Morand songea a obtenir pour lui et ses successeurs,
le droit de porter la mitre Dans cette intention il
se procura, même à grand prix, tous les ornements les plus convenables et les plus riches, ainsi que tout ce
comme matière, la valeur de l'argent fin était de *>•? livrer— (Dupi <• de Saint-Mnur, pag.216.— Leblanc, Histoire des monnaies de l-Yante. — Métrologie;.
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4594 — 1615 qui était nécessaire pour l'office pontifical : chasubles, tuniques ou dalmatiques, chapes, le tout en drap d'or avec auffrois brodés en blanc, pour les plus grandes l'êtes. Jusques-là, il n'y avait eu dans son Église que de simples officiants — Aux ornements en drap d'or, l'Abbé adjoignit un autre ornement complet en velours rouge avec trois chapes, entièrement parsemées de larmes brodées en or avec les auffrois de toile d'or pour le jour de la Pentecôte, plus encore un troisième ornement en velours gros bleu également parsemé de larmes d'or et les aufïïois de velours rouge brodés. Pour servir les jours ordinaires, il y en avait en violet.... Ces ornements ont été en usage presque jusqu'à la dernière heure du monastère et ils étaient alors encore, à peu près, les plus beaux de la sacristie l.
La chapelle s dont l'Abbé Hloemk avait doté son Eglise, comprenait également en matières d'argent : 1° Un calice entièrement en vermeil, il lut échangé, dit Berlin de Vissery, sans nécessité dans le XVIII* siècle. — 2° Deux chandeliers d'argent pour les acolytes, aux fêtes solennelles ; un fort beau bénitier d'argent, avec son goupillon et deux encensoirs du même métal.
Le grand crucifix qui figurait au XV 1P siècle, audessus du maître-autel, remontait aussi à l adminis-
1 llist. de Clair., tom. Il, pag. H8.
- On appelle encore ainsi tons les ohji-ls nécessaires à l'olli* r pontifical. — Gall. Christ , loin. III, ml. — 1 J i s l cl'i Clergé de I l air e, par Du tems. tom. IV, pa.u.
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tration de Morand Bi.oeme qui l'avait fait placer au- ir.04 — îfiir. dessus et au milieu de l'entrée du chœur, il était alors accompagné des deux statues de Notre-Dame desSept Douleurs et de Saint- Jean l'évangéliste. Il en était de même de la table que Ton voyait à la même époque au maître-autel et qui avant l'autel en marbre, fut placée en dernier lieu dans la chapelle Sainte-Barbe. Cette table, comme pour indiquer sa destination première, était surmontée d'un tabernacle portant ces mots caractéristiques : Ecce panis angelorum l.
On attribue encore à Morand Bi.oeme le grand chandelier ou lustre à cinq branches, qui était autrefois suspendu en face du grand autel immédiatement au-dessus des marches du sanctuaire, de même que les deux grands chandeliers qui figuraient en bas des marbres du maître- autel, ainsi que l'aigle en cuivre qui surmontait le pupitre soutenant le livre des Évangiles.... Quelques-uns pourtant pensent que ces objets furent acquis sous l'Abbé Devrlers, ou successivement donnés à l'église 3.
Indépendamment de ce qui constituait la richesse de son Église, Morand ne négligeait pas sa maison Abbatiale; comme plusieurs de ses riches confrères, s'écartant quelque peu de l'humilité monastique, il fit fabriquer un service en faïence portant ses armoiries sur toutes les pièces. Les plats, les assiet-
1 llist. de Clair., tom. 11, pas. 17fl. * Mem, idoni.
1591- ici:» tes qui le composaient, ont naturellement disparu en grande partie, à cause de la fragilité de la matière ; mais nous avons été assez heureux pour en retrouver un échantillon parfaitement conservé dans le riche cabinet de notre estimable concitoyen M. Dupuis, qui a bien voulu nous promettre de le destiner un jour au Musée de Saint-Omer, afin d'assurer à l'histoire et à notre cité, la conservation de cet intéressant spécimen céramique du XVIIe siècle.
Quoiqu'il en soit et malgré toutes ces belles acquisitions qui dotèrent très convenablement son Eglise, il n'était point réservé à Morand Bloeme d'obtenir les honneurs de la mitre, à l'aide de ses prudentes épargnes il prépara tout, les cloches, les ornements, la vaisselle d'argent, convenables aux cérémonies pontificales; mais il n'eut pas le temps de faire les démarches nécessaires pour atteindre son but. Ce soin comme on le verra plus loin, devait être l'œuvre de son successeur Dorn. Tirant, qui le premier parut en son Eglise avec la mitre en tête et la crosse à la main l.
— L'année 1600 commençait, I). Largentier, 44e Vbbé de Clairvaux, faisait la visite dans toutes les communautés de sa filiation, il envoya à Morand Bloeme des lettres commissoires, en latin et en français, par lesquelles l'Abbé de Clairmarais était constitué visiteur des Abbayes des Dames de Blandecques, de Wœstine et du Verger, avec plein pouvoir d'établir dans ces maisons, des confesseurs, des cha-
1 M" inédit de Bertin de Vissery, tom. Il, pap. 191 et 192.
pelains et des procureurs. Ces lettres ajoutaient ir.yt— Hiir> qu'après avoir pris connaissance des revenus de chaque monastère, le visiteur devait fixer la pension de ces confesseurs, chapelains ou procureurs et même obliger les Ahhesses et Cellerièrcs à payer ces pensions. Cette commission signée le 6 décembre 1600,
était datée de G , près de Courtrai. «Data in
Monasterio nostro Gronniensi, apud Cultracum1 .»
Cli- ment VIII était mort 1 005), Léon II, son successeur, n'avait pas tardé à le suivre dans la tombe, lorsque l). Boucherai II, tint son premier chapitre, général à Citeaux 1005). On imprimait alors chez François Bellet, à Saint-Omer, avec la permission de Morand Bloeme, un livre composé par D. Jean Winibroot, religieux de Clairmarais, et pour lors directeur de Wœstine, ce livre avait pour titre: Première partie des Ét rennes spirituelles, pour Van 1606, adressée aux Dames de Wœstine. — Quoique fort peu lettré *, I). Morand avait l'intuition de tout ce qui pouvait être bon et utile à sa maison, au point de vue moral comme au point de vue matériel, il créa une rente annuelle de 50 florins 3 pour en-
' Idem, idem, pag. 180.
' Hist. m" de Clair., tom. H, pag. 176. — D. Cuislain-Campion.
J Les mots florin et denier étaient des termes généraux qu'on donnait également a toutes monnaies d'or ; aussi trouve-t-on indifféremment dans les auteurs, dans les actes ou les ordonnances dénier (For ou florin d'or, à Vaguai, à Vécu aux fleurs-de-lis, à la misse, etc., le peuple donnait généralement le nom de florin à toutes nos monnaies d'or, peut-être à cause des fleurs de-lis quelles portaient. Cet usage ne remonte pas plus loin que le Roi Jean, lorsqu'il lit faire les moutons d'or, il les nomma dans son ordonnance denier
làOi— n;ir, ricbir successivement la bibliothèque du monastère et la tenir au niveau îles connaissances toujours croissantes : cette rente qui se percevait sur les Etats d'Artois, fut plus tord réduite à 50 livres, à cause de la dureté des temps. A l'aide de cette rente on fit de bonnes acquisitions bibliographiques, pendant que le prévoyant Abbé constituait également une rente pareille pour l'infirmerie. Après avoir songé aux
d'or à Vagntl, pourtant, quand Froissart en parle, il dit que le Roi Jean, lit faire un florin à ïiignel et défendit le cours de tout autre jlorin. les notaires suivirent cet usage dans leurs contrats et ils ne manquent presque jamais d'employer le mot de florin lorsqu ils veulent désigner une monnaie d'or. Il arrive aussi presque toujours qu'ils ne désignent point de quelle sorte de florin ils entendent parler : un florin à Vécu, à la choisit ou à Yngnel ou autre, de là, vient un grand embarras pour évaluer ces florins par la valeur courante. — Leblanc, pag. XI.
Le florin de Florence, ainsi nommé du lieu de son origine, a été fort en usage dans toute l'Europe, presque tous les Souverains en ont fait frapper, aussi donno-t-on le nom de florin à presque toutes les monnaies d'or. Villain rapporte que les premières pièces de ce nom, étaient d'or (in et qu'il y en avait 8 à l'once ; celui du Roi Loris est plus faible do 8 grains, puisqu'il ne pesé que 2 deniers 10 grains ; on fit en France de cette monnaie, jusque sous le règne de Charles V, époque à laquelle elle fut défendue. — Leblanc, pag.
En 1346, par lettres données le 13 juin, à Saint-Denis, le florin de Florence fut tarifé à 10 sols, co qui suppose que d'après la remarque que nous avons déjà faite, le sols d'alors, équivaudrait à 9 fr. d'aujourd'hui et donnerait à ce florin une valeur équivalente à 20 fr. de notre monnaie.
S'il en est ainsi et s'il est ici question de florin de Florence, l'allocation annuelle faite pour l'entretien de la bibliothèque de Clairmarais, par D. Morand Bloeme, serait de la valeur approximative de 1,000 fr. d'aujourd'hui. — Voir le Traité historique des monnaies de France, par Leblanc, pag. 253.
Le marc d'argent valait alors 20 livres 5 sols 4 deniers. — Dupré de Saint-Maur, pag. 216.
infirmités de l'âme et de l'esprit, il ne devait pas i r>î» i — inir. oublier celles du corps. La sagesse de 1). Morand avait tout prévu l.
Pendant qu'en 1607 l'Abbé Morand faisait bâtir les cuisines du refuge de Saint-Omer, avec le bâtiment placé à gaucbe en entrant, ainsi que quelques appendices sur la rivière *, on imprimait â Saint- Omer, toujours avec la permission de l'Abbé, la 2e et la 5e partie des Etrennes spirituelles, de Jean Wimbroot.... La 2e partie de ce livre ascétique, renfermait une épître dédicatoire à Morand Bloeme, Abbé de Clairmarais, et une autre à Madame Anne, de Pellehoyc, Abbesse de Wœstine (1607-1608).
En même temps, le monastère voyait s ete'mdre dans ses murs, l'un de ses dignitaires les plus instruits et les plus dévoués....
Philippe Hilstîus, Grand Bailli de Clairmarais pendant 37 ans, était mort le 3 octobre 1608; il avait reçu la sépulture des mains de l'Abbé, dans la earolle, à coté de l'autel deS,e-Anne en qui il gardait une particulière dévotion. On se souvient que l'Abbé de Croix avait jugé nécessaire d'attirer auprès de lui
» Hist. m" de Clairmarais, tom. II. pag. 181. lig. 1 à 0.
1 Ces constructions viennent de disparaître (1861), pour faire place a un bel établissement industriel élevé par MM. Vandenbossche : Dans les démolitions nous avons reconnu une pierre blasonnée. portant les armes de D. Morand Blofme, avec la désinence do chaque mot composant la devise parlante qui les accompagne it.... a.... av.... S est-il ahedienlin Moram. — Nous avons demandé de vouloir bien enchâsser ce souvenir dans une partie apparente des nouvelles constructions, pour en assurer la conservation.— Cette pensée a été réalisée.
iiiiâ une personne capable, à tons égards, de former les jeunes religieux dans la culture des lettres; à cet effet, par l'entremise d'ANTOiNE de Canteleu, alors Prieur, il appela Phiuppk Hiï.stius, qui arriva au monastère, en 1569. Philippe originaire de Halle, près de Mous (en Uainaut} , avait étudié avec succès à l'Université de Louvain, il réunissait toutes les conditions de science, d'érudition, de conduite, de moralité que Ton pouvait désirer, il se fixa à Clairmarais où il s'appliqua avec le plus grand zèle cl la plus grande assiduité aux (onctions qui lui étaient dévolues. — Les progrès des élèves ne tardèrent pas à justifier combien les leçons du maître étaient fructueuses et utiles. Ce dernier était d'un dévouement absolu aux intérêts de la maison ; doux, facile et conciliant, son caractère était apprécié de tous, Antoine de Canteleu, dont les lumières égalaient la pénétration, devinant les services qu'il pourrait rendre parce qu'il avait fait déjà, chercha à se l'attacher en le nommant son secrétaire particulier et en lui conférant la charge de Grand Bailli de l'Abbaye.
Hii.stius montra sa reconnaissance envers son bienfaiteur en justifiant pleinement 'une confiance qui lui fut continuée jusqu'à sa mort, par les successeurs d Antoine de Canteleu.
D'après ce que rapportent tous les annalistes, aux essentielles qualités les plus positives et les plus sûres, Philippe Hilstius joignait une science profonde et une instruction variée, il avait encore l'avantage de faire avec une grande facilité les vers
latins ou français. Voici un échantillon desavei>i- 1 r»*i 'i — i *; 1 r» firalion latine :