‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 43 sur 185 · Mém. ,sor. .1/;^ .Vo/7/1., VIII, p. 2, n" fi · texte numérisé non relu

Mém. ,sor. .1/;^ .Vo/7/1., VIII, p. 2, n" fi

L'abbé Renaud II ne nous est pas autrement connu, Il mourut en 1297, avant le mois de mai.

Il est possible qu'il ait appartenu à la famille Caruel qui vivait dans la vicomte de Ponl-Audemer au xiv^ siècle. Elle y était encore représentée deux cents ans plus tard, à l'époque oîi Marguerite Caruel épousa Robert Osmont, écuyer, qui possédait le fief de Siglas ^ .

L'année de la mort de l'abbé Renaud, en 1297, il y eut une enquête suivie de transaction pour raison d'un litige entre le Bec et Grestain, au sujet de certaines terres situées au hameau de Cremanfleur '. Les propriétés des abbayes de Jumièges, du Bec et de Grestain se touchaient par bien des points dans le Lieuvin. De là de nombreuses contestations prirent naissance.

XII. — Raoul Vincond (Vincundus) , moine de Grestain, fut choisi par élection, le 4 mai 1297, pour remplir la place de l'abbé défunt. Une destitution prononcée en 1302 par Jean de Samois, évêque de Lisieux, mit fin à l'exercice de sa fonction abbatiale. La destitution d'un abbé était alors un fait assez peu fréquent. Les auteurs du Gallia christiana ajoutent que la mesure fut prise sur la plainte des moines : ex postuhintibus monachis ^

Le désordre moral le plus grand existait encore au commencement du xiv^ siècle dans le clergé régulier du diocèse de Lisieux. Les statuts synodaux laissent la vive impression que les maisons monastiques réclamaient de profondes réformes ^. Le concile provincial tenu à Xotre-Dame-du-Pré (Bonne-Nouvellej, près de Rouen, en 1299, en a transmis la preuve dans

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