PRISON
A l'époque île l'administration (I'Amuine, de C.antcleu, on peut fîiire rapporter certaines devises ou senlenees, inscrites sur les murs de la prison du monastère el qu'il est lion d'ajouter à celles que nous avons indiquées déjà dans le premier volume.
Parmi c<is sentences on voyait encore celles-ci :
— Locus jH'iiitenH*' sum.... IÔÙÔ.— tùâl.
— Wv - F. Ou tus. — Qui A Dunihjnij. Obi il /•):.;.
— Si furhnvi juvnl, ait lu toUi. — /J.W. Si fovlunn l0IH/t, rtnilo inrrtji.
— Osores tôt vit tus linhet, (piot sidéra cu lum Turpe se^nis miles, turpc rendis amor.
— Ei Er ismo IIiL'k'jo t.tmo, in /> /rn)>lir.'siin l.n .r.
Srril.r il ji'i-tri.sui M-:^:<nu st\iip<'r Inhrnl in or<\ In/rni >l jnslih ha s;i}>" r,rsnnlur i.i ti niji'a, vnnadi'tr.l cr< ///•/-, .s. •</ lomj - nlitnl rrl tnl in rnrd-- (ju int jtr.r sr jVruul. .S'/i/nV Imrum, suhn,nl"s>l i,npi i* cnifilntiuii' a, i ri'jt! ciorl' litr r> nnjAi^r ittililis.
— T. inpti.y ijrui ioi 't //,•/>//, fi.-n , hh ijii<„jur (imm. --• i'i' Uni s ririhns hir m issus fui.
J'rim > mi. /.ï.i.V. • >>l" nu. I.'»Ù9. - .7 /MU.
— 0 ! Ijoiio Jesu !
Te « olo, te \eneror. te mens nnimus <pi<> reipiiril.
(juem fict.j. quem terre.
Oipis in e\liau>tum tempos, enju<ipic; polestas.
S-.nclf Dr u ;,.>./;»/.• j-)i-h,. . n<tr inr:i>nl mtsr-h' »••••.
— t)u-d«t«pu* Je I imugt! d'un ulbou, un lisait i
Jgnatiui bubo, dirum morlls genus hic prolcndit, Vince ferendo,
— A côté d'une croix surmontée d'une couronne d'épines, il y atait :
Font patUnti*.
— On voyait ensuite en gros caractères cette confession
l/or et l'argent m'ont certe séduit,
Car l'an 1558, me firent faire ici mon logi
Donc te prie bravami, garde toi bien d y venir,
Car nul ne sait ce que cest d'ici,
(Jue ceux qui en ont été punis. — 1559.
— En souffrant on devient vertueux.
— Ludovicus Tneernier (suhprior), is me pic vulne1 ravit. Incumhili vulnerevulnerahts esl, nisi Jésus dominas adjuvoret eum. MôQ.
Virhdern primnm scito eompeseere lingiiam : Xnm Cnlo nitlli hicuisse nord, noccl esse loquhnu. El quandoque norrt omnin vern loqui.
Vis sapiens diei, difjiio eonipesee hibelluin. Yieerr vis insons, us bene chimie Ittttm.
Unique, plurimn si/mhrdirè represenhinlnr
l'nrcrri m'inripnli:; eongruenlin seilifet.
l'tirm.r, t dnihirum dre ilotji. fihniii, int'i;/inis morlis. E! s hjitt.r.... Ilrm qu;e<l>nn \>n!>'i>ti;r /»"' llenmrdi.
0 Fnn.s l'Oni! dis, nve s ilvr rinjunnihi vit.r. In qu i sjH'i'finni*, nnrlnw-i n-^lra in voile, t'nndidulis M'iri.r in omnibus sonrlissinm proie:; .his'<h\ qui r<"iidrs flo^-ub- pi'!rh''r née.
In frslo .S*u M. Mmjdf'rnr*.
' Au inili' ii «lu mot eu ■>:< >/v. v7 se trouve un oeur transpercé d'un lîlaive et surmonté d'une croix
2 Ces linnes ont élé letrouvées sur une feuille détachée qui. apn's avoir été longtemps égaré",, cM relombée par bavard dans nos mains.
LES ARRÉS DE G LAI RM A RAIS.
II I HKUT RAOUL ou KODOLPIIL, Anna1. A*fe.i:i59o
Vacance Abbatiale jusqu'au 4 janvier 1590. — Hubert Raoul, Prieur, est élu. — Il reçoit son brevet de Philippe II, à la charge d'une pension. — Clause insolite qui retarde la confirmation. — Son installation. — Sa naissance. — Sa famille. — Ses dispositions. — Ses progrès. — Ce qu'était le frère de Raoul, d'après lui-même.
— Hubert se sent appelé à la vie monastique. — Il entre à Clairmarais. — Il demande à étudier la théologie. — II devient bachelier.
— II est nommé Prieur à 33 ans, puis Abbé à 36. — Témoins présents à son élection.— Nomination dti Prieur, Pierre Fauoi et.
— I/Abbé part pour Rruxelles, il s'y fait bien venir.— Mort du Dur de Parme, à Saint-Waast d'Arras. — Son éloge prononcé par l'Abbé de Clairmarais. — Cet éloge est plusieurs fois publié. — Impression produite par l'Abbé do Clairmarais, qui réunissait toutes les qualités de l'orateur. — Jean, de Vcrnois, Évéque de
' Charles, de W'isch, dans ?n bibliothèque parle de D. Hubert Raoul, pag. 139 , ainsi que Sandcrus et Valère André dans la ///bliollirru Itrhjicti H ]furrhitnUns llrtrhfinli.Y, lib. I. — (llist. Clar. , Mm. II. pag. H»9.
Mari : \ M\
SOMMAIRE
- uî -
I TiOO — I ."»•.) 1 Saint Orner, achète le jardin des archers pour les Pauvres Clarisses.
— Ulukrt Uaoi t., reconstruit la muraille à coté de la halle des morts. — Ses armoiries. — Sentence pour une dixu.e à drosseliers. — Décision pour manger de la \iandc 3 fois la semaine dans un réfectoire particulier. — La fin de l'Abbé approche, il reçoit une commission pour réformer quelques monastères du diocèse d'Amiens. — Il rembourse 3,000 florins pour éteindre la rente qui lui avait été imposée par le Koi. — il meurt le 51 décembre 1594, à 40 ans. — Sa Sépulture. — Sa pierre tumulaire. — Woit de sa mère et de sa sœur, en 1596 — Ses armoiries. — Religieux contemporains.
A la mort d' Antoine , de Canteleu, le fauteuil Abbatial demeura vacant jusqu'au i janvier 1590, époque à laquelle Dom. Hubert Raoul \ Prieur et bachelier en théologie, fut unanimement et régulièrement élu par la communauté ; ce cénobite reçut son brevet de Philippe II, Roi d'Espagne, à la charge jusques-là insolite pourtant, de payer une pension annuelle de 50 florins 2, à Théodore, de Lieuden, Vicaire général de Liège, en compensation d'une renonciation faite par lui de la Prévôté de Sainte- Walburgc, de Zudphen, dans le but de grossir la
1 Koppcns Bibliotb. Helgic., tom. I, in-4, pag. 489, — dit dHur F. n t Haoll : « Awlom irensis oridnis Cislerctcnsi.ï ex Priore Abhus in Cl iroinfiri.se ) sett Clnr.r ptiludis eenobio apnd A ndomarupolim, .iW'w'.r oppidum Ale.nindri F.irnrsii Pnnn.r ducis Ihhjarum pro reifis betu/i io viiere eessil 21 deeembris J.hQi, ehili.s annu H) reijiminis 3\ scriplix rite in principi dicihim pnnerji/rimm île rébus (ib Alextndro Furnr.sioni Uehjio f/e.slix. — Uunci I59H. — Apud Ihlerdmn et C iloni.v /J/AV, tipnd Mylinm mm aliis similibus »
— (Foppens, 1 pag. 180).
- A celte époque de 1590 à 1596 le prix du marc d'argent fin reçu aux monnaies comme matière, était de 18 livres 15 sols et la valeur d'argent fin monnayée, était de 20 livres 1? sols 4 deniers 4 V
— (Dupré de Saint Maur, pa<ï. 21fi).
mense épiseopale do Dawenter (Darentricusis) \ 1590—1594 nouvellement érigée. — Celte clause aussi onéreuse qu'inattendue retarda la confirmation du nouvel Abbé, qui n'obtint que le 2 octobre, ses lettres du général de l'ordre, D. Li im.n le Mire, 43e Abbé de Clairvaux. En conséquence de ce relard, D. Raoul ne put être installé avant le 20 décembre 1590.
Hubert, était né à Saint-Omer, en ! 5*54, d'une famille honorable, pieuse et aisée, son père se nommait Rolland Raoul et sa mère Marguerite, de Rerghcs, ils eurent trois enfants Georges, Raoul et Përonne : le futur Abbé de Clairmarais montra, dès son enfance, les meilleures dispositions pour l'étude, aussi ses parents ne négligèrent rien pour compléter son éducation et pour développer ses heureuses inclinations 5 ; ses progrès furent rapides, bientôt il obtint les plus grand succès dans les lettres.
Son frère Georges se distinguait de son côté, par sa probité et figurait souvent dans le magistrat de
Saint-Omer Ayant eu l'occasion de conserver
quelque temps chez lui, le manuscrit de I). Jacques Vignon, il eut l'idée d'inscrire sur la dernière page quelques indications sur sa famille.... Sans cela, 1). Raoul et Its siens, nous eussent été complètement inconnus.... Georges, y est-il dit, en parlant de lui, fut choisi pour être Kchevin de sa ville natale, la veille des Rois, de l'année 1 GO i , et une seconde fois
1 Gîill. Christ , lom. III. col. 531. — Dutems, tom IV. ' llist m" do <'.l;iirm;ir;ti*. tom II, p:i£. 16ô.
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î r>«H)— ir,*u eu 1008.... Déjà il avait été Maycur des dits jurés en 1393, 1597, 1399, 1001 et 1003, devenu veuf à cette é|)0(jue, il se remaria en 1608 \
A peine Huiiekt Haoui, eut-il achevé ses études qu'il se sentit appelé à la vie monastique. 11 choisit Clairmarais pour le lieu de sa retraite, se présenta à Antoine, de Croix, reçut de ses mains l'habit de novice, et après son noviciat il fut envoyé étudier la théologie où il obtint bientôt le grade de bachelier. Rentré au monastère, ses études remarquables portèrent leurs fruits. Lors de l'élévation «"Antoine, de Canteleu, à la dignité Abbatiale, D. Haoul fut choisi pour le remplacer dans les fonctions de Prieur, il avait alors 33 ans seulement, mais son mérite généralement apprécié lui fit obtenir la préférence sur d'autres plus anciens que lui dans la maison.
Trois ans après, à l'âge de 36 ans, il était unanimement appelé au fauteuil devenu vacant par la mort cPAntoine. . . . Son élection fut célébrée en présence d'Eus tache de Hayart, de (lanteau, 10e Abbé de Cercamp, Vicaire général de l'ordre.
— Lorsque le nouvel Abbé fut définitivement en possession de sa haute dignité, son premier soin fut d'élever D. Pierre Fauouet, aux fonctions de Prieur et de se rendre à la Cour du Hoi d'Espagne, à Bruxelles, pour essayer, sans doute, de se faire dégrever de la lourde charge qu'on lui avait si inopinément imposée. 1) HunERT, s'il faut en croire ï>om. C.uislain-
« llist. im-.lilc m" <le Clair , lom. II, pas. 1M.
Campion était doué de tous les avantages physiques, 1590—1591 il avait une grande habitude des affaires et savait se faire bien venir, aussi s attira-t-il l'estime de plusieurs grands personnages, entre autres, celle du Duc de Parme Alexandre Farnèse, qui peu d'années après, au retour d'un voyage en France, venait mourir à Saint- Waast d'Àrras (3 des nones de décembre 1592) L'Abbé de Clairmarais fut chargé de rassembler tous les éléments nécessaires à la biographie de ce Prince et de prononcer son éloge, qui parut si beau, si éloquent, qu'on l'imprima à diverses reprises, d'abord à Douai, chez Bogaert, puis à
Cologne, chez Myley, en 1598.
En prononçant ce panégyrique, D. Hubert Raoul fit une vive impression sur* son auditoire, il montra qu'il réunissait à un haut degré toutes les qualités qui constituent un orateur accompli : la science, la pose, la voix et le geste.... Ces qualités on les rencontre rarement réunies dans la même personne.
L'année précédente (1591), pendant que Monseigneur Jean, de Vernois, devenu Évêque de Saint- Orner, achetait le jardin des archers de cette ville, pour y établir le couvent des Pauvres Clarisses, récemment arrivées de Bruges 2, D. Hubert Raoul reconstruisait la muraille de la salle des morts qui venait de s'écrouler du coté du préau et y apposait ses armoiries avec le millésime constatant cette réédifi-
* D. Guislain-Campion. — D. Bertin de Vissery, t. II, pag. 168.
* I). Jean Ballin. — Bertin de Vissery, toni. 11, pag. 167.
i.v»o i.vji cation lo9l . En même temps cet Abbé obtenait une sentence du Conseil d'Artois, contre J acques Fi.oury, au sujet de la dîme du jardin Maignûn, situé à (iroeseliers, et il faisait décider que dorénavant la communauté pourrait, manger gras trois fois la semaine, dans la salle où se tenait en dernier lieu le noviciat, afin que ce ne lut pas dans les lieux réguliers, in loca rcyularia. — On arrivait au réfectoire par le bout de la salle des morts où on avait pratiqué un passage dans la muraille.... ,,
Mais quoique d'une constitution robuste, en apparence, et quoiqu'à peine âgé de 40 ans, ce Prélat touchait au terme de son existence, il venait de recevoir une commission de Dom. Edmond, commissaire du chapitre général, pour réformer quelques monastères du diocèse d'Amiens. Les lettres patentes portaient la date du 22 mars 1o94 et le cachet de l'ordre.
Le 8 février de la même année ~, il avait donné la somme de 3,000 florins, pour être désormais définitivement déchargé de la pension de 50 florins qui lui avait été imposée par le Moi d'Espagne, en faveur de M. de LiEiDEN, pension dont il avait grandement à cœur de se dégrever, lorsque, dit Jongelin, «cette « homme si digne «l'une plus longue vie et qui paraism sait se la promettre, » mourut Agé de 40 ans, le m e r c r c d i 2 1 d é c c n i b re , j o u r d e Sa i n t -T h o m a s , a p ù t r e ,
« M" de Clairmarais, tom. IL pag. 1' 8. * Gall. Christ., tom. III, col. 531
entre 3 et A heures du matin, au bout de 3 ans, 1 1590— 1594 mois et 1 jour de prélature l.
Il fut inhumé dans le sanctuaire du côté de l'Evangile, à côté de son prédécesseur, on plaça sur sa tombe une pierre tumulaire semblable à celle de M. de Canteleu. Sa mère mourut 2 ans après lui, le 7 février 1596 et sa sœur Peronne, le 26 juin de la même année, toutes les deux également un mercredi.
On voyait les armoiries de ce Prélat, (trois boules rouges deux et une, enflammées sur fond d'or, avec cette devise : Sperans non infirmabor), sur la quatrième fenêtre de la petite nef, là même où se trouvait l'image de Saint-Bernard, pressant une grappe de raisin, et autres sujets dont nous avons déjà parlé dans notre première partie, lors de la description de l'Eglise s.
Dom. Guislain-Campion attribue à Hubert Raoul la construction du petit quartier attenant à celui de , l'Abbé ; mais d'après l'indication des armoiries qui étaient placées au tourrillon, on doit penser plutôt, dit BertindeVissery, que ces armoiries étaient celles de Robert Pépin, 39e Abbé 3.
Noms des religieux contemporains qui ont cessé de vivre sous le successeur de Raoul.
1 Hist. m" de Clairmarais, tom. II, pag. 169.
* Hist. m" et inédite de Clairmarais. — Cette feDétre paraît être la dernière qui a été peinte, c'est celle qui fut donnée par Acgcstinb Colette, femme du boulanger de l'Abbaye, habitant dans la prairie dite Carlianne, près de la pêcherie.... Cette femme est la même qui fonda une distribution de vin et un quartier de tarte, qui serait distribué à chaque religieux, la veille de l'Ascension. — (Tom. Il, p. 169, lig. 31 et 32.— J Idem, idem, pag. 171.
■«u — 1594 H. Antoine Daexs, mort en Italie, en 1595. — D. Antûink Vimili.f;t chantre, inoi'l le 1,r décembre 1590. — I), Robert Bours, mort en Italie, en 1590. — i). Fauquet, Prieur, murt le 8 décembre 1597. — D. Guillaume Heez, mort le i décembre 1598, inhumé au bout du cloître de lecture, dans le coin, auprès de la Vierge. — I). Jean Hébert, Prieur, mort le? janvier 1599, inhumé dans le cloître du chapitre. — F. Marc Loman, convers, mort le 8 avril 1599. — I). Wallerand Brischel, mort le 10 janvier 1001. — I). David Baure, mort le 0 novembre 1601. — D. Philippe Lemaitre, moitié A avril 1005, ayant 45 ans de religion, il avait pris l'habit sous M. de Croix, en 1503 l. — I). François Pailles, mort le 10 janvier 1007, inhumé dans la partie occidentale du cloître. — I). Pierre Fauquet, mort le 8 mars 101 1 , inhumé dans le cloître, à l'occident, vers celui de lecture. — I). François Demoncheaux, mort le 15 septembre 1011. — D. Jean Bienaimê, mort le 10 décembre 1012. — I). («lislain Paillart, mort en Normandie, en 1 01 3, il mettait toujours sur ses livres : F. G. VaillartiM Reliy. indignus, il avait été chapelain de l'Abbaye de Wœstine.
1 On a fiiit sur celte date nécrologique tle 1603 le clironocrammo suivant :
iîoDIe M lui ('.r as tIbI.
LES AIIBÉS DE CLAIHMAKAIS.
I). MOiUiSL) HLOEMi: 1 ou 1JLOMME, Wc Aube. A^.t..:»ô<u
Naissance de Morand Biolme ou Bi.ommk. — A dix -huit ans. — Son entrée à Claitmarais, en 1564. — Ses connaissances on agriculture sont appréciées. — Il est nommé maître de la bassecour. — Il garde ces fonctions près de 20 ans et fait de notables bénéfices pour la maison. — Son élection unanime au fautouil Abbatial. — Le Seigneur de Benescure l'appuie chaudement auprès de la Cour. — Il reçoit son brevet et se fait installer sans prévenir le Supérieur immédiat. — Il répare cette erreur.— Il est confirmé plus tard par l'Abbé de Clan-vaux. — Le nouvel Abbé trouve les caisses pleines. — Il paie les dettes. — D. Tirant est nommé maître de la basse-cour — Mort de 0. Lupin le Mire, remplacé par D. Laroentier. — Mort du Prieur P. Fauqukt. — Jean Hébert le remplace.— Fusion des sent plus grosses cloches.
— Leur baptême. — Leurs noms. — l.euis inscriptions. — Mort du Prieur Jean Hébert. — Son remplacement par D. Boi.engier.
— Mort de Jean, de Yernois. Évéquc de Saint Orner, remplacé par Jacques Bi as.eus. — Reconnaissance pn^éo ii l'Abbé de Saint-Jean-au-Mont. — Mort de I). Edme. de La Cn.ix. Abbé do Liteaux, il est remplacé pat Nicolas Boiliii.ua i II, neveu du
1 En flamand BloEhf signifie ri r.i r.
&r~- «Y. Hr— '
(I59i-I0lo .
■tri: IGIÔ
SUMMAIKE:
1594 — 1615 \ précédent. — Dom. Morand, songe à obtenir la mitre. — Il achète
I de riches ornements et tout ce qui constituait une chapelle ponl tifîcale. — Détail de quelques uns de ces objets en argent.— Donak tions de Morand Bloeme. — Table d'autel. — Lustre à 5 branches.
— Grands chandeliers. — Mnlgré ces libéralités Morand n'obtient point la mitre. — Cet honneur était réservé à D. Tirant, son successeur.—Visite de D. Largentier, Abbé de Clairvaux.— II délègue l'Abbé de Clairmarais pour inspecter les maisons de Blandccques, Wœstine et le Verger (6 décembre 1600). — Mort de Clément VIII et de Léon II. — Premier chapitre général à Citeaux.
— jmpression des Étrennes spirituelles de Jean Winibroqt. — Rente de 50 florins pour la bibliothèque et nour l'infirmerie. — Acquisition de bons livres. — L'Abbé songe à tout, à lame et au corps. - Constructions au refuge de Saint-Omer.— Leur dédicace.
a — Mort de D. HiLSTius^Grand Bailli. — Sa sépulture. — Quelques mots sur lui. — Son origine. — Sa naissance. — Ses qualités. — Ses services. — Ses charges. — Ses travaux littéraires.
— L'oraison Dominicale en vers. — La Salutation Angélique.
— Autres œuvres d'HiLSTius. — Il fait son testament. — Legs de sept quartiers de terre, a Zutkerque, pour le monastère. — Sa mort. — Son épitaphe. — Ses armoiries. — Constructions et répnratipn^ rtivors^s à* l'Ahhé. — M or and renonce à la maîbeureuse pensée de démolir les deux jambes de force de l'église. — Visite de N. Boucherat 11, Supérieur général. — Sa réception.
— Il visite la maison. — Jjharte du règlement qu'il laissa à son départ (8 juin 1612). — L'Abbé fait exécuter divers travaux. — Infirmerie. — 11 installe l'Abbesse de Blandecques. — Pèche d'un broche avec un canard dans le ventre. — Mort de Morand Bioeme.
— Il laisse la maison dans un état prospère. — Son inhumation. — Son épitaphe. — Son mausolée. — Autre inscription. — Religieux contemporains. — Réception de trois novices. — Kvaluation de ses économies. — Armoiries.
Fils d'un honnête et riche cultivateur tle Hencscure *, Morand Bloeme ou Blomme, naquit dans celle
1 Henescurius. — Gall. Christ., tom. III. col. 331.
Bertin de Vissery a trouvé le nom de ce village, indiqué sou* ld