L ABBAYE DE NOTRE-DAME DE GRESÏAIN
Brestot.
Un petit trait de dîme dans la parroisse de Brestot affermé à François Godin, par bail passé devant M. le Normand, pour oO
Genne ville.
Un trait de dime dans la parroisse de Genne ville affermé au sieur curé de ladite paroisse, par bail passé devant le notaire d'Honfleur, pour la somme de 100
Munneville.
Autre trait de dîme dans la paroisse de Munneville près Coutances, affermé au sieur curé de la parroisse par bail passé devant le notaire de Beuzeville avec une portion de grang^e décimale 250
Ben tes foncières.
Sur M. d'Houël, de Berville 233
Pour le moulin dit de Vigan iieffé au profit d'un sieur le Courtois par, je crois, un M. de Lévi, ancien abbé de
Grestain, parroisse de Garbec 140
Sur M. d'Angerville ', d'Honfleur 10
Sur M. d'Harcourt, soixante-dix livres 70
Sur M. de Vielmaison - 23
SurM.de Forel, M. Hébé, avocat à Rouen, payant
cette rente 70
Sur M. de Triqueville 33
Sur Jean Farou, de Saint-Pierre 3
Sur le curé de Manneville-la-Raout, canton de Beuzeville, une rente en g-rains évaluée 180
Sur le prieuré de Saint-Philbert-sur-Risle 140
Nota. M. l'abbé de Tilly observe qu ayant joui très peu de temps de l'abbaye de Grestain et le chartrier lui ayant toujours été fermé, il ne connaît ces rentes que par d'anciens cueilloirs que le hazard lui a procurés et qu'il
1. Le Clerc d'Angerville a dirigé une maison de commerce au Havre.
2. Jean-Jacques-Philippe de Yielzmaisons, vidame de Châlons, seigneur de Quetteville.
ne peut prononcer ni sur leur nature, leur époque et leur activité.
Ser<i^enterie de Toutainville alFermée au sieur Capelle par bail passé devant le notaire de Gormeilles pour la somme de 200
Rente de quarante livres à prendre sur l'hôtel-de-ville de Paris provenante d'un remboursement fait par M. d'Houël, et sur l'abbé de Boismont, ci 40
Rentes ci-devant seig-neurialles consistant en g-rains, volailles, œufs, etc.
M. l'abbé de Tilly n'a sur ces objets que des aperçus vagues et imparfaits. Le peu de temps qu'il a joui et le défaut de titres l'ont empêché d'acquérir des connaissances sûres et pense que les rentes peuvent se monter, année commune y comprises les casualités à la somme de quatre mille à quatre mille cin(| cents livres 4.000
Total, sauf erreurs 20. lOO' 10^
Char^/cs de ladite ahhaye.
Décimes 2.504' 13* 10''
Taille des prés de Saint-Sulpice 202 »
Pension à M. l'abbé Monet 2 . 000 »
A M. l'abbé Brissart 2 . 401 »
A Lamare, garde, 3"30 liv. de fixe, plus un logement, un jardin, un petit pré et les profits de
son fusil 400 »
Réparations annuelles, au moins 1 .200 »
Frais de régie, tenue du chartrier 1 .000 »
Au bailli 25 »
Aumône journalière 52 »
Aumône du Jeudi Saint 72 »
Rente à M. le duc d'Orléans 5 ^
M. l'Abbé jouissait en outre d'un canonicat évalué 5.000 livres et d'une pension sur l'abbaye de Mortemer dont il a fait la déclaration détaillée à la municipalité de Paris suivant une lettre de sa part ci annexée, d'où il résulte que tous ses bénéfices pouvaient se
monter, année commune, à la somme de 28.G9*Jliv., sur quoi les charges ci à côté déduites restait nette la somme de 18.830 livres.
Je soussij^né porteur de procuration de M. l'abbé de Tilly certifie la présente déclaration véritable. En foi de quoi je la signe, le premier décembre, mil sept cent quatre-vingt-dix.
Signé : J. MoisY ', prestre de Grestain.
(Arch. dép. de l'Eure, j
Revenu du desservant de la chapelle de Grestain. 1790, 11 décembre.
Cette chapelle existe en vertu dun décret qui supprima, il y a environ trente ans, la conventualité de l'abbaye de Grestain et qui en réunit les biens au petit séminaire de Lisieux.
Conséquemment à cette réunion, ledit séminaire fut chargé par le même décret d'entretenir un chapelain à Grestain, de lui fournir un logement, un jardin et cinq cents livres de pension annuelle payables par quartier et d'avance.
Revenu: un logement, un jardin et oOO livres spécialement alï"<-ctées sur les biens claustraux de l'abbaye ; charges déduites, environ 400 livres.
Je soussigné certifie, etc.
J. MoisY'-.
A Pontaudemer,
le 11 décembre 1790.
(Arch. dép. de l'Eure, série Q.)
1. Jean Moisy fut professeur de belles-lettres à Paris. On voit encore sa pierre tombale dans le cimetière de Carbec : Ci-gît Jean Moisy, prêtre, qui fut bon parent et bon ami. Xé le 22 avril 1752, mort le 18 septembre 1821.