‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 181 sur 185 · Jean Moisy. Voy. la note précédente · texte numérisé non relu

Jean Moisy. Voy. la note précédente

ADDITIONS AUX PIÈCES JUSTIFICATIVES i

Fieffenno aux rclifjicu.r de Grestain des moulins et du four de Sainte-Scolassc-sur-Sarthe.

1324, 4 décembre.

Donné par copie souz le seel de la \iconté de Pontaudemer. Copie. A tous cens qui ces lettres verrant ou orrant, le baillif de Caen, salut. Nous faisons savoir que après cen que frère Estienne de Cormeilles -, prieur de Sainte Escolasse, eu non de religieux homme l'abbé et le convent de Grestain eut prins à fieu et à service perpétuel par cinquante livres tournois de rente chascun an également à deux eschiquiers frans et quites venans à la main le Roy, c'est à savoir les trois moulins et le four de Sainte-Escolasse ovec les appartenances, franchises et seigneuries à cen appartenans ensenble ovec le contreplege que Gervaise Pilon y avoit mis qui eu temps passé les avoit prins et tenoit en fîeu et perpétuel service qui les avoit delessiez par delfaut de paiement revenu à la

1. Los deux pièces qui suiveut out été recueillies trop tard pour qu'on ait pu les placer à leur ordre chroiiologi(|ue.

2. Plusieurs membres de cette famille sont connus, tels que : Richard de Cormeilles, panetier du roi (1364-1370) ; Etienne de Cormeilles, huissier d'armes du roi (1368); Louis de Cormeilles, vicomte de l'eau de Rouen (14411- 1460); Bureau de Conncilles, prêtre, conseiller au parlement (1431); Jean de Cormeilles , écuyer, seij^neiir de Mallemains (au Vieux-Bourg), enl48.j; Jeanne de Cormeilles, pvicum des Dames de Saint-Dominique, dites Les Emmurées, en lo40, etc. — (Bibl. nat., ms. fr. 273 iO, dossier 19213.)

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main du Roy et aussi ovec le contreplege dessusdit lesqueux relig"ieux avoient mis en contrepleg-e certaines choses sy comme il apparoissoit par lettre sur cen faite. Et après cen Jehan de la Villere, de Saint-Germain-le-Viel, eust enchéri ledit fieffementet mis le à sexante livres tournois d'anuel rente, et ledit prieur eu non desdis religieux se fust offert à enchérir sus ledit Jehan ledit fieuffement et mis lay à sexante et cinq livres tournois d'anael rente et paier également à deulx eschiquiers duquel encherissement ledit Jehan proposoit que ledit prieur n'estoit à recevoir, et oy le del at que ledit Jehan y metoit devant nos seigneurs tant pour cen que il ne povoit souflisamment à contrepleger que pour plusieurs autres causes et considérant le proufit dudit seigneur ledit prieur fut receu eu non dessusdit audit encherissement einsi que ledit prieur eu non desdis religieux puist à baillier contreplege ovec les choses qu'il avoit autrefois bailliez à la value et à la quantité de quinze livres tournois de rente. A tenir et à avoir par droit, héritage à pourseer asdis religieux et à leurs successeurs ou à qui aura cause deulx les moulins et four dessus dis avec les appartenances et seigneuries [ ] bien et enpès, franchement et quitement en rendant audit

monseigneur le Roy et à ses successeurs ou à qui aura cause deulx les sexante et cinq livres dessus dis, frans et quites venans à main comme dessus est dit, lequel fieulTement nous et nos successeurs baillif de Gaen comme justice sommes et serons tenus garantir et defîendre, delivi-er et oster de touz emjjeschemens qui y pourroient estre mis de plain et d'office et les couz et contrecouz par la rente dessusdite ; et tanportasmes du povoir d'office esdis religieux et à leurs successeurs perpetuelement faut le drait, la seignourie et la justice que ledit monseigneur le Ro}^ y avoit ou avoir povoit et devoit en payant les sexante et cinq livres tournois de rente dessusdis en la manière que dessus est devisé, tant pour ce que nul ne s'estoit opposé à enchérir jasoit que les baus et les procuracions avoient esté fais souffisamment par Robert de Burbertre, serjant du lieu, sy comme il tesmoigna par san serment auquel nous adjouston foy que pour cen que lesdis religieux avoient ja fait le premier paiement à la saint Michel qui derrain passa. En tesmoing de cen nous avons mis à ses lettres le seel de ladite baillie. Cen fu fait l'an de grâce mil trois cens vinc et quatre, le diemenche après la Tauzsains.

(Bibl. nat., ms. fr. 20914, fol. 25, n° 209.)

Arrêt donnant décharrje de 1^20 ccus aux religieux de Vabbarje de Grestain.

1600, 8 janvier.

Veu le susdit arrest ', l'extraict collationné du compte des tailles de Pontaudemer et des décvmes de Rouen et Lisieux rendu en la chambre des comptes dudit Rouen par m'' Loys de la Martinière, cloz le vingt sixiesme jour de juing- Tan mil v'^ IIIP'' quinze, auquel compte est faict recepte en deux parties soubz le nom du receveur de l'abbaye de Grestain de la somme de six ving-tz escus sol et despenses desdits deniers soubz le nom de m*^ Martin Reynard, commis à la recepte généralle des finances, à Rouen, le Roy en son Conseil en conséquence de la descharge généralle accordée au clergé de Normandye a ordonné et ordonne que l'abbé et religieux de l'abbaye de Grestain demeureront quittes et deschargez de ladite somme de six vingt escus sur les décymes par eulx deues des années mil v'' 1111'"^ treze et quatorze.

(Arch. nat., E'^'^ ; fol. 6 v°.)

1. Arrest du Conseil du 26 avril 1596 ordonnant que tous les deniers dus par le clergé à cause d'un million de livres payables en dix ans, qui seront intervertis par aucuns gouverneurs ou officiers de S, M., le clergé en demeurera quitte et déchargé.

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