Le fief Pestel. — Parsonniers
119. — Les Pittances de BouUeville, contenant neuf acres, une vergée, six perches de terre, assis à BouUeville. — Parsonniers, 10. — Redevances, blé, 4 boisseaux, mesure de Beuzeville, par chaque acre de terre.
120. — Le tenement Pierre Roger et Guillaume Le Sueur, contenant cinq acres deux vergées de terre, assis à BouUeville. —
Parsonniers, o. — Redevances, 37 sols 10 deniers et le quart d'un chapon ; o deniers allant à l'office d'aumônier de ladite abbaye.
121. — Le tenement Jacques VoUet, contenant trente perches de terre, assis à BouUeville. — Parsonniers, \ . — Redevances, 11 sols.
122. — Deuxième tenement Jacques Vollet, contenant trois vergées de terre, assis à BouUeville. — Parsonniers, 3. — Redevances, orge, 7 boisseaux, mesure de Beuzeville.
123. — Le tenement Déliez, contenant six vergées de terre, assis à BouUeville. — Parsonniers, 4. — Redevances, 7 sols 6 deniers,
12i. — Le tenement Jacques Safîrey, contenant une vergée de terre, assis à BouUeville. — Parsonniers, 1. — Redevances, (en blanc).
125. — Un tenement, contenant (en blanc). — Parsonniers^ 8. — Redevances, (suivant les anciens aveux).
Tous les défaillants non excusez condamnez en chacun cinq sols d'amende et de la réquisition dudit seigneur représenté comme dessus, etc.
Ballière. Liétout. Waquet.
(Orig., étude de m^ Paul Bréard, k Honfleur.)
Le résumé de cette pièce fournit le nombre de 730 acres de terre environ que se partageaient 840 petits propriétaires ruraux, dont plusieurs possédaient des parcelles d'une contenance inférieure à 10 ares.
Pour apprécier la superficie que les 7S0 acres de Normandie représentent, il est indispensable de se rappeler que l'ancienne mesure agraire de la vicomte de Pont-Audemer équivaut à 68 ares 67 centiares ; c'est l'acre dite petite mesure. Le calcul donne donc une superficie de 501 hectares.
Quant aux redevances réelles auxquelles les tenanciers étaient assujettis, on a vu qu'elles se payaient en argent pour la plus grande partie : l'acre, 8, 10 et PJ sous ; la vergée, 4 deniers; la perche, 1 denier. Ces chiffres sont une quantité moyenne. Les rcdevatices en nature s'acquittaient en blé, avoine, orge, etc. On faisait usage ])Our les évaluer de la mesure d'Aubigny, soit le sctier de 16 boisseaux pour le blé et l'orge, et de 14 boisseaux pour l'avoine. L'unité de
poids changeait d ailleurs suivant les cantons où les grains s évaluaient à la mesure de Beuzeville, à la mesure Bertran, à la mesure de Bonneville. Des aveux font connaître que lahhaye de Grestain a eu aussi ses mesures pour les matières sèches, telles que les grains et les le'gumes, ou les liquides, tels que le vin, le cidre et V huile. Bien ne présentait plus de variété, plus de bizarrerie, que les anciennes mesures. Leur nombre est si considérable qu'il est difficile d'en faire lénumération.
Demande de réunion à l'hôpital de Ronfleur de la mense conventuelle de Grestain^.
1757, 9 août.
Du mardy neufiesme aoust mil sept cent cinquante sept, le bureau assemblé au lieu et en la manière ordinaire, il a esté représenté que M. de Boismont, abbé de Grestain, sollicita auprès de Mgr. l'évesque et comte de Lisieux Tenthérinement d'un brevet par luy obtenu de Sa Majesté pour l'union de la mense monachale de son abbaye à quelque maison religieuse et pour causes pies ; et comme il nest pas de maison plus digne de commisération que notre hôpital puisque pour la subsistence de plus de cent pauvres et entretien de ses bâtiments et autres charges il n'a pas au-dessus de deux mil livres de rente et qu'en outre il sert d'hôpital militaire sans estre couché sur l'état du roy ; que d'ailleurs c'est la maison la plus proche de l'abbaye puisqu'elle n'est éloignée que d'une lieue ; que Sa Majesté en unissant les maladreries aux hôpitaux les plus proches semble avoir manifesté son intention pour les cas de l'avenir pour les causes pieuses comme en cette occasion.
Il a esté arresté qu'il sera fait de très humbles remontrances à Mgr. l'évesque sur le triste et fâcheux état de cet hôpital et qu'en
1. Pour la même époque, on trouve aux Arch. dép. du Calvados (F. 749) les pièces suivantes : Quittances à Duquesne de Cabeaumont pour rentes du fief Assourd. Conventions avec les abbés Antoine de Malherbe et Philibert.de Renty.
étant le premier administrateur né il connoit l'étendue de ses pressants besoins, il sera suplié d'accorder sa protection à cette maison pour luy faire la distribution de tout ou partie du revenu de la mense monachalle de l'abbaye de Grestain pour la subsistence des pauvres comme de cause pieuse la plus essentielle, aux obéissances à ce conformes à ce que Sa Grandeur jug'era à propos de leur imposer pour charges, étant persuadez que M. l'Abbé ne se refusera pas à ce que Sa Grandeur aura agréable de déterminer. Le sieur sindic joindra à sa requête un [authentique] de la présente. Ce qui a esté arresté et signé.
(Arch. de l'hospice de Ronfleur, E 4, fol. 47 v".)
GIX
Concordat j'cladf au projet de réunion de la niense conventuelle de Vahbaye de Grestain, de celle de Royal-Pré et de la communauté des Dominicaines de Pont-VEvêque, en faveur du petit séminaire de Lisieux et des hôpitaux de Honfleur et de Pont-iEvêque.
17o8, 12 mai.
Pardevant le conseiller du roy notaire à Paris, soussigné, furent présents m'"'' Joseph-Dominique de Cheylus, prestre, docteur de Sorbonne, haut doyen de l'église cathédralle de Lisieux, vicaire général du diocèse dudit lieu et abbé commendataire de l'abbaye de Notre-Dame de Cormeilles, demeurant ordinairement à Lisieux et de présent en cette ville de Paris, logé rue Jacob, parroisse Saint-Sulpice, au nom et comme procureur d'illustrissime et révérendissime seigneur Mgr. Henry-Ignace de Brancas, conseiller du roy en ses conseils, évesque et comte de Lisieux, supérieur né et seul administrateur du petit séminaire de Notre-Dame de Lisieux, suivant la procuration de mondit seigneur en laditte qualité passée devant Daufresne, notaire royal à Lisieux, le 12 avril de la présente année, contrôlée le 13 en la ditte ville de Lisieux, la ditte procuration cy-annexée au brevet original après avoir esté certifiée A'éritable par ledit sieur abbé de Cheylus, de luy signée et paraphée en présence des notaires soussignez, et promet ledit sieur abbé de Chey-
lus audit nom faire ratifier ces présentes par mondit seigneur l'évesque de Lisieux dans le délay d'un mois d'une part;
Messire Nicolas Thyrel de Boismont, abbé commendataire de l'abbaye royale de Grestain, l'un des Quarante de l'Académie françoise, demeurant à Paris à l'hostel de Chaulne, rue d'Enfer, parroisse Saint Severin, d'autre part ;
Et m*' Jean-Baptiste Le Moyne de Bellisle, seigneur de Villetartre et autres lieux, conseiller du roy, maistre ordinaire en sa chambre des comptes, aydes et finances de Normandie et intendant des maison, domaines et finances de très haut, très puissant et très excellent prince Mgr. Louis-Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, de Vallois, de Chartres, de Nemours et Montpensier, vicomte d'Auge, premier prince du sang, demeurant ledit sieur de Bellisle au Palais-Royal, parroisse Saint-Eustache, au nom et à la charge de faire ratifier ces présentes par mondit seigneur le duc d'Orléans dans le même délay d'un mois, encore d'autre part ;
Lesquelles parties ont dit, scavoir ledit abbé de Cheylus que mondit seigneur évesque de Lisieux, dans la vue de soutenir, d'affermir et d'étendre dans son diocèse les avantages que la religion retire de l'établissement du petit séminaire de Lisieux, en auroit examiné la situation, qu'il a vu avec douleur que cette maison (dans laquelle ceux qui se destinent à l'état ecclésiastique et qui ne pourroient y parvenir par le deffaut de fortune trouvent les secours spirituels et temporels dont ils ont besoin pour seconder leur voca~ tion et les mettre en état d'instruire les peuples qui doivent leur estre confiez des saines maximes de l'Evangile par les lumières qu'ils y acquèrent et de les déterminer à la pratique de toutes les vertus chrétiennes parleurs bons exemples) était sur le point de s'anéantir par les pertes qu'elle a souffertes par la diminution des rentes qui en font le revenu le plus considérable et par l'augmentation qui se fait d'année en année sur le prix des denrées ; que dans cette extrémité après avoir cherché tous les moyens d'y remédier il n'en a pas trouvé de plus propre que de suplier le roy de vouloir bien permettre l'extinction de la communauté des religieux de l'abbaye de Grestain pour en réunir les fruits et revenuts de la mense conventuelle au petit séminaire de Lisieux ; qu'il a eu la satisfaction de voir ledit sieur abbé de Boismont, abbé commendataire de cette abbaye, concourir à l'exécution de ce dessein par le consentement
PIÈCES Ji;STIFICAT[VF,S 395
qu'il en a donné et qu'il espère que S. A. S. niondit seigneur le duc d'Orléans étant en partie aux droits des fondateurs de cette abbaye voudra bien mettre à ce projet le sceau de son approbation avec d'autant plus de raison que les vassaux du vicomte d'Auge qui se destinent à l'état ecclésiastique sont reçus dans le petit séminaire et que S. A. S. a par conséquent intérêt de l'honorer de sa protection.
Par ledit sieur de Bellisle a esté dit que S. A. S. Mgr. l'évesque le duc d'Orléans comme vicomte d'Auge et baron de Roncheville représente en partie les fondateurs de l'abbaye de Grestain, que les vues de Mgr. l'évesque de Lisieux ne peuvent estre plus louables et plus pures et que S. A. S. concourrerait volontiers à l'affermissement du petit séminaire de Lisieux par son consentement k Textinction des religieux de cette abbaye et à la réunion de leur mense à cette maison, mais que la protection qu'il doit à ses vassaux le met dans la nécessité de faire voir que si l'extinction et la réunion de quelques biens ecclésiastiques dans la vicomte d'Auge peut estre faitte, elle le doit estre par préférence au profit d'établissements qui sont d'ancieneté dans son domaine et dont l'utilité est plus directe et plus pressante et plus étendue soit pour le bien de l'Etat en général soit pour le bien de ses vassaux en particulier ; que si la maison du petit séminaire de Lisieux est chère à M. l'évesque de Lisieux, ses soins paternels ne doivent pas moins s'étendre sur les besoins extrêmes où se trouvent réduits les hôpitaux d'Honfleur et de Pontlevesque qui sont dans son diocèse et destinez au soulagement des malades, à la retraite des vieillards et à l'éducation des enfans ; que le premier situé dans un port de mer est principalement l'asile des matelots malades et des soldats de la garnison, qu'il ne se soutient en temps de paix que par les charités des fidèles et le travail des mains, que dans le temps de la guerre les aumônes diminuent par la cessation du commerce maritime en sorte que les secours ne sont plus proportionnez au grand nombre de pauvres dont cette ville abonde dans des temps où la misère se multiplie davantage ; qu'à l'égard de l'hôpital de Pontlevesque outre que les revenus sont trop peu considérables pour y entretenir le nombre des enfans, des malades et des vieillards que cette ville fournit les bâtiments sont si resserez qu'il n'est pas possible de faire un établissement commode, que mesme lors du passage des
troupes on a esté souvent dans la dure nécessité de laisser des soldats malades chez leurs hostes faute de place dans l'hôpital ; que ces motifs aussi intéressants ne détermineront S. A. S. à donner son consentement à la réunion de la mense conventuelle de Grestain au petit séminaire de Lisieux que autant qu'en même temps on trouveroit le moyen de procurer des avantages aux hôpitaux d'Honfleur et de Pontlevesque ; que S. A. S. par le compte qu'elle s'est fait rendre des maisons religieuses dans son domaine qui eroient dans le cas de l'extinction prochaine il se trouve celles de Royalpré et des religieuses dominiquaines de Pontlevesque dont on pourroit réunir les biens en partie à l'hôpital d'Honfleur et en partie à celuy de Pontlevesque ; que par cet arrangement S. A. S. se presteroit aux désirs de M. l'évesque de Lisieux et consentiroit la réunion de la mense conventuelle de Grestain au petit séminaire de Lisieux qui a aussy un objet d'utilité pour les vassaux de son domaine ; qu'en adoptant ce parti on feroit subsister ces trois établissements d'une manière solide en en détruisant d'autres dont Texistence n'est pas utile à la religion et à l'Etat ; que l'on trouvera dans la réunion de la mense conA^entuelle de Grestain au petit séminaire de Lisieux un secours pour remplir à perpétuité l'objet de son établissement, dans celle de la mense de Royalpré k l'hôpital d'Honfleur ou dans une rente qui la représenteroit une ressource pour le soulagement des pauvres et des matelots, qu'il seroît même à propos d'y adjouter la réunion de toutes les parties de rentes hipotèques dues à la communauté des Dominiquaines de Pontlevesque, que l'on sépareroit commodément et sans inconvénient du surplus des biens de cette maison, et enfin que Ion voit dans l'aplication à l'hôpital de Pontlevesque des bâtiments et des revenus en fonds de terre et rente foncières des religieuses dominicaines de Pontlevesque un logement commode et étendu pour y transférer les pauvres et des ressources suffisantes pour les y entretenir, que l'exécution de ce projet parroissoit d'autant plus facile que d'un côté les religieuses dominiquaines de Pontlevesque ne pouvoient pas en conséquence des ordres du roy reccA'oir des novices, et que par la décision du bureau ecclésiastique établi pour l'extinction et la réunion des biens des communautez religieuses cette maison était au nombre de celles qui dévoient estre éteintes, et que d'un autre costé il y avoit toute apparence que M. l'abbé d'Anfréville,
prieur commendataire de Royalpré, si il ne consentoit pas k Textinction et à la réunion de la mense conventuelle en faveur de l'hôpital d'IIonfleur, ce (jui n'étoit pas encore décidé, consentoit au moins que cette mense fût réunie à celle du prieuré sous la condition d'une rente foncière de quinze cents livres au profit dudit hôpital en exemption de toutes charges ; que au surplus dans le cas où des événements que Ton ne peut prévoir cette réunion n'auroit pas lieu on pouroit trouver dans l'extinction et la réunion des prieurés de Saint-Astier et de Saint-Nicolas à l'hôpital d'Honfleur quelques ressources, en y adjoutant les parties de rentes hypotèques dues à la communauté des religieuses dominiquaines du Pontlevesque.
Et à l'égard du sieur abbé de Boismont a esté dit qu'il a contribué autant qu'il est en luy à l'exécution du projet de M. de Lisieux, évesque, par le consentement qu'il a cy-devant donné à l'extinction et à la réunion de la mense conventuelle de Grestain au ^^etit séminaire de Lisieux par les motifs cydessus énoncez ; qu'il n'est pas moins touché du triste état dans lequel est i^éduit l'hôpital d'Honfleur qui est dans le voisinage de Grestain et où les vassaux de cette abbaye ont souvent trouvé des soulagements ; que la réunion proposée de la part de S. A. S. à l'hôpital d'Honfleur de la mense conventuelle de Royalpré ou d'une rente sur cette mense avec les rentes hipotèques dues aux Dominiquaines du Pontlevesque ne peut estre mieux apliquée ; que comme l'événement de cette réunion dépend de plusieurs circonstances qui pourroient en empescher le succez, il se prêtera volontiers dans le cas où cette mense ne pourroit y estre réunie ou que la rente substituée à la place n^auroit pas lieu au proffit dudit hôpital à renoncer en faveur des pauvres de cette maison à la collation des prieurés de Saint-Astier et de Saint-Nicolas en consentant k leur extinction k condition que les biens qui en dépendent seront réunis k l'hôpital d'Honfleur aux charges de droit.
Toutes lesquelles propositions ayant esté mûrement examinées les parties, sous le bon plaisir de Sa Majesté et moyennant que Sa Majesté ait agréable d'accorder sur le présent acte ses lettres patentes lesquelles soient bien et duement vérifiées en la forme requise, sont convenues de ce qui suit :
C'est k savoir, ledit sieur abbé de Cheylus audit nom et ledit sieur abbé de Boismont en sa qualité d'abbé commendataire de
Grestain et de collateur des prieurés de Saint-Astier et de Saint- Nicolas, et ledit sieur de Bellisle audit nom, que la mense conventuelle de l'abbave de Grestain soit réunie à la maison du petit séminaire de Lisieux.
Conviennent pareillement ledit sieur abbé de Cheylus et ledit sieur de Bellisle que la mense conventuelle de Royalpré soit réunie à l'hôpital d'Honfleur ; que mesme dans le cas où on ne pouroit parvenir à cette réunion et qu'elle ne pût s'exécuter autrement qu'en faisant la réunion de cette mense au prieuré commendataire dudit Royalpré, à la charge d'une rente foncière sur ce prieuré au profit de cet hôpital, que cette mense seroit réunie audit prieuré commendataire, et s'il arrivoit que dans tous les deux cas qui concernent Royalpré il n'y eut point de réunion, mondit seigneur l'évesque de Lisieux et ledit sieur abbé de Boismont donnent dès à présent leur consentement pour que les titres du prieuré de Saint- Nicolas, dans le diocèse dé Lisieux, et entant que besoin celuy du prieuré de Saint-Astier, dans le diocèse d'Agen, tous deux dépendans de ladite abbaye de Grestain soient éteints et les revenus appliqués audit hôpital d'Honfleur. Comme aussy ledit sieur abbé de Cheylus audit nom qu'après l'extinction de la maison des religieuses dominiquaines de Pontlevesque qui sera réalisée aussitost qu'il sera possible de la faire, les rentes hipotèques deues à cette cominunauté soient également réunies à l'hôpital d'Honfleur, que \e surplus des biens en soit appliqué à 1 hôpital de Pontlevesque lequel sera alors transféré dans la maison et lieux clostraux desdittes religieuses. Touttes lesquelles extinction et réunion seront faittes aux charges de droit et n'ont esté consenties respectivement que sous les conditions cy dessus, et promettent lesdittes parties faire et fournir chacun pour ce qui les concerne tous les actes de formalités nécessaires pour parvenir à leur exécution, aux frais néanmoins de chaque communauté auxquels lesdits biens seront réunis relativement aux objets qui leur seront appliqués chacun à droit soy. Et sera le présent acte envoyé par ledit sieur de Bellisle aux administrateurs des hôpitaux d'Honfleur et Pontlevesque pour y estre ratifié et accepté dans le délay d'un mois, etc.
Fait et passé es demeures des parties, le 12 may 1758, avant midy, et ont signé la minute des présentes demeurée à m® Doyen, notaire.
(Arch. de l'hospice de Honfleur, E 4, fol. 59-62.)
ex
Bail du prieuré de Sainl-Nicolas-du- Val-de-Claire. 1766, 26 février.
Pardevaiit nous Charles-Guillaume Dufer, nottaire, tabellion royal au bailliage de la ville d'Honfleur et dépendances, soussignés.
Fut présent maître Pierre Mausel, prêtre prieur du prieuré de Saint-Nicolas-du- Val-de-Claire, scitué paroisse Sainte-Catherine d'Honfleur, diocèze de Lisieux, curé de la paroisse de Saint-Mardu Houllev, V demeurant, lequel a reconnu avoir donné à ferme en saditte qualité de prieur, pour neuf années et neuf dépouilles commencées du jour de Noël dernier et finir à pareil jour ledit temps accomply, au sieur Pierre Le Vasseur, demeurant audit Honfleur, paroisse de Sainte-Catherine, présent preneur ce acceptant pour ledit temps, scavoir est : une pièce de terre en lieu, cour, plant, bàtimens, jardins, hayes et arbres en dépendants, sur laquelle est scituée la chapelle de Saint-Nicolas-du-Val-de-Claire, sans par le sieur bailleur en rien retenir, réserver et excepter, excepté lécurie au cas que ledit sieur bailleur en eût besoin aura la liberté de mettre son cheval dans laditte écurie tant que ledit sieur
bailleur sera sur les lieux aux charges par ledit sieur preneur
de mettre un hoste ou hostesse dans la masure ou bàtimens... dont il demeurera personnellement garant et responsable, etc.
Et fut le présent bail ainsy fait, outre ce que dessus moyennant le prix et somme de deux cents livres de fermages par an, payables en deux termes de payemens égaux, etc.
Ce fut fait et passé à Honfleur, en l'étude, le mercredy après midy vingt-six février mil sept cent soixante-six '.
(Arch. de l'hospice de Honfleur, B 32.)
1. On trouve dans les reg. du tabcUionage d'Auge, siège de Honfleur, plusieurs baux du prieuré de Saint-Nicol, aux dates qui suivent: 6 février 1606 ; 3 septembre 1611 ; 29 avril 1626; 9 février 1773.
400 l'abbaye de ^OTRE-DAME DE GRESTAIN
Aveu du manoir de la Berquerie ren du à Nicolas Thirel de Boismont abbé commendataire de Xotre-Dame de Grestain.
MU, 8 avril.
De messire Nicolas Thirel de Boismont, prêtre, licencié en théologie de la faculté de Paris, de la maison et société de Navarre, chanoine honoraire de lég-lise métropolitaine de Rouen, vicaire général du diocèse d'Amiens, prédicateur ordinaire du roy, l'un des Quarante de l'Académie françoise, prieur commendataire et seigneur spirituel et temporel du bourg et prieuré de Lyhons-en- Santerre, abbé commendataire de l'abbaïe royale de Nostre-Dame de Grestain, ordre de Saint-Benoist, diocèse de Lisieux, en cette qualité baron haut justicier dudit lieu de Grestain. seigneur du plein fief de haubert du Mesnil-Ferry, du fief du Mor, de la terre et seigneurie de Maharu, du fief du Bouffey, de la seigneurie des Fauques et des fiefs de la Poterie et de la Côte.
Je Louis Alexandre Delamare, garde des chasses, eaux et bois de mondit seigneur abbé de Grestain, demeurant en la paroisse de Fatouville-sur-la-mer, tiens et avoue tenir sous la directe et censive de sa baronnie et haute justice de Grestain, branche de Fatouville, un morceau de terrain et bruière et pâturage assis en ladite paroisse de Fatouville nommé de toute ancienneté le manoir de la Berquerie, contenant environ quatre acres, borné d'un côté vers le midi et des deux bouts vers l'orient et l'occident la bruière dudit lieu de Fatouville, d'autre côté vers le nord et encore du bout vers l'occident les bois de la côte de Normare * appartenant à ladite abbaïe de Grestain.
A cause duquel fonds, je reconnais devoir à mondit seigneur en sadite abbaïe de Gstain vingt-quatre livres de rente foncière et seigneuriale, pavable tous les ans en deux termes, savoir : moitié au jour de Pâques et l'autre moitié au jour de Saint-Michel, avec
1. Les bois de Normare sonl mentionnés dans la charte de Richard Cœur de Lion, confirmative des biens de l'abbaye de Grestain (1189): Ex dono Herlewini... silvam Xorniare quae est proxima monasterio.
en outre foy, lioninia'^e, reliefs, treizièmes, comparence de plaids et gage-pleig'es, obéissience de cour et juridiction, et tous autres droits et devoirs seiî^neuriaux le cas échéant. Ce que j'ai si^mé ce huit avril mil sept cent quatre-vingt-quatre.