I .m» au monastère
* Ce puits fui fiiit m H>8?, il subsiste encore ainsi ipio les ;i(h -
nonces.
' M • -1" ih;h ;u- [ II. p. Il .'- ll:) — On lit encore celte (! ■>' .
venait de mourir au bout de 6 ans 2 mois et 24 jours 1670—1688 de Pontificat [22 juillet 1686;, Benoit Odescalchi, né dans le Milanais, en 161 1 , et Cardinal en 1647, avait été proclamé à sa place, le 21 septembre 1676, sous le nom d'I.NNOCENT XI l.
— La même année, D. Pierre Henry, 47e Abbé de Clairvaux, venait d'abdiquer et avait été remplacé par D. Pierre Bouchu, qui garda cette charge pendant 41 ans.
Pendant que ces événements s'accomplissaient au dehors, l'Abbé de Clairmarais renfermé dans son monastère, encourageait par sa présence une thèse (Je philosophie universelle, soutenue par deux jeunes 'religieux : cette thèse imprimée sur satin, représentait l'image de la Sainte-Mère de Dieu, assise sur un trône richement orné, avec cette inscription : Augustin C<cli, ferrœ fjue tteginœ Yirgini Matri Maria* DD. CC. que. — Die 28 aprilis F. liobertus Imbert. — 1\ Gcorgius de Sarra, Die vero 50 aprilis anna /67G. — Préside F. Francisco Lcrouh', rel. Clarimar. prof, philosophiœ 2.
— Mais de graves événements se préparaient c'était le moment des grandes batailles qui allaienl assurer irrévocablement à la France, la possession entière de ses belles provinces septentrionales. Les conférences se continuaient à Nimègue et sans apparence de succès. Lotis XIV, n'attendit pas la fin de
1 L'art flf vérifier les dates, édit. in-f°, tom. I. j 31."»
— M" de ('.lairmai tom. Il, rog. 413.
1 Idem. idem. — llîst du siècle courait'.
1670 — 168S l'hiver pour se remettre en campagne, parti le 28 février de Saint-Germain-en-Laye ; peu de jours après il arrivait au camp devant Valenciennes, qui tombait en son pouvoir, le 17 mars suivant, alors pour la première fois, le Roi empêcha le pillage (prodige de discipline militaire)? — Deux jours après, Sa Majesté se trouvait à Cambrai, qui ne tardait pas à lui ouvrir ses portes et sa citadelle (S avril). — Pendant ce temps, S. A. R. Monsieur, frère du Roi, était dans les plaines de Cassel, surveillant l'investissement de la place de Saint-Omer l, où il allait trouver deux nouvelles victoires (M avril) contre ce même Prince ? d'Orange, dont d'après la version de Bayle, un Seigneur Anglais aurait dit 3 : « Le Prince d'Orange « petit se vanter d'une chose ; c'est qu'il n'y a point « de général qui ait levé plus de sièges et perdu plus « de batailles que lui 4. »
C'est à l'occasion de la bataille de Cassel, alors Il que la Prieuré de Pecne venait d'être réduit en ||| cendres, que la flatterie d'un religieux de Clairmarais, Chapelain de Wœstine5, où était le quartier
1 Idem, idem. — M" de Clairmarais, tom. II, pag. 413.— On connaît les détails du dernier siège de Saint-Omer et de la bataille de Cassel, si heureusement reproduite par le pinceau de Vanderineulen. — Ces deux toiles historiques sont en original au musée de Versailles et la copie est à l'Ilôtel-de-Ville de Saint-Omer.
5 Les alliés perdirent 7.000 hommes à Cassel, tant lues que prisonniers. — (Art de vérifier les dates, tom. I, pag. 690).
1 L'art de vérifier les dates, tom. I, pag. 690, in-f°.
* Art de vérifier les dates, tom. 1, in-Ten 3 vol., pag. 690.
" D. Joseph Maillai, de Lille, qui devint 51" Abbé et dont nous parlerons plus longuement ù son article Biographique, voir plus
de réserve du Duc d'Orléans, fit placer au milieu 1670—1688 des boulets de canon, supportant les armes du Prince victorieux, le chronogramme suivant inscrit sur la porte de ce monastère :
Un DfCIMa aprIUs fVgIVnt prostrat! bataVI
A FRATRE REgIs.
UDCLVVVV1I1IIII.
(11 avril 1677 «).
— Cependant le Roi de France, après avoir pris possession de Cambrai, vint visiter Douai, Calais, Dunkerque et Saint-Omer, qui s'était rendu le 20 avril 1677. Dans cette dernière ville, Sa Majesté voulut voir les célèbres îles flottantes, aujourd'hui presque entièrement disparues. Elle fut conduite en bateau, du côté de Clairmarais, par la mer de Saint- Bertin. L'île sur laquelle le Monarque posa le pied, prit, dès lors, le nom d'Ile Royale.... Mais depuis plus d'un siècle déjà, adhérente à la terre, elle a cessé de se mouvoir % exemple qui ne tarda pas a être suivi successivement par les autres.
— Après la visite de toutes les places de nos provinces septentrionales, Louis XIV, heureux du succès de ses armes, était de retour à Versailles, le 31 mai. — C'est encore le Hoi qui commence la cam-
loin. — Nous l'avons également mentionné dans les quelques mots que nous avons écrit sur l'Abbaye de Wœstine. — (Tom. I. p.
1 M" de Clairmarais, tom. Il, pag 414.
* M" do Clairmarais, tom 11, png. 415.
1670—1088 pagne de 1678, Gand et Ypres venaient d'ouvrir leurs portes 9, 12 et 2o mars), lorsque la paix conclue et signée à iNimègue, rendait Maestricht à la Hollande 10 août); le traité consenti par l'Espagne Jo septembre) assurait à la France la Franche-Comté, Yalenciennes, Cambrai, Ypres, Saint-Omer et quelques autres places ,.
La paix publiée partout a son de trompe, combla de joie les habitants de Saint-Omer, devenus désormais irrévocablement Français ; elle rendait le calme ;i nus provinces, depuis si longtemps agitées; on pouvait espérer le repos, aussi les religieux de Clairmarais, comme ceux des autres ordres, ne turent pas les derniers à s'en féliciter et à adresser au ciel des prières d'actions de grâces.... L'Abbé pendant ce temps, négociait et contractait une association de prières avec Dom. Fautehel, Abbé d'IIam, et avec l'Abbaye de Choques, du consentement des communautés * respectives ; il commandait à un horloger renommé de tléthunr, une belle horloge à carillon, jouant à toutes les heures *', mais cet artiste, père de famille, fort occupe, sans doute, ne se pressait pas, il irai: a tant en longueur, que l'Abbé voulant jouir de ce travail et désirant en finir promplement,
1 L'Ait île vérifier le» dates, édit. in-f" on 3 vol., tom. I, p. 690.
— Ilist du siècle courant. — M" Je Clairmarais, tom II. p. 41."».
— Le l'ère Daniel.
1 M" de !'.!;nrniar;us, loin IL pag. 41").
:i Idem, idem. — C'est probablement à ce même horloger, ilonteii ne dil pas h- nom, que l'on doit le romanjnaMe ilbm .en- |'<mi r in.-JM|M.* "P« "te nu haut du |.e(lr->i de |i. !!iiM,< .
attira cet ouvrier au monastère avec toute sa famille, iriiu— m** afin de le mieux surveiller et pour qu'il ne fût plus détourné de son travail, avant que l'horloge ne fût achevée sur place. En attendant, Georges Pktquam faisait fondre les treize cloches qui devaient former le carillon Malheureusement la plus grosse de toutes ne se trouva pas d'accord avec les autres : on dut 3 la destiner à sonner les demi-heures et la remplacer par une autre ; sur cette cloche des demi-heures on lisait : « ffprilia nomen meum, accelentnt dnodecim sociw « a Domino l). Gcorgio Petguam Abbate B. M. « de Claromarisco, gui nobis omnibus es$e dédit. — «< Alexius Cambron me fccil, 1Q19 '. »
On y voyait également, comme sur toutes les autres, les armoiries Abbatiales, réunies à celles de la communauté ; le nom des cloches qui composaient le carillon, étaient : Sainte-Agathe, Lucie, Agnès, etc. Elles s'harmonisaient parfaitement ensemble et rendaient des sons harmonieux et doux, produisant le plus agréable accord 4. Cette horloge coûta 4,000 florins \ y compris l'addition d'un clavier, à l'aide duquel on pouvait la mettre en mouvement et jouer des airs; ce qui fut confié aux soins d'un religieux novice Y. Chaules le Plat, qui mourut jeune et dut pour les offices, être remplacé par son père ,;.
1 M" de Clairmarais, tom. Il, pag. -416. : Idem, idem, idem.
s M" de Clairmarais, tom. 11, pag. 416. 4 Idem, idem, idem, pag. 116.
* C'est probablement le florin de Urabant dont il s'agit ici, ce qui formerait à peu pies la somme actuelle de 8,500 fr. d'aujourd'hui. 0 MM de Clairmarais, tom. Il, pag. 41G.
i67o-i6fL Mais pendant que l'Abbé donnait tous ses soins aux devoirs de sa charge, pendant qu'il dotait son \ Eglise de huit paires de burettes d'argent, qu'il conj sacrait une pierre d'autel mobile pour l'autel de la I Vierge, alors qu'il y ajoutait A magnifiques nappes d'autel (antipendiumj en tissu blanc et or pour l'autel de sa chapelle, ainsi que pour les deux autels de la grande nef, plus, des aufîrois cramoisis, richement parsemés de fleurs d'or et d'argent , avec divers devant d'autel verts et violets, entremêlés de fleurs d'or et de bandes d'argent, un incident pénible survint dans le monastère et aftlgea péniblement Georges Petquam, au moment même où il recevait un beau tableau, représentant ce texte de l'Évangile :
ÎQuœ sunt Cœsaris Cœsari. Deux jeunes religieux de la maison, oubliant leurs devoirs, se permirent de lire tout heut au réfectoire, un livre défendu à l'insu et sans l'assentiment des supérieurs qui en ignoraient jusqu'au contenu, ils poussèrent l'audace jusqu'à imputer cette tolérance à leur Abbé et au Prieur, qui ne s'en doutaient même pas. Cette nouvelle ayant transpiré au dehors, il fallut une pénitence exemplaire, le Prieur dut être relégué pour quelque temps dans un autre monastère : mais bientôt, revenant à eux-mêmes et honteux de leur mauvaise foi, les moines repentants allèrent se jeter aux pieds de l'Abbé en lui présentant leurs excuses.... Ce
1 Livres, dit Berlin de Vissery, contenant quelque chose de con' traire à l'état. — (Tom. II, pag. 417).
Prélat qui était, dit-on, la bonté même et que l'on I670-I68& désignait sous le nom de Bon Père, au lieu de les gronder, se borna à leur dire en voyant leur contrition : « Qu'il n'en soit plus parlé, venez souper ce soir avec moi l.»
— C'était le moment de la visite annuelle du monastère, I). Richard de Moreno, Abbé de Vaulxelles, remplissait cette année les fonctions de Vicaire général de l'ordre, il vint à Clairmarais, le 16 mars 1683, et il laissa en partant, sa charte de visite en 19 articles, écrits en latin, dont nous croyons devoir donner une copie textuelle aux pièces justificatives, pour que le lecteur puisse avoir une idée complète de la règle, au moment où nous nous rapportons 5, époque généralement mal jugée.
Dom. Richard, après vérification des comptes de la maison, ayant trouvé les revenus en bon état, ordonna qu'à l'avenir on donnerait une demie pinte de vin, à chaque prêtre, par repas, et une demie pinte à ceux qui ne Tétaient pas, mais à ces derniers seulement, les jours de dimanches et de fêtes, pour la peine qu'ils prenaient, ce jour-là, à apprendre et à chanter Vlnvitatoire ; les frères convers devraient
1 II" de Clairmarais, tom. II, pag. 417.
* Voir aux pièces justificatives cette pièce commençant par ces mots : — « Ad Majorem Dei gloriam. — Nos F. Richardus Abbas de Valcellis onïinis Cisterciensis prr Belgium Vicaritts generalis, » et finit par ceux-ci : — « D aluni in prsrfato monaslerio (de Claro* marisco) die 16 marlii 1683, sub signo. Brat signatum, F. Richardus (Moreno) Abbas de Valcellis, V. g. » — M" de Clairmarais, tom. II. pag. 418 à 422.
n>;o -10.S8 également, les mêmes jours, recevoir une demie pinte de vin, est-il dit, pour la peine qu'ils ont à assister aux matines 1 ; mais, à la condition que cette distribution de vin ne pourra être réservée. Avant la décision de Dom. Richard, il n'y avait en tout que deux pots de vin, provenant d'anciennes fondations, «distribuer ; on en faisait la répartition totale aux prêtres seulement, dans une mesure équivalente au tiers d'une pinte, et s'il n'y eu avait pas pour tous,
les derniers en étaient privés ; s'il y en avait au
contraire de reste, on recommençait une double distribution par le plus ancien et ainsi de suite par ordre chronologique de réception
Monseigneur Louis-Alphonse de Yalbel-le, dr Tourves, venait de succéder à Monseigneur de La Haume, de Suzc, appelé à l'Archevêché d'Auch \ l'Abbé de Clairmarais avait assisté à l'intronisation solennelle de ce Prélat, auquel il avait offert ses respectueux hommages ; il venait d'orner son Eglise de
• Idem, idem, pag. 422.— 5 M" de Clairmarais, lom. Il, p. 123 8 Louis-Alphonse de Vu belle, gentilhomme Provençal, fils d' Antoine, Seigneur do Montfuron, et de Françoise de Félix, était docteur en théologie de la faculté de Paris, ancien Prévôt de l'Église cathédrale de Sisteron, agent général du Clergé, aumônier du Roi. maître de son oratoire, il fut d'abord appelé au siège d'Auch,, d'où il passa a relui de Saint-Omer, en 1684. — Il obtint des lettres patentes en février 1702, pour l'établissement de l'Hôpital-Général, auquel il légua en mourant 80,000 livres ; il augmenta les revenus de la maison appelée le Jardin Notre-Dame, où on élevait des jeunes ûlle> boursières avec des pensionnaires ; il aida à l'établissement des Frères des Écoles Chrétiennes; il établit 60 places gratuites dan* son séminaire : il fit venir et dota des Sœurs de Charité dites Saurs firisrs ; il mourut le 19 octobre 1708, âgé de 65 ans. — Nous venons de retrouver son testament.
divers ornements complets, devant d'autels, chasu- ioto — îti«s Mes, cliappcs et tuniques uniformes en damas blanc, avec galons d'or et au (Trois cramoisis, brodés dans le meilleur goût ; il avait ajouté des reliquaires aux chapelles particulières ; en même temps, par les soins de Georges Petqiam, une belle plantation dormes avait été placée tout autour de l'Église, d'autres avenues se firent également, depuis la porte du monastère jusqu'au pont de la grande rivière et depuis l'Abbaye jusqu'au bout du bois où cette plantation se terminait par des peupliers, désignés dans le pays, sous le nom de dreves.
— En 1687, Georges venait de faire son jubilé, au bout de 50 années de religion, après avoir établi une confraternité de prières avec l'Abbaye de Saint- André-aux-Bois, il avait fait peindre un nouveau tableau de l'Assomption 1 de la Vierge, parTnAON, peintre Audomarois • 1687;. Il venait de recevoir deux novices, F. Jacques Fauconnier et F. Guillaume Ogier :j 1688), lorsque frappé d'un mal mor-
' M" do Clairmarais, tom. II, pag. 12*J.
* Ce tableau fut, à ce qu'il paraît. le premier que lit Thaon, don! nous avons parlé dans une autre partie de notre travail, lie peintre n'avait alors que 22 ans, ainsi qu'il l'a raconté lui-même à Ilertindi» Vissery, il avait fait cette peinture avant son voyage d'Italie et à son retour, il paraissait content, surpris même, d'avoir si bien réussi cette toile estimée, dit-on, des bons connnisseurs.... Il l'appelait une de se< meilleures pièces. — (Berlin de Vissery, tom. H, p. 4*21. lig. 1 a 7).
s D. Ogier, mourut Prieur en 1747, âgé 82 ans. — On remarque que tous ceux qui prirent l'habit sous Georges Petqiam, vécurent longtemps, ce Prélat qui vécut lui-même jusqu'à 76 ans, sembla leur porter bonheur. — (M" de Clairmarais, tom. Il, pag. 424).
107(1 — j 688 tel, il succomba plein de jours et plein de mérites, le 215 février 1688, à l'âge de 76 ans, au bout de 521 ans de religion, deux ans après avoir fait son jubilé, il fut inbumé dans le sanctuaire de son Église, du côté de l'Évangile, à dix pieds communs de distance du premier degré, dit l'annaliste, et à onze pieds de la boiserie. Son successeur plaça sur sa tombe un marbre blanc avec une inscription funéraire.
Georges Petquam était d'une bonté proverbiale ; fort gracieux envers les étrangers, toujours généreux et libéral envers les pauvres, il jouissait auprès de tous d'une excellente réputation. Doué d'une grande dévotion envers le Saint-Sacrement, très rigoureux observateur de ses devoirs, il célébrait régulièrement la messe chaque jour, avec le plus respectueux recueillement. Il fut généralement regretté de ceux qui l'avaient connu l.
— Peu d'années avant sa mort, ce Prélat avait fait faire son porlrait, d'après nature, en deux exemplaires, l'un en buste, était conservé au monastère, le second en pied, se voyait dans l'ouvroir des Dames de l'Abbaye de Blandecques, dont il avait été directeur, on ne sait ce que ces portraits sont devenus 2.
\ Jusqu'à Georges Petquan, les Abbés portèrent la l croix pendante, et cachée au-dessous du eamail, cet Abbé commença à la porter ostensiblement à dater la domination française, en 1677.
1 M" de Clairmarais, tom. Il, pae. 423. » Idem, idem, idem.
— Ici s'arrête le récit du chroniqueur P. Bertin 1070—1088 de Vissery, où nous avons puisé presque tous les documents sur lesquels reposent notre travail : c'est
lui qui nous a conservé les laits que nous rapportons, à lui en revient le mérite que pourrait avoir notre publication. La suite de ses recherches, allant jusqu'au o7* Abbé Dom. Edmond Tirant, était consignée, comme il le dit lui-même, dans un troisième volume \ contenant en outre, entre autres documents, une grande partie des inscriptions tumulaires, soigneusement recueillies.... Mais ce dernier volume a également disparu et avec lui tout ce qu'il aurait pu nous offrir de précieux. — Nous devons donc nous borner à continuer notre Biographie Abbatiale, au moyen de quelques renseignements très succincts, que nous avons rencontré épars dans divers ouvrages manuscrits ou imprimés, ayant bien soin toujours, selon notre habitude, d'indiquer pour l'édification du lecteur, toutes les sources où nous avons puisé nos informations.
— Les armoiries de Georges étaient sur fond de
' Dom. Bertin, mort en 1767, à l'Age de 61 ans, écrit: — « Ce * deuxième tome tondant à sa fin, je me bornerai à lo finir par « quelque petit traité.... Me réservant de traiter de la suite de nos « Abbés dans un troisième volume. »
A la suite de l'article relatif à Georges Petquam, Dom. Bertin de Vissery place une notice sur les Reliques de l'Abbaye, avec les Litanies des Saints vénérés dans le monastère où reposaient leurs reliques. Ces litanies ont été imprimées chez Joachim Carlier, au nom de Jt{sus, à Saint-Omer, en 1666 ; puis une notice sur la bibliothèque et le catalogue des manuscrits. — (M" de Clairmarais, tom. II, png 425!.
1070— 1C88 gueules avec une bande azurée de 3 à 2, au haut la crosse et la mitre d'or, surmontée de cette devise :
Recta l.
Parmi les noms de ceux qui reçurent l'habit des mains de Georges Petquam, nous voyons figurer encore celui d'ANDRE Godart, étudiant à Saint-Omer ; ce jeune homme avant son entrée au monastère dédia sa thèse de philosophie, à l'Abbé de Clairmarais, avec la suscription suivante :
Amplissimo ac Rnimo admodum Domino.
« Georgio Petquam, etc.
« Ho$ Phisicœ positionis Dl). CC. q. Francisent « Godart, Audomarensis , philosophiâ naturalis.
« Prœside R° ac consultissimo D° Carolo Angns- « tino Recquet J. jV. Licentialo , philosophiœ pro- « fessore defendet in auld Collegii Sli Andomar.
« Franciscus Godart Audomarensis die 18 martii « hord 2. post meridiand anno 1675. »
« Andomari iypis Pétri Guenbeh snb signo S11 « ïqnatii. » — Sur velin *.
1 Idem, idem, pag. -100. — Voy. planche vu, n° 1 * M" de Clairmarais, tom. Il, pag. xxxi.
RECONNAISSANCE PAR L'ÉVÊQUE DE SA1NT-OMER, DES RELIQUES ACCORDÉES PAR LE PAPE A GEORGES PETQUAM.
- Jacobus Mei et S1* sedis gralià Episcopus Audomareushs poslulatus Archiepiscopus Cameracensis ; omnibus el singulis présentes visuris seu audituris, salutem in domino sempilernam
- Notum facimus quod anno 1675 die 23 july, nos contulimu> ad Ecclesiam Mona^erii B. M. de Claromarisco ordini> t.isterciensis di.Tce>is nostra?. ubi ad instantiaoi R* admodum domini Abbalis dicti leci Domini Georgii de Pelquam, coràm totà religiosorura communitate, nec non presenlibus etiam perillu>tri Domino Friderico d'Aumcux. Rarone de Crevecœui ex Marquionibus de Wanves Eccle>ia? Metropohtnna? Cameracensi> canonico, ac viris venerabilibus ae R*" Dominis Andréa Denys. et Ludo\ico d'Aulmery Ecclesia' nostnr Cathedralis Audomarensis canonicis graduatis et Archidiaconis, oblatum nobis ante missarum solemuia coràm altari portatili propter translations >olemnitalem in navi dicUe ccele>ia? coustructo capsulam ligneam funiculo serico ac rubeo ligatam quam anno 1675, ac die pariter 23 currentis niensis jol y noslro pra?diclique admodum R* D"' Georgi de Pelquam Abbalis présente eàdem communiste, ac personis notabilibus munieramus sigillis operuimus] quam aperientes capsulam in eà invenimus ossa inclura uempe brachiorum. crurum, nec non caput inte-
grum. sed in plures parles divisum, colas que alignas, alias que Chrisli allhefe invictique S" Priraitivi Marlyris parles: non immulata. ea que de novo in fcrelro recenti laminis argenleis ex parle deauratis decoralo inclusimus : nosiro que ac sanpè dicli Abbalis obsignavimus sigillis ; quibus a biennio Christi lideles cultuni et bonorem exhibuerunt, et etiam mini exibebunl. In quorum iidem nos litteras testimoniales sigillo et sacellani loeo sacrelarii signalurà noslris jussinms roborari anno, die, ex inense, quibus supra videlicet 167o, mensis july 23. *
Erat siynatMM, V. Pansa Sackllams.
CHARTE DE VISITE DE L'ABBAYE DE CLAIRMARAIS, PAR L'ABBÉ DE VAULXELLES, VISITEUR GÉNÉRAL (16 mars 1683),
« Ad Majorem Dei Gloriam. — Nus F. Ricbardus Abbîis do Yalccllis ordinis Cisterciensis, per Belgium Vicarius generalis wsitantcs dcvotum Monasterium B. M. de Claromarisco, ibidem invenimus 33 religiosos, tam sacerdotes quam Clcricos, cum tribus conversis sub cura R'1' admodum D"' Georgii Petquam Abbatis, qui nobis Chartam visitationis a RJ° admodum DMO Yaussin Cistercii Abbale geuerali an. 1663, éditant exibuit per copiam, quibus in scrutinio andilis facta prius S"' Sac"". Altaris adoratione, visitatione ccterisque ex more prœrequisitis omnibusque rite peraclis, sequentes eis articulos ad faciliorem régula; quam professi sunt observantiam reliqnimus executioni incessanter mandandos.
« I. In primis, ut divino officio incumbentcs sedulô idipsum dévote, et cum purâ intentionc peragant cum cantu ordinis et cum pausis, flexis et metris cum ceremoniis juxta rubricas missalis et breviarii lcctiones, psalmos et antipbonas intonanles et rite cantantes domino prout decct sanctos ex veros ordinis Cisterciensis alumnos , ad quod R*" D"" Abbas suflicientes libros subministrabit, ne de penuriâ causantes praeposita cantus nostri gravitate nec notas aut verba dimidient, vel intégra transiliantaut aliter contra rilum ordinis peccent.
« IL Sit rara, et nonnisi praescriptis in ordine nostro temporibus, aut in gravi necessilale vencrabilis sacramenti exposilio, aut cura codera conventualis processio. Omninù autem processio, modo et tempore in novis processionalibus notatis fiât.
« III. Silenlium Religionis raater, custosque virtulura, strictissimè et omni terapore servelur in locis rcgularibus, hoc est in ecclesia, claustro, dormitorio, refectorio et calefactorio : lirais auteui noclurnis, ubicura que loco'".
<< 1111. Infirmis fratribus tria aut i cubicula pro nécessitait- Ion suflîcienti provisa suppelleclile R. D. Abbas facienda quantocius procurel, dictisque infirmis de omni re necessarià tara in teraporalibus quara in spiritualibus sicut et de vigili, et charitativo servitorc aut servitoribus provideat juxtù pnescriplum Régula?, nullam que circà eos negligentiam patiatur.
«' V. Ad vitam comniuueni, et exactum paupertalis \oUe ob- »crvantiam, omnes etiani officiâtes absolutè rediganlur serioque ineminerint decreli concily tridentini se^ione 2i cap. i. Quo M-litur omnibus régulai ibus personis, tain viris quam mulicri bus quidquom tamquara propriuin aut eliam nomino conventus possidere aut tenerc, sed ea slalim superiori tradantur, convenlui que incorporentur, ad cujus ordinationis majorera et strictiorem observanliam, omnes onininô, exlrà locum et horani refectory eome*sationes, et compotationes, quoeumque bactenus prcetextu pennissaj fuerint absolutè vetamus : sic ut qui secus pra?sumpserit, striclissiina1 subjaceat disciplina1.
« VI Ad minus semel in bebdomada, idquc regulariler feria G' qui capitulo pra?c*t, ab omnibus culpas dici jubcat, H pro eis pœnilenlias injungat.
« VII Nulli autrui ornnino liceat frais propagarc quid quant eorum qiue in capitulo acta aut dicta fuerint, aut semel correclam culpam alteri improperarc, et qui in bis cul|Mlulis invenlus fuerit, acriter puniatur.
« VIII. Omformit.M decreîo ren»nnalioiiis S"" 1*""* Alov.n-
dn Yapœ omnes e! siugulis prœfixis a R"° D"° Abbate temporibus, decem dierum cxercitiis spirilualibus quotannis dévote vacent, non tamen a frequcntatione chori, ant comraunis refectorii dispcnsenlur.
« IX. Noviter professis, et junioribus, usquc ad 4'"" annum a suscepto habitu regulari completum, provideat R. D. Abbas de viro religioso, qui super eos omninb diligenter cum plenarin auctoritate intendat, cl ad veram status noslri rationem et perfectionem enutriat.
« X. Similiter, et fratribus conversis, rondignus depuletur magister.
« XI. Mulieribus cujuscumque aMalis, aut conditionis fuerint, omnis pra?cludatur locoruni regularium ingressus, praeterquam ecclcs'ue, sic tamen, ut ullra spatinm quod navis dicitur non progrediantur, non liceat etiam dictis mulieribus bortos religiosorum quocumque pretextu intrare.
« XII. Computus rerum tcmporalium reddantur ab oflicialibus adminus scmel in anno, vol quolies Rrfo D,m Abbati visum fuerit in ejus presentiâ sicut et trium aut 4" de senioribusquos ad boc dirtus DBl" Abbas vocaverit ipsc que dictos computus cum dictorum seniorum consilio approbet et concludat, vel improbet et corrigat
« XIII. In rébus aulem rnajoris momenli, praecipui* autem circa emittendas a novitiis profession es, et alias bujus modi communitati faciendas incorporationes, omnium fratrum juxla Regulam ulalur consilio, qua sœpc Deus révélât juniori quod melius est.
« XIV. Non praMereat R4"" D""" Abbatcm aliquoties in anno facienda singulorum cubiculoruni visitatio, omne queopus peculiare si inveniatur [quod absit] diligenter indfc auferat sine ulla pers^narum acceptione.
« XV. Nullus etiam présumai sine venià alterius, cubieulum intrare, nec quisquam in suum sine simili venià, personas securaret, numquam autem alterius sexus admitlat
* XVI. Dentur roligiosis in quàlibct refectione quu» el quoi juxtà régulant danda sunt pulmeniaria cocta, sicut et potus ; pratcr qua3 nihil omninô in rcfoctorium inferatur, comedatur, aul bibntur a quoquam.
« XVII. Omnes igilur in omnibus Magistram sequantur regulam, nec ab cà lèmère devictur a quoquam. Seniores juniores suos ament nec eis ultra regulam quam profcssi sunt onera inutilia, auf etiam emportabilia imponant ; quai digito ipsi suo nollent niovere : juniores antem, seniores suos honorent, et illis omriem urbanitatcm, obedienliani, et obsequium impendant, maxime vcro oinncs Rdrt" D"UM Abbatem sincero amorc diligant, revercantur, et suspiciant. lpse vcro qua? rétro sunt ohlitus, similiter omnes fratres suos in Cbristi visceribus complectalur, et per semitas perfectionis ad ceterna per ducat tabcruacula.
« XVIII. Denique, omnes devotas ad deum preces effundant, pro eeelesià, Papa rcge, etc.
« XIX. Volumus autem banc cbartam visitationis nostne singnlis i"r anni temporibus in cap1*1 coràm omnibus legi et adamussim servari.
« Datum in pnefato Monasterio H. M. de Claromaiisco, die I G uiartii an. d. 1683, sub signo, etc. »
Eral tiynatuvt,
F. Rien ardus [Moreno; Ahbas de Valccllis, V. g.
LUS ABBÉS DE CLAIKMABAIS
DOM . JOSEPH MAILLARD, 51* Abuê. M*.«t:it*8
M.rl : 1717