‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 67 sur 185 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Etal de V abbaye à la fin du XV^ siècle. — Les possessions. Les prieurés. — Droits et privilèges seigneuriaux sur les marchés, les foires.^ la pêche. — Droits de justice.

Un changement profond devait s'opérer. L'abbaye est jusqu'à ce moment restée en règle. Avec les temps qui vont suivre, une révolution s'accomplit dans le gouvernement intérieur du monastère : Grestain tombe « en la griffe impieuse et sacrilège des commendataires » ; leur administration toute laïque sera un ferment de dissolution. Des germes de décadence apparaissent ; bientôt viendront les troubles religieux du xvi^ siècle qui porteront un coup presque irrémédiable à la vieille abbaye. C'est avant ces luttes et avant les ruines qui en furent la conséquence qu'on peut se placer pour examiner quelle était la situation de Grestain au point de vue temporel, le seul qui nous soit connu.

Du xv<^ siècle, on a deux documents qui donnent Ténumération des biens dont l'abbaye s'était enrichie grâce à des donations, fondations et acquisitions de toute sorte. Si le monastère avait vu ses propriétés d'Angleterre disparaître, il avait par compensation accru ses biens de France pendant un siècle et demi. Les documents dont nous allons faire usage sont des déclarations faites en 1450 et 1469 '.

Grestain était une seigneurie importante, une baronnie assise en la vicomte de Pont-Audemer avec extensions au

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